INSÉCURITÉ ET MANŒUVRES SUBVERSIVES
AVANT LES ÉLECTIONS !

La revue, 15-16 février 2005

RADIO BANGUI
PURGE AU SEIN DU MINISTÈRE DES MINES PAR SYLVAIN NDOUTINGAÏ, NEVEU DU CANDIDAT BOZIZE (DÉCRET N° 05.033)
RENFORCEMENT DU DISPOSITIF DE LA FRAUDE ÉLECTORALE (DÉCRET 05.034 / DECRET N° 05.035)
LE CITOYEN N° 2101 & 2102
Triste vérité : la RCA a une Armée de voyous !…
INSÉCURITÉ TOUJOURS ET ENCORE :
LA VILLE DE SAM-OUANDJA, PRISE EN OTAGE PAR DES HOMMES EN UNIFORME
QUARTIER BAZANGA :
Les habitants excédés boutent dehors des miliciens ou militants de KNK qui sèment la terreur dans leur quartier.

L'HIRONDELLE N° 1041 & 1043
Le CB de Bossembélé veut en découdre avec les partis politiques de l'opposition
Nana Gribizi : des hommes armés ont investi le village Takara
Élections 2005 : Dénonciation des manœuvres subversives d'Aliou Bapétel à Nola

Plainte du collectif des candidats aux élections législatives
Il ne faudra pas dire : " On ne savait pas ".
LE CONFIDENT N° 867
LAMBI ET GOMION ASSIÉGÉS PAR LES ZARAGUINA

www.fodem.org


RISQUE RÉEL DE REPRISE DES HOSTILITÉS
TOP SECRET
LE CONGOLAIS MÉDARD MBEMBA DECOIT BOZIZE

RADIO BANGUI

PURGE AU SEIN DU MINISTÈRE DES MINES PAR SYLVAIN NDOUTINGAÏ, NEVEU DU CANDIDAT BOZIZE

Devant une Délégation du F.M.I., en séjour à Bangui, en ce mois de février, le Ministre des Mines et de l'Énergie, neveu du candidat BOZIZE, a rendu responsable de la contre performance des activités minières, les cadres de la Direction des Mines, truffés d'opposants.

Il a cité nommément, le cas du Chargé de Mission des Mines, Cyrille NZILAVO qui est du FODEM et serait à l'origine des informations à destination du candidat Charles MASSI pour déstabiliser leur régime et qu'il allait procéder à un vaste coup de balai.

Ce qui est fait.

Des cadres limogés, il en soupçonne d'être du R.D.C. : François ZOLIPOU et Gilbert DINGA ZINGA DAMAS, Directeurs Régionaux de Bouar et de Bangassou ; Didier Godfroy NGELEBE, Directeur de la Répression des Fraudes, catalogué M.L.P.C.

A suivre pour les remplaçants …

TEXTES OFFICIELS

MINISTÈRE DE L'ÉNERGIE DES MINES ET DE L'HYDRAULIQUE

DÉCRET N° 05.033 RAPPORTANT PARTIELLEMENT LES DISPOSITIONS DU DECRET N° 03.221 DU 29 AOUT 2003 PORTANT NOMINATiON OU CONFIRMATION AUX POSTES DE RESPONSABILITÉ DES FONCTIONNAIRES ET AGENTS DE L'ÉTAT AU MINISTERE DE L'ÉNERGIE, DES MINES ET DE L'HYDRAULIQUE.

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L'ÉTAT,

SUR RAPPORT DU MINISTRE DE L'ÉNERGIE, DES MINES ET DE L'HYDRAULIQUE, LE CONSEIL DES MINISTRES ENTENDU

DÉCRÈTE:

Article 1er: Sont et demeurent partiellement rapportées, !es dispositions de l'article 1er du Décret n° 03.221 du 29 août 2003, portant nomination ou confirmation aux postes de responsabilité, les fonctionnaires et agents de l'Etat au ministère de l'Énergie, des Mines et de l'Hydraulique, pour ce qui concerne exclusivement les fonctionnaires et agents de l'État aux postes de responsabilité ci-après :

CABINET DU MINISTRE
Chargé de mission en matière des mines
M. Nzolamon Nzilavo Cyrille, ingénieur des mines

