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AUX URNES ET CÆTERA !
Un homme jeune et expérimenté,
pour une Centrafrique des grandes ambitions
La Paix, du travail pour tous,
La modernité et la bonne gouvernance

LE PACTE DE REFORME POUR LA MODERNITE

CLÔTURE DE CAMPAGNE

DISCOURS DE CLÔTURE DE CAMPAGNE
POUR L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DE 2005

Allocution du Commandant Charles MASSI Candidat n° 7

Charles MASSI

Président Fondateur
du FODEM

Centrafricaines, Centrafricains, Chers Compatriotes,

Je suis MASSI Charles, Candidat n° 7, en haut et à droite du bulletin de vote pour l'élection présidentielle de 2005, à côté du candidat BOZIZE François, et qui vient vous délivrer son dernier message de campagne.

Pendant 14 jours, mes représentants et moi-même avons, à la radio et à la télévision, donné les grandes lignes de notre Projet de Société pour les 5 années à venir, si tel devait être votre choix dans les urnes, au travers des 3 chantiers de modernisation de la République Centrafricaine, que sont la Sécurité et la Paix, le Nouvel Ordre Social et la Modernité.

La Sécurité et la Paix sont l'indispensable condition du rétablissement de la confiance et de la stabilité politique, bases de la conquête de la prospérité.

Le Nouvel Ordre Social résume notre capacité à vaincre la pauvreté et la misère, en comptant d'abord sur notre propre force et nos ressources naturelles, avec une Administration compétente, une gestion efficace de l'Économie, afin de donner du travail à tous les centrafricains, rénover le système éducatif et sanitaire et relancer le Progrès Social.

La Modernité se fera avec l'adoption d'une Loi Quinquennale d'aménagement du territoire, pour sortir notre pays du ghetto et le projeter dans le concert des Nations riches et modernes.

Je reviens d'une longue tournée en province. J'ai pu constater par moi-même que des régions qui, hier, étaient le fleuron de notre économie et notre grenier, sont aujourd'hui sinistrées et leurs populations abandonnées à leur triste sort.

Je citerai deux exemples, ceux de l'Ouham et de l'Ouham-Pendé, principaux théâtres d'affrontements armés d'octobre 2002 au 15 mars 2003. Les habitants de ces deux départements ont tout perdu : bétail, biens, les sièges des administrations et des projets détruits, le coton enlevé mais non payé ou pourrissant au soleil entre les mains des producteurs, sans compter la présence des zaraguinas qui limitent tout déplacement.

Les populations attendent toujours que les autorités daignent alléger leurs souffrances.

Les élections présidentielle et législatives du 13 mars 2005 par lesquelles les centrafricains choisiront un nouveau Président de la République et ses représentants à l'Assemblée Nationale, devraient apporter des solutions concrètes et définitives aux nombreux maux qui accablent ces populations et la Nation toute entière.

Les centrafricains devraient, enfin, se saisir de cette occasion pour imprimer un tournant décisif à notre pays, en opérant un changement véritable à la tête de l'État, par un choix assis sur la compétence et non sur l'argent, le vote ethnique, qui nous ont toujours porté malheur.

Je voudrais vous faire une brève projection des moyens de mise en œuvre des 3 chantiers de modernisation.

La Constitution du 27 décembre 2004 attribuant de réels pouvoirs au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, puisqu'il définit et conduit la politique de la Nation, il doit être un homme ou une femme, à la compétence et à l'expérience reconnues.

Il sera choisi au sein de la coalition politique dominante à l'Assemblée Nationale ou sera une personnalité ayant toutes les qualités pour rassembler et collaborer avec toutes les entités.

Le Gouvernement comportera 25 ministres au maximum dont 35% de femmes choisies sur la foi de leur compétence pour rester conforme aux engagements de notre Projet de Société sur le concept-genre.

La Jeunesse et la Diaspora feront leur entrée dans le Gouvernement.

Il y aura aussi des Ministres Musulmans, pour respecter la diversité confessionnelle de notre pays et redonner à cette communauté la place qui lui revient de droit au sein de la Nation.

Pour la paix des cœurs et des esprits, une Commission Spéciale sera chargée d'identifier les victimes, personnes physiques ou morales, des crises politico-militaires du 28 mai 2001 jusqu'au 15 mars 2003, afin d'évaluer les dégâts et de proposer au Gouvernement les moyens appropriés d'une juste réparation.

Parallèlement, des discussions seront entamées avec les chefs de l'ex rébellion pour trouver une solution devant mettre fin au phénomène des zaraguinas qui constitue un fléau dans de nombreuses régions et provoqué le départ massif des éleveurs peuhls au Cameroun.

Des mesures d'apaisement seront prises en faveur des personnalités qui ont été au service de l'État, à quelque titre que ce soit, pour qu'elles ne soient plus obligées de vivre à l'étranger, dans l'inconfort et l'indigence, contre leur propre volonté.

