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Un homme jeune et expérimenté,
pour une Centrafrique des grandes ambitions
La Paix, du travail pour tous,
La modernité et la bonne gouvernance

LE PACTE DE REFORME POUR LA MODERNITE

PANA 03 MARS 2005

Le Commandant Charles MASSI fixe ses priorités.

Bangui, Centrafrique (PANA) - Le commandant Charles Massi, deuxième vice-président du Conseil national de transition (CNT) et candidat du Forum démocratique pour la modernité (Fodem) à l’élection présidentielle du 13 mars prochain, a déclaré, mercredi au cours d’un point de presse, que le prochain Premier ministre ne serait pas issu de son parti s’il était élu à la présidence de la République.

Ce serait toutefois « un compatriote compétent pour mener à bien la politique proposée par le parti et capable de s’entendre avec le chef de l’État », a précisé le candidat du Fodem, qui dévoilait son programme de gouvernement devant plusieurs journalistes réunis au siège de son parti.

Parmi les propositions contenues dans ce programme, axé autour de la sécurité, d’un nouvel ordre social, de la modernité et de la crédibilité sur la scène international, on retiendra la volonté du candidat de porter à 25 000 hommes en l’espace de 5 ans les effectifs de l’ensemble des forces de défense (armée, gendarmerie et police), qui se situe pour l’heure autour de 8 000.

Le commandant Massi s’est cependant abstenu de donner de donner des indications sur les ressources que nécessiteront cette opération, considérant qu’ « on ne peut faire de chiffrage qu’à partir de données fiables » malheureusement indisponibles à l’heure actuelle.

Au plan économique, le candidat du Fodem se donne comme priorité la lutte contre la corruption, le développement du secteur minier et la transformation de l’agriculture de subsistance en agriculture commerçante, ce qui devrait permettre d’atteindre, au bout de 2 à 3 ans, un taux de croissance économique de 5% et un budget national de 200 à 300 milliards contre un peu plus de 80 milliards actuellement.

La réalisation de ces objectifs économiques devrait, selon lui, de doubler dans un délai de 5 ans l’effectif de la fonction publique, qui est actuellement d’un peu plus de 20 000 personnes, et d’assurer à la population une couverture sanitaire universelle.

Pour le candidat Massi, qui compte débloquer et revaloriser les salaires bloqués depuis 1985, « il faut que la consommation reprenne donc il faut des salaires conséquents » sur la base d’un pacte social avec les différents partenaires, lesquels auront également à réfléchir aux moyens d’apurement des arriérés de salaires au sein d’un « cadre de concertation permanente ».

La présentation du programme du candidat Massi intervient au 5ème jour de la campagne électorale, alors que ce dernier s’apprête à entamer une tournée électorale dans l’arrière-pays.

LE CITOYEN DU 4 MARS 2005

ÉLECTIONS 2005

Le candidat André Kolingba au stade Marabéna et Martin Ziguélé au stade Sagbado ont fait " full ".

Le candidat André Kolingba a fait une première sortie à la place Marabéna dans le 5ème arrondissement. Il était accompagné du staff du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), composé de plusieurs cadres dont le Vice-Président, le Directeur national de campagne, les candidats à la députation Lawane et Nguendet, du 5ème arrondissement.

C'est un monde bigarré, estimé à plusieurs milliers de sympathisants et curieux venus de tous les arrondissements, pour la plupart, du fief du RDC, qui est venu assister à ce meeting de la première sortie de celui qui est arrivé gracieusement au pouvoir le 1er septembre 1981, son prédécesseur et " faiseur de roi " David Dacko, ayant voulu éviter un bain de sang, face aux remous sociaux.

Sévèrement sanctionné le 19 août 1993 par le peuple souverain avec 12%, André Kolingba est resté dans l'ombre. On le dit catalyseur et main nourricière des différentes mutineries du 18 avril, 18 mai et 16 novembre 1996. Le coup d'Etat du 28 mai 2001, il en a revendiqué la paternité en ces termes : " j'assume la responsabilité du coup d'Etat… ".

Sa tête sera mise à prix à valeur de 50 millions F CFA par Patassé, qui a aussitôt retiré ce projet macabre face au médiateur Amadou Toumani Touré (ATT). Kolingba s'est réfugié à Kampala (Ouganda) puis a regagné la France, avant de rentrer au pays d'abord pour le Dialogue National, tenu à Bangui du 9 septembre au 27 octobre 2003, puis pour l'élection présidentielle, le 27 février dernier.

La petite tribune où il est installé, est bondée de monde, notamment des jeunes mobilisés par Jonathan Kouet, candidat dans le 3ème arrondissement, d'autres perchés à l'immeuble Marabéna, tandis que ceux des autres candidats étaient sur l'aire de jeu.

Avant son message de circonstance, Mme Mbétissinga, au nom des femmes du RDC a exprimé quant au retour de celui qui fut chef de l'Etat centrafricain, rassurant les fonctionnaires, pensionnés et boursiers que leurs dus seront versés. Elle a été suivie d'un certain Anatole Ndoma, du Ministère de la Famille et des Affaires Sociales, parlant (bizarrement' au nom de la jeunesse et des chômeurs du 4ème arrondissement, comme pour évoquer les tristes souvenirs qui ont fait partir Kolingba en 1993, imputés à la femme centrafricaine.

Ce fut le tour du Secrétaire Général du RDC, Langandji, de demander à Kolingba, à travers des chansons religieuses, de ne plus être un patrimoine clanique, tribal et ethnique. Mme Mireille Kolingba, épouse du candidat André Kolingba, exilées à la résidence de France puis exfiltrée par le fleuve pour la France, ébahie, a déclaré en Sango : " Que dire ? Je suis très flattée de cette atmosphère et de l'accueil que vous nous avez réservés ce jour. André Kolingba, président-fondateur du RDC, devra se reposer sur la jeunesse pour relever le pays. Des banyamulengués sont venus tuer, piller et violer… ", jugeant ainsi le régime du MLPC et le coup d'Etat du 28 mai 2001, imputé à Kolingba à l'issue duquel la population du 7ème arrondissement (et son député Patrice Endjimoungou), ont payé le prix. Mireille Kolingba va rassurer la population que Kolingba n'est plus celui d'hier (prisonnier de son clan)…

André Kolingba tourne sa scène à sa manière, s'exprime en 10 minutes à l'assistance, en ne parlant que de la paix qui lui est chère ; de ce qu'il a réalisé en 12 ans de règne.

André Kolingba s'est appesanti sur sa maladie de la prostate. La prostate, glande de l'appareil génital masculin qui entoure la partie de l'urètre jusqu'au col de la vessie et secrète une des composantes du sperme, a-t-il démontré, n'est pas une maladie. Et pourtant c'est celle-là qui a donné la mort à Mitterand, Mobutu et Bokassa.

Kolingba se dit en bonne santé et appelle le peuple à lui donner un ou deux ans pour relever le pays. Les questions touchant aux conditions de déblocage et paiement des arriérés de salaires, ainsi que celle relative à l'octroi de bourses pour lesquelles il a été chassé par le peuple, n'ont pas été évoquées.

Tandis que le candidat Martin Ziguélé étant quant à lui au stade Sagbado à Cattin dans le 3ème arrondissement sous le signe de : " le MLPC soutient le candidat Martin Ziguélé " et " wa ti yè a ga awè, a kiri na ni na lo ".

C'est une foule nombreuse qui est venue assister au meeting du candidat Martin Ziguélé.

C'était notoirement l'œuvre de la mobilisation du MLPC dont quelques caciques entouraient Martin Ziguélé…

Service de l'ordre, filles d'accueil dans des uniformes impeccables, de nombreux militants et sympathisants arborant des tee-shirt à l'effigie du candidat Ziguélé et des portraits accrochés partout dans le quartier. L'ambiance était vraiment à la fête avec les " V " de victoire du MLPC ;

Mais en fait l'ambiance était factice et le retour des participants au meeting a failli dégénérer avec les Wali-gala et autres boubanguéré qui criaient aux femmes : " Avez-vous déjà oublié les viols des banayamulengués " ? Vous en voulez encore " ? " MLPC = Bemba, nous ne voulons plus de banayamulengués en RCA ", etc…

Tout compte fait, la première semaine de campagne électorale s'est déroulée sans beaucoup de casses mais l'accumulation des petits gestes comme enlever les banderoles ou les effigies des autres candidats, les provocations dans les QG ou sur les lieux de meeting, tout cela ne rassure par pour la dernière semaine qui s'annonce.