DIRECTIONS RELEVANT DE LA DIRECTION GÉNÉRALE DES MINES
Direction d'appui à la production minière
- Directeur: M. Bangoto Richard Ricardo, Ingénieur des Mines

DIRECTIONS RÉGIONALES DES MINES

Direction régionale des mines du Sud-Ouest avec résidence à Bouar
Directeur: M. Zolipou François, ingénieur des Mines

Direction régionale des mines du Sud-Est avec résidence à Bangassou:
Directeur : M. Dinga Zinga Damas Gilbert, Ingénieur des Mines

DIRECTION DE L'INFORMATION ET DE LA RÉPRESSION DES FRAUDES EN MATIERE DE L'ENERGIE , DES MINES ET DE L'HYDRAULIQUE

Service de l'information et de la répression des fraudas en matière des Mines
Chef de service: M. Nguélébé Didier Godfroy, Administrateur civil adjoint

Article 2: Le présent Décret qui prend effet à compter de la date de sa signature sera enregistré et publié au Journal Officiel.

Fait à Bangui le 15 février 2005

Le Général d'Armée
François Bozizé.

RENFORCEMENT DU DISPOSITIF DE LA FRAUDE ÉLECTORALE

Des Sous Préfets soupçonnés de froideur envers le régime parce que les sondages sont largement défavorables au candidat BOZIZE dans leurs circonscriptions administratives ont été relevés.
Le cas le plus flagrant est celui de Madame BENGUERE Pierrette, Sous-Préfète de Boda, remplacée par un neveu de BOZIZE, parce que les artisans miniers qui sont de nombreux électeurs dans la zone sont hostiles au candidat Président.

TEXTES OFFICIELS

DÉCRET 05.034 PORTANT NOMINATION D'UN SOUS-PRÉFET

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L'ÉTAT,

SUR PROPOSITION DU MINISTRE DE L'INTÉRIEUR, CHARGE DE L'ADMINISTRATION DU TERRITOIRE

DÉCRÈTE:

Article 1er : M. Régis Maurice Wïllydane est nommé Sous-préfet de Boda en remplacement de Mme Pierrette Benguéré relevée.

Article 2: Le présent Décret qui prend effet à compter de la date de sa signature sera enregistré et publié au Journal Officiel.

Fait à Bangui, !e 15 février 2005

Le Général d'Armée
François Bozizé

DECRET N° 05.035 PORTANT NOMINATION DES SOUS-PRÉFETS

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L'ÉTAT,

SUR PROPOSITION DU MINISTRE DE L'INTÉRIEUR CHARGE DE L'ADMINISTRATION DU TERRITOIRE

DÉCRÈTE:

Article 1er: Sont nommées dans les fonctions de Sous-préfet les personnes dont les noms suivent:

PRÉFECTURE DE L'OMBELLA MPOKO:
- Sous-préfecture de Bogangolo: Mme Édith Yolande Wokoguelembo, Attachée d'administration

PRÉFECTURE DE L'OUHAM:
- Sous-préfecture de Batangafo: M. Galïbassi Michel
- Sous-préfecture de Kabo: M. Jean Marie Guiakouzou, Attaché d'administration

PRÉFECTURE DE LA MAMBERE-KADEÏ
- Sous-préfecture de Berbérati: M. Frédéric Ouagonda, Administrateur civil
- Sous-préfecture de Carnet: M. Mahamat Ousmane, Attaché d'administration
- Sous-préfecture de Gamboula: M. Lévy Baïpou, Administrateur civil adjoint

PRÉFECTURE DE LA SANGHA MBAÉRÉ
- Sous-préfecture de Bambio: M. Stanislas Yama, Administrateur civil adjoint

PRÉFECTURE DE LA HAUTE KOTTO
- Sous-préfecture de Bria: M. Maurice Foh, Administrateur civil adjoint

PRÉFECTURE DE MBOMOU
- Sous-préfecture de Bangassou: M. Josué Sasser, Instituteur

Article 2: Le présent Décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires et qui prend effet. à compter de la date de sa signature sera enregistré et publié au Journal Officiel.