Elles reviendront dans leur pays, si tel était leur désir, en citoyens libres. Si elles faisaient l'objet de poursuites judiciaires, elles bénéficieront de toutes les garanties de l'État de Droit pour assurer leur défense.

Je voudrais, pour finir, rendre hommage aux dirigeants des Institutions de la Transition et à la Communauté Internationale.

En premier lieu, au Général d'Armée François BOZIZE, Président de la République, pour avoir fait le choix d'une Transition Politique et non Militaire, mais qui, malheureusement, a échoué faute de n'avoir pas su se démarquer des errements du régime du Président PATASSE dont la correction était la justification de sa prise de pouvoir par les armes, et d'achever cette Transition en laissant des arriérés de salaires, de pensions et de bourses, malgré les importantes aides financières extérieures.

Au Conseil National de Transition, Institution Consultative, qui a réussi par l'efficacité et le patriotisme des Conseillers Nationaux à s'illustrer comme le Parlement le plus démocratique et le plus compétent de notre pays, ce depuis l'Indépendance.

Tout cela n'a été possible que grâce à la ténacité et à la droiture de son Président, Maître Nicolas TIANGAYE. Que les électeurs du 4ème arrondissement de Bangui lui donnent le moyen de poursuivre la tâche au sein de la nouvelle Assemblée Nationale, pour l'ancrage de la Démocratie dans notre pays.

En deuxième lieu, à la Communauté Internationale. D'abord à notre Institution sous-régionale, la CEMAC, dont la République Centrafricaine a servi de laboratoire pour son renouveau politique et sécuritaire.

Elle a évité l'isolement diplomatique et l'asphyxie financière de notre pays. Sa force multinationale a ramené une paix relative qu'il appartient aux centrafricains de consolider.

Aux Nations Unies, à travers son bureau local, le BONUCA, garde-fou de nos multiples velléités de radicalisation.

A l'Union Européenne et à la République Populaire de Chine pour leurs contributions multiformes.

A l'Organisation Internationale de la Francophonie, pour avoir soutenu le Dialogue National, le Conseil National de Transition, par l'appui logistique et qui s'active au succès des prochains scrutins.

Une mention particulière à la France qui appuie, sur le plan financier et logistique, la force multinationale de la CEMAC, a formé 3 bataillons des FACA, équipé 45 brigades de Gendarmerie, mais surtout, à l'inlassable effort de son Haut Représentant à Bangui, dont l'action a toujours permis d'enrayer toutes menaces de dérapage.

A toute cette Communauté Internationale que nos turpitudes n'ont jamais découragée, et surtout à Son Excellence El Hadj Omar BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise, nous formulons le vœu que la transparence, la crédibilité et l'équité des prochaines élections récompensent leur engagement au chevet du peuple centrafricain.

A nous, Chers Compatriotes, je voudrais dire, que le renouveau économique et social de notre pays ne se fera pas avec une baguette magique.

Il résultera de notre volonté, de notre acharnement au travail et notre constance dans l'effort.

Il y aura de la sueur et parfois des larmes. Mais à la fin, je vous promets la victoire.

Victoire sur l'insécurité, sur la pauvreté et la misère, la division ethnique, les crises politico-militaires à répétition pour un Centrafrique riche et prospère.

A tous les Agents de l'Etat, à tous les agriculteurs et éleveurs, aux artisans miniers, aux retraités et étudiants, aux femmes et à la jeunesse, je vous invite à porter votre choix sur le candidat qui vient à ces élections avec un bilan positif acquis au Conseil National de Transition, et qui entend poursuivre à la tête de l'Etat l'énorme travail accompli au sein de cette Institution.

JE VOUS REMERCIE.

Bangui, le 11 mars 2005.

LE CITOYEN 10 MARS 2005

LE CITOYEN N° 2119 DU JEUDI 10 MARS 2005

Encore et toujours des bavures (résumé)

Mardi 08 mars 2005, 22H30, 9 jeunes qui portaient les Tshirts à l'effigie de leur candidat se retrouvent dans une buvette riveraine de l'Avenue de France. Un véhicule Toyota BJ 75 transportant des militaires s'avance à leurs côtés. Les hommes en tenue descendent du véhicule et injurie les jeunes : " Vous allez voir, au lieu de faire la campagne de Bozizé, vous vous hasardez à aller ailleurs ", les rouent de coups, profitant de l'obscurité due au délestage. Certains ont pu s'échapper, cinq d'entre eux ont été blessés et leurs tshirts déchirés.

Les parents des victimes conduites à l'hôpital comptent saisir le Bonuca et la Ligue Centrafricaine des Droits de l'Homme car ils estiment qu'il est inutile de porter plainte devant les juridictions compétentes qui ont brillé par leur impuissance.

Les curieux qui ont assisté à l'altercation ont reconnu qu'ils craignent les représailles s'ils portent les tshirts de leurs candidats.

Xavier Ndongo

Gobongo : le taximan Joseph Faki et ