La Centrafrique doit
améliorer ses recettes car elle ne bénéficiera d'aucun appui du Fonds
monétaire international (FMI) avant la fin des élections et la
conclusion d'un nouveau programme, c'est-à-dire avant juin 2005, a
averti un expert du Fonds à l'issue d'une mission d'évaluation.
"Nous avons constaté une amélioration et aussi des
insuffisances dans le recouvrement des recettes publiques et nous
encourageons la RCA à redoubler d'effort pour améliorer davantage ses
recettes. Car quelle que soit l'issue des élections, la Centrafrique ne
bénéficiera d'aucune période de grâce avant le deuxième semestre
2005", a déclaré dimanche soir à la presse Mark Lewis.
Le premier tour d'élections présidentielle et législatives groupées,
devant mettre fin à la transition issu du coup d'Etat du 15 mars 2003
et repoussées à plusieurs reprises, est prévu le 13 mars en
Centrafrique.
"Pour la première moitié de 2005, les ressources de l'Etat
seront très limitées parce que tout le monde attend et dans ce
contexte, le gouvernement actuel et les nouvelles autorités (issues des
élections, ndlr) ne pourront prétendre à un appui. Même si un appui
doit venir, il sera très limité et modeste", a averti M. Lewis.
Le FMI avait approuvé en juillet, dans le cadre d'un programme
post-conflit un crédit de 8,2 millions de dollars à ce pays pauvre
d'Afrique centrale à la situation financière catastrophique.
Des négociations en vue d'un deuxième programme doivent commencer
à l'issue des élections en cas de réussite du premier, mais le FMI s'était
inquiété en octobre des "graves faiblesses" enregistrées en
matière de recettes fiscales, susceptibles de remettre en cause l'exécution
du programme en cours.