Fait à Bangui, le 15 févier 2005

Le Général d'Armée
François Bozizé

Source: Radio Bangui

LE CITOYEN N°2102 & N°2102

LE CITOYEN N°2102 MERCREDI 16 FÉVRIER 2005

Ce que je pense

Triste vérité : la RCA a une Armée de voyous !…

Je ne comprends pas que les Centrafricains ne comprennent pas que la République centrafricaine de François Bozizé dispose d'une Armée nationale, mais d'une Armée de voyous et de délinquants.

On le savait déjà, l'Armée républicaine formée par le capitaine Jean-Bédel Bokassa, à l'initiative du président David Dacko, n'est plus que l'ombre d'elle-même. Une Armée fantomatique envahie par des voyous et des délinquants drogués. Le Fait que le président François Bozizé, Chef suprême des Armées l'ait reconnu publiquement est triste vérité.

De fait, 1a tribalisation des Forces armées centrafricaines (FACA), entamée par Kolingba, entretenue par Patassé et encouragée par le général Bozizé constitue à n'en point douter la source de toutes les dérives constatées depuis quelques décennies.

Les présidents Kolingba, Patassé et Bozizé croient malheureusement que leur pouvoir tient d'abord à la multiplicité des membres de leur ethnie dans l'Armée nationale. Un véritable refuge qui se révélera au fil des années comme de la poudre aux yeux, car Kolingba, par exemple, n'a pas pu éviter une fronde de sa garde prétorienne qui réclamait le paiement de ses arriérés de salaire. Tout comme Patassé n'a pas pu éviter les multiples mutineries et les coups d'Etat perpétrés par une partie des Forces Armées Centrafricaines dominées par une ethnie.
François Bozizé ne fait d'ailleurs pas exception, lui qui a entamé de recruter d'abord les membres de son clan " Gaga " formés au Burkina ou au Congo Brazzaville. Ce n'est sans doute pas sans raison que Koudémon " alias Gbangouma " peut affirmer péremptoirement que le président candidat François Bozizé n'a pas besoin du peuple pour être élu, il a simplement besoin de ses armes et de ses ex-libérateurs, plus que jamais rêveurs et arrogants. " Le pouvoir au bout du canon ", c'est sans doute la maxime de ses pseudo libérateurs et démocrates qui nous gouvernement à présent.

Le pire dans cette situation chaotique, c'est qu'il n'y a plus de hiérarchie dans l'Armée nationale. Des lieutenants ex-libérateurs sont dotés de véhicules et d'aides de camp, alors que des officiers supérieurs vont à pied et quémandent même la pitance. Cela n'arrive d'ailleurs qu'aux Centrafricains.

Et c'est bien parce que le général François Bozizé est finalement excédé par les comportements crapuleux et désordonnés des soldats centrafricains, qu'il se voit obligé de monter au créneau pour tenter de sermonner cette soldatesque voyous et délinquante. On espère que le message est passé à 100%. Mais, il y a de fort risque de le général Bozizé ait véritablement prêché dans le désert du voyoutisme qui a profondément gangrené l'Armée nationale.

La question de la refondation d'une Armée républicaine multiethnique et au-dessus du soupçon, reste entièrement posée. La transition conduite par le président autoproclamé, ne se soucie guère de prendre en compte cette dimension cruciale du problème. Aussi tribaliste que Kolingba et Patassé, Bozizé ne fait rien pour mettre de l'ordre dans les forces de défense et de sécurité. Les rackettes, les viols, les braquages à mains armées, les intimidations et la violence, constituent leur lot quotidien en même temps qu'ils sont assurés de l'impunité qui constitue à ce jour un mode de gouvernement en République centrafricaine.

Que Bozizé ne se reconnaisse pas dans une Armée qualifiée par lui de " voyous " est un aveu d'impuissance et surtout la reconnaissance de la déconfiture des Forces armées centrafricaines, naguère valeureuses avec les officiers d'ailleurs cités en référence par le général Bozizé lui-même.

Il apparaît plus qu'urgent que la reprise en main des Forces armées centrafricaines s'impose à tous comme une préoccupation majeure. Ce ne sont d'ailleurs pas des légionnaires français qui vont mettre de l'ordre dans cette " bouillabaisse " appelée FACA.

Une " révolution " s'impose au sein des FACA afin de créer les conditions de l'émergence d'une armée nationale, républicaine, disciplinée et multiethnique. Le fait même que des contingents d'Armées étrangères stationnent à Bangui comme les troupes de la CEMAC, est un signe que la sécurité et la défense sont dépendantes de l'extérieur. Ce n'est une fierté pour personne que la sécurité rapprochée de François Bozizé soit assurée par un " Escadron blindé " venu du Tchad.