La CEMI, le HCC, le Ministère de l'Intérieur, bref, tous ceux qui ont en charge la surveillance du bon déroulement des campagnes électorales doivent doubler de vigilance pour éviter les dérapages.

Le Citoyen du vendredi 04 mars 2005

BAROMÈTRE DE CAMPAGNE

DEUX ANS DE TRANSITION SOUS BOZIZE

RÉCAPITULATIF DES ARRIÈRES
SALAIRES : les fonctionnaires centrafricains accusent à ce jour 5 mois d'arriérés de salaires (octobre, novembre, décembre 2004, janvier et février 2005) ….
RETRAITES : cinq trimestres de pensions (15 mois)
BOURSES DES ÉTUDIANTS : quatorze trimestres (42 mois)
La situation financière du Trésor Public ne permet pas de payer un seul mois de ces dépenses.

La campagne bat son plein. 

Les propos injurieux aussi. La tension monte de plus en plus sur les ondes de la radio nationale entre les candidats. Il faut noter que la palme de la violence et des provocations revient aux supporters de BOZIZE, Convergence Nationale, Kwa na Kwa, etc…la CEMI est obligée de monter au créneau pour rappeler à l'ordre les directeurs de campagne des candidats, le H.C.C. aussi, convoquant une réunion demain samedi 05 mars à 10 heures à la Salle de Conférence du Ministère de la Communication.

Lors du meeting du RDC de Kolingba, place Marabéna, BOZIZE organisait parallèlement un grand rassemblement de la Convergence, non loin du lieu du meeting, musique et participants payés sur les arriérés de bourses, pensions et salaires étaient chargés de créer la perturbation à laquelle le RDC n'a pas réagi pour ne pas faire le jeu de Bozizé.

La Radio Nationale est désormais sous la surveillance de la Garde Rapprochée de BOZIZE. Les candidats qui viennent y déposer leurs communiqués sont systématiquement accompagnés et suivis par ces éléments.

Campagne de BOZIZE : les enfants de la rue, les nécessiteux, bénéficient de quelques billets pour arracher les banderoles, effigies et autres propagandes des autres candidats. Malgré cela, la campagne de BOZIZE se délite, la motivation n'existe plus, les caravanes se font plus rares, et la " grosse mobilisation " se fait avec des enfants et des désoeuvrés en quête de quelques pièces.

CODE DE BONNE CONDUITE :

Par son comportement désagréable à l'endroit des candidats autres que ceux de son oncle, le Vice-Président de la CEMI, NGAIBOY, n'affiche plus l'impartialité à laquelle il est théoriquement tenu.

Nouveaux bureaux de vote illicites près de la Gendarmerie du 1er arrondissement : de 9 bureaux officiels on est passé à 14 bureaux.

POUR ALLER PLUS LOIN :

CARNET DE CAMPAGNE

2 mars 2005

DROITE LIGNE SUR L'OUVERTURE DE CAMPAGNE

La revue, 21 février 2005

INSÉCURITÉ ET MANŒUVRES SUBVERSIVES
AVANT LES ÉLECTIONS !

La revue, 15-16 février 2005

Charles Massi rompt le silence et parle de l'Accord
de Libreville !

La revue, 02 février 2005

Ca tourne au vinaigre entre Bozizé,
la Convergence Nationale et le PDCA

La revue, 16 décembre 2004

Des pressions exercées sur Abel Goumba pour l’empêcher d’être candidat à la présidentielle.

La revue, 15 décembre 2004

Convergence Kwa na Kwa,
un train de corruption électorale en marche 
!

La revue, 9 décembre 2004

Processus électoral : C’est parti pour de bon !
La revue, 17-19 novembre 2004
CEMI-Partis Politiques : De l’électricité dans l’air.
La revue, 16 novembre 2004
Les Centrafricains inquiets pour l'avenir !
La revue, 9-10 novembre 2004
L'INSÉCURITÉ PERSISTE !
La revue, 6-8 novembre 2004