Une Armée factice n'est pas une Armée. Une Armée de voyous et de délinquants, n'est pas non plus une Armée. Il faut que le général Bozizé dépasse les discours démagogiques et populistes pour reprendre vraiment en main une Armée qui paraît le dépasser.

La preuve, on continue de tuer impunément pendant que les proches parents du général Bozizé comme Dogo et consorts, continuent de jouer aux " fiers à bras ". Tout ceci est désolant pour une Armée Nationale.
LC

INSÉCURITÉ TOUJOURS ET ENCORE : LA VILLE DE SAM-OUANDJA, PRISE EN OTAGE PAR DES HOMMES EN UNIFORME

La ville de Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Haute-Kotto, a été attaquée, le lundi 14 février 2005 à 20 heures 30 minutes par des hommes armés inconnus.

Selon certaines sources, ces hommes armés étaient habillés en tenues militaires et portaient même des armes de guerre (kalachnikov, roquettes et matériels de communication sophistiqués).
Bien que n'ayant pas fait de victimes humaines, les assaillants ont tenu la ville en otage de 20 heures à 3 heures du matin et ont fait des tirs nourris partout dans la ville.

Les mêmes sources précisent que ces hommes armés parlent, pour la plupart d'entre eux, le Sango et quelques uns, l'Arabe.

Par ailleurs, ils auraient posé des revendications politiques selon lesquelles ils interdiraient à la population de Sam-Ouandja de voter aux prochaines élections générales.

Tous les bureaux d'achat de diamant implantés dans cette localité ont été pillés, d'importantes sommes d'argent emportées et des moyens de communication (type Turaya) spoliés aux propriétaires.
L'attaque de Sam-Ouandja intervient quelques mois seulement après celle de Birao qui a fait des victimes dont le nombre n'est pas exactement connu à ce jour, même si le gouvernement a donné le bilan d'un mort, côté Forces Armées Centrafricaines et l'ennemi, mis en déroute.
Affaire à suivre….

De notre correspondant à Sam-Ouandja

LE CITOYEN N° 2101 - MARDI 15 FÉVRIER 2005

SOCIÉTÉ

Ca se passe comme ça tous les jours dans les quartiers, à l'approche des élections.
On nous signale que tous les quartiers sont systématiquement envahis, depuis quelques temps, par les jeunes de Benzambé recrutés par Bozizé et formés au Burkina.

QUARTIER BAZANGA :
Les habitants excédés boutent dehors des miliciens ou militants de KNK qui sèment la terreur dans leur quartier.

Les habitants du quartier Bazanga dans la première circonscription du 5ème arrondissement de Bangui, connu sous l'appellation de quartier Zandé Nzakara, ont été la cible d'éléments incontrôlés se réclamant militants et sympathisants du MUPS (Mouvement pour l'Unité, la Paix etl'Indépendance( de Didace Kossimatchi et se disant ex-libérateurs non incorporés.

La campagne électorale n'a pas encore commencé, mais des jeunes gens venus là de tous les quartiers autres que Bazanga s'y sont installés et rendent la vie difficile à la population du 5ème arrondissement et plus précisément à celle du quartier Bazanga de jour comme de nuit.

Les choses ont commencé depuis environ deux semaine. Un ex libérateur nommé Commandant Mahamat Zen est venu au quartier Bazanga, Chef Mme Thérèse Rama (62 ans), chercher à louer un local pour y installer une cellule du MUPS du président Didace Kossimatchi, membre de la Convergence Nationale Kwa na Kwa. Une maison de deux pièces ayant servi à une buvette par le passé lui est concédée en location.

Les heures et jours qui ont suivi l'occupation dela maison, ont servi à un afflux de jeunes ex libérateurs qui sont venus se faire raserles cheveux, portant des treillis. Ils sont répartis en six sections et veillent à cet endroitde nuit comme de jour où est hissée aux cimes d'un manguier une banderole blanche : MUPS, en haut et au milieu, on peut lire : Soutien à la candidature du président François Bozizé et en bas : Ex libérateurs non incorporés.

Aucun contact avec les populations si ce n'est d'arrêter, dépouiller, molester et menacer de mort à l'arc des pauvres passants qui reviennent nuitamment tard de promenade.

Des rumeurs de viols de femmes sont également mises à leur compte.

A l'aurore de tous les jours, ces jeunes, sous le commandement de leurs chefs, participent aux séances sportives dans tous les axes du 5ème arrondissement.

De retour au QG (quartier général) de Bazanga, c'est l'extravagance doublée de provocation surtout lorsque ces sois-disant ex libérateurs prennent du chanvre indien et de l'alcool.

Des candidats aux législatives ou leurs représentants n'appartenant pas au camp Bozizé sont systématiquement interdits de sillonner le quartier.

La Coordination de la CEMI du 5ème arrondissement était-elle au courant et a-t-elle laissé faire ?

Toujours est-il que le rubicon a été franchi lorsque lundi dernier dans la matinée, ces hors la loi ont voulu faire planter un mât de drapeau en bois au sein du " quartier général ".

Maman Thérèse Rama appelle chez elle le " chef de corps " de cette " milice " qui commence à prendre du terrain, lui demandant de mettre un terme à ses ambitions.

Ce dernier, en repartant donne l'impression d'avoir pris bonne note, mais à 14 heures, surgit chez madame Rama le président du PUPS dans une violence verbale et un excès de zèle incommensurable.
" Qui êtes-vous pour empêcher les hommes de François Bozizé de battre campagne ici. D'ailleurs, venez avec moi au siège de la Convergence Nationale vous expliquer, clame le président du MUPS ".

" Je suis chef de mon quartier, élue depuis 1996. Je ne connais pas la Convergence Nationale dont vous me parlez. Je dis tout simplement que votre présence dans mon quartier est suspecte. Je suis élue par mes concitoyens qui souffrent assez de votre extravagance et ne pourrait cautionner une telle barbarie ", rétorque Thérèse Rama.

Sur ce, le ton monte, un groupe de femmes cueille le président du MUPS comme une feuille morte et le traîne loin de la maison du chef. Le chef appelle les forces de l'ordre, les agences du système des Nations Unies. Intervient l'OCRB qui n'a pas tardé à embarquer trois des éléments suspects. La gendarmerie arrive une heure après pendant que tout le quartier est debout pour en découdre avec ces hors la loi. On fait monter à la direction générale de la gendarmerie le chef du quartier, le chef de corps et le président Kossimatchi qui tente de raser le mur pour se sauver.

Le général Gaston Ouédane, Directeur Général de la Gendarmerie entend les deux parties.

Comme justification, les ex libérateurs prétextent d'une éventuelle invasion de la milice " sahraoui " du quartier Sarah voisin, qui les a poussé à prendre le devant des choses. Et pourtant, cette milice a disparu depuis le 15 mars 2003.

L'information est portée à l'endroit du général Bozizé, Chef de l'Etat, par les services de la gendarmerie, via la Convergence Nationale Kwa na Kwa.

Il est demandé, à l'issue de cet interrogatoire, aux deux parties, de calmer leurs hommes au lieu d'arrêter les vrais fauteurs de trouble.

De retour à la maison vers 18 heures, Mme Thérèse Rama prend un mégaphone et appelle au calme, son appel est automatiquement suivi.

Les miliciens ont disparu pour réapparaître hier dans un premier temps en petit groupe.

Ne pouvant résister, ils se sont déportés à l'antenne de l'OCRB de Ngou-Ciment voisin, qu'ils ont pris d'assaut, en attendant des solutions meilleures du MUPS et de la Convergence Nationale Kwa na Kwa qui voudrait bien leur trouver un autre local.

P. Gbénéngaïna
Le CITOYEN n° 2101

L'HIRONDELLE N° 1041 & 1043

L'HIRONDELLE N°1041 du 15 au 16 Février 2005

NATION

Le CB de Bossembélé veut en découdre avec les partis politiques de l'opposition

Les leaders des partis politiques sont dans le collimateur du Commandant de brigade de Bossembélé. Cet officier n'entend point laisser les militants dits de l'opposition animer la vie publique. Au fur et à mesure que les élections s'approchent, le commandant de Brigade tient coûte que coûte réduire ceux de ses compatriotes qui veulent se mesurer au Président de la République sortant. Il y a de cela une semaine, il s'est opposé à un groupe de mobilisateurs de certaines formations politiques partis impulser une nouvelle dynamique à leur base. N'ayant peut-être pas compris leur programme, le CB leur a purement et simplement intimé l'ordre de ne pas perturber la tranquillité de la ville.

Aussitôt fait, cette interdiction a engendré un bras de fer entre le gendarme et ces compatriotes résolus à accomplir leur mission. Ils ont décidé de se constituer en prisonniers si le Commandant de Brigade de Bossembélé persistait.

Au regard de cette attitude d'un gendarme, fut-il commandant de brigade, certains partis politiques de l'opposition doutent des garanties de sécurité et d'autres menaces qui empêcheront leurs actions pendant les prochaines campagnes. A titre de rappel, dans la préfecture de Nana Grebizi, les militants des partis politiques ont fait l'objet de menaces de la part des éléments de l'USP en détachement dans ladite localité. C'est dire que les hommes en uniformes tentent de s'imposer ou d'imposer un candidat à la population dans l'arrière-pays. C'est même l'avis des militaires qui allaient en détachement à Avakaba.

A Bossembélé, la population est à couteau tiré avec les éléments du BSP qui occupent le site de l'élevage. La plupart ont été recrutés à Benzambé et formés au Burkina Faso. A toutes les occasions, les militaires fustigent la population, en moleste selon leur guise. Comme si la République Centrafricaine n'était plus un Etat de droit. Les exactions dont sont victimes les populations leur font penser aux bavures des Baniamuléngé, les rebelles de JeanPierre Bemba venus à la rescousse du fauteuil de Patassé. Alors où on est-on avec la libération du peuple centrafricain ?

Koyas Rebond

Nana Gribizi : des hommes armés ont investi le village Takara

Le village Takara situé dans la localité de Kaga~Bandoro est investi depuis près de deux semaines par des hommes lourdement armés. L'arrivée de ces hommes a provoqué un vaste mouvement de panique au sein de la population.

Cette dernière, comme d'habitude, s'est vue obligée de prendre la poudre d'escampette. Les villages Ouandago et Farazalo sont envahis par ces hommes. Aux dires des uns et des autres, ce n'est pas la première fois que ,cette scène se produise. Le secteur était fréquenté par des coupeurs de route. Ces bandits de grand chemin chassent les habitants des (Mages, pillent à volonté leur demeure avant de repartir. Après, les pauvres paysans sont abandonnés à leur triste sort, plus pauvre qu'avant. Eux n'ont que leurs yeux pour pleurer.

Ce qui paraît marrant est que ces hommes armé attaquent les villages et se retirent suivant leur gré. Mais puisque l'on s'approche des élections, quelle sera la situation des électeurs qui sont souvent la cible des hommes armées qui ne sont rien d'autres que des bandits de grand chemin ? Comment les candidats battront-ils campagne si leur sécurité n'était pas assurée.

En définitive, la priorité des priorité dans ces enjeux électoraux demeure la sécurité.

Koyas Rebond

Élections 2005 : Dénonciation des manœuvres subversives d'Aliou Bapétel à Nola

Objet : Pétition

Nola, le 8 février 2005

Le collectif des candidats aux législatives de la circonscription de Nola I

A Monsieur le Président de la CEMI nationale
BANGUI

Monsieur le Président

Nous, collectif des candidats aux élections législatives de la circonscription de Nola I, mettons à la connaissance de la CEMI nationale, mettons à la connaissance de la CEMI nationale les faits suivants :
En date du 15 janvier 2005, le candidat aux législatives Aliou Bapétel a organisé un carnaval au cours duquel il a loué les taxis motos et taxis voitures de la ville pour son retour de Bangui. A partir de ce jour, chaque chef de village aurait reçu une somme allant de 30 à 50.000 francs CFA et quelques chefs ayant été nommés par ce dernier ont reçu mandat de faire un nouveau recensement électoral dans leur quartier et village, car ce dernier devait passer leurs distribuer des cartes d'électeurs.
En date du 6 février 2005, un agent recenseur de ce dernier du nom de Abdramane Mborolo a été saisie en plein recensement à Lappo, dont lui-même s'était inscrit le premier n'yvant pas été recensé pendant le recensement officiel d'octobre dernier.
Nous, collectifs des candidats aux élections législatives demandons et exigeons :
a- la restitution de toutes les cartes détenues par les candidats Aliou Bapétel à la CEMI locale de Nola.
b- le réaménagement de la CEMI locale de Nola pour complicité avec le candidat Aliou Bapétel. Tout ceci avant la date du ï3 mars 2005

Les cosignataires
Représentant candidat indépendant Mpokomandji
Représentant FODEM
Représentant indépendant KNK
Représentant RDC
Représentant MDI
Représentant PNCN
Représentant PDCA
Représentant UNADER
Représentant FPP
Représentant MLPC

Plainte du collectif des candidats aux élections législatives

Nola le 07 février 2005

Le Collectif des candidats aux élections législatives de la circonscription de Nola I

A

Monsieur le Président du Tribunal Administratif
BANGUI

Objet : Plainte de Collectif des candidats aux élections législatives dans la circonscription de Nola 1, contre Monsieur Aliou Bapetel ex membre de la CEMI locale de Nola actuelle, candidat aux mêmes élections pour tentatives de fraudes électorales.

Monsieur le Président,

Les candidats dont les noms seront mentionnés sur la plainte ont été informés de la disparition des cartes d'électeur pendant le recensement électoral d'octobre dernier.

A la date du 06 février 2005, l'un des candidats en la personne de Jean Marc Dougou est parvenu à déceler et à mettre la main sur un mandataire de la direction de campagne du candidat Aliou Bapétel en la personne de Monsieur Abdramane Mborolo qui était en plein travail d'un recensement nouveau, recensement en vue de la délivrances des cartes électorales, détournées.

Appréhendé par les responsables et les candidats eux-mêmes, Mborolo a été amené d'office devant le ler vice-président de la CEMI locale qui est le sous préfet de Nola pour la ligne de conduite à tenir. Mais force est de constater que Monsieur Mborolo qui avait été mis à la disposition du commandant de brigade de la gendarmerie de Nola, avec le cahier de recensement a été mis en liberté quelques heures plus tard par le pouvoir du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Nola.

Monsieur le Président, en face de cet acte flagrant de tentatives de fraudes électorales, tous les candidats cosignataires en commun accord décident de la poursuite judiciaire de Monsieur Bapétel qui d'emblée et suivant notre code électoral perd toutes les qualités et crédibilités faisant de lui candidat aux élections législatives de 2005.

Le collectif convaincu de la bonne démarche à la poursuite du sieur Bapétel, que vous mêmes entreprendrez pour l'aboutissement à la radiation de sa candidature, purement et simplement, et ce collectif des candidats vous demande de mener votre justice à cette affaire de fraudes.

Vous adresse et vous exprime ses meilleurs et considérables sentiments dévoués.

Les cosignataires
· Représentant candidat indépendant Mpokomandji
· Représentant FODEM
· Représentant indépendant KNK
· Représentant RDC
· Représentant MDI
· Représentant PNCN
· Représentant PDCA
· Représentant UNADER
· Représentant FPP
· Représentant MLPC

L'HIRONDELLE N°1043 DU 17 FEVRIER 2005

Il ne faudra pas dire : " On ne savait pas ".
Ce ne sont pas des rumeurs, ce ne sont que des réalités.

Mission inéluctable des forces de défense et de sécurité

Des détachements des forces de défense et de sécurité vienne de prendre diverses directions vers les provinces. On ignore combien sont-ils ces bérets vert et rouge qui se sont engouffrés dans la brousse, armés jusqu'aux dents.
Comme nous l'avons déjà fait remarquer, cela surprend nombre de citoyens que l'Etat ordonne le redéploiement des éléments de défense et de sécurité à deux semaines seulement des élections. D'aucuns n'ont pas manqué aussi de parler d'un branle-bas de combat qui reste suspect.

Officiellement, ces détachements ont pour mission la sécurisation de nos provinces avant et pendant les prochains scrutins. Tant le pays vit pratiquement dans la psychose dans la mesure où certaines de nos contrées ont été sérieusement secouées par la barbarie de bandes armées à la solde de qui on l'ignore.. En outre, il y a une recrudescence d'activité des Zaraguinas qui peuvent frapper presque n'importe où désormais. D'ailleurs, Bangui est même sous l'emprise des braqueurs qui lessivent ces derniers temps la plupart des quartiers.

Cependant, si la sécurité et l'intégrité du territoire restent les objectifs de surface des contingents partis en province, les heures qui ont suivi l'arrivée des forces en question éclairent un peu plus l'opinion publique sur la véritable mission confiée à ces éléments de défense et de sécurité parle pouvoir en place.

Une mission peut en cacher une autre. Car, très vite, nos vaillants chevaliers ont affiché leur couleur. En effet, sous le kaki, les populations rurales découvrent des pagnes et des T-shirts à l'effigie du candidat de la Convergence Kwa Na Kwa. Des propos menaçants du genre : " votez Bozizé ou c'est le chaos " sont vociférés par-ci par-là.

Mais, comme les populations ont encore en mémoire les affres de la récente rébellion, nombreux sont ceux qui préfèrent aller se terrer en brousse pour éviter d'éventuelles exactions. Tout se passe comme si on assistait à une campagne à la togolaise.

En tout cas, au rythme où vont les choses, on se demande dans quelles conditions ces élections de la dernière chance seront vécues parles Centrafricains. Drôle de campagne. Mais triste réalité dans ce processus du retour à la légalité constitutionnelle.

On se l'était dit, le thème de sécurité était un couteau non pas à double tranchant mais à multiples tranchants que pouvait manier invariablement le pouvoir en place.

Une arme qui risque de ne pas être à la portée des capacités bien moindres de l'opposition qui n'a que le verbe.

La brutalité qui vient de secouer le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) montre à suffisance la volonté obscure du pouvoir de livrer ces batailles électorales hors des règles du jeu.

L'option serait-elle militaire ou réellement démocratique ?

L'homme de la rue n'est pas loin de croire à cette sorte de " togolisation " des méthodes électorales lors même que la Convergence Kwa Na Kwa voudrait s'attacher les services d'une milice prête à aider au processus d'un hold-up électoral.

L'insécurité demeure le creuset d'un prochain bourrage des urnes qui ternira assurément ce retour souhaité à la vie démocratique.

LHRD

 LE CONFIDENT N° 867

LE CONFIDENT N° 867

LAMBI ET GOMION ASSIÉGÉS PAR LES ZARAGUINA

Les villages de Lambi (sous-préfecture de Bossembélé) et Gomion situé à 15 Km de Yaloké ont vécu un véritable week-end d'enfer. Ce vendredi 11 février 2005, rien ne présageait que le village Lambi ne vivrait un tel cauchemar. Subitement, des hommes armés ont fait irruption au village, tirant des coups de feu en l'air, semant la panique au sein de la population.
Les habitants ainsi terrorisés, n'ont pu compter leurs morts, mais le village Lambi vit encore sous le choc de ces événements malheureux.
A Gomion, les coupeurs de route ont fait une apparition musclée. Au nombre de douze, fortement armés, ils ont assiégé le village, verrouillant toutes les usines. Le calvaire de la population de Gomion a commencé là. Les assaillants tiraient sur tout ce qui bougeait. Les habitants terrorisés, se sont terrés chez eux. Les plus vaillants, qui ont réussi à se soustraire de la vigilance des bandits de grand chemin ont cherché à joindre Yaloké afin de rendre compte de l'agression aux éléments de la gendarmerie.
Cette irruption des Zaraguinas surtout à Gomion pose le grave problème de la sécurité sur l'axe Bangui-Bouar, qui est la principale voie de desserte vers le Cameroun en cette période de saison sèche. Si nos axes ne sont pas sécurisés, il sera difficile aux candidats, aux différents partis de battre campagne en toute liberté. L'axe Bangui-Bouar est vital pour notre économie. En période d'étiage, telle que celle que nous vivons, la navigation n'est plus possible sur la voie transéquatoriale. Les marchandises à l'importation et à l'exportation proviennent de Douala. Chercher à couper cette voie serait une manière d'asphyxier la ville de Bangui. Les autorités doivent prendre conscience de ce danger et prendre les mesures adéquates pour enrayer le phénomène. Mais en attendant Lambi et Gomion pleurent leur morts.

Mokambo Junior

Le Confident n°867 du 15 février 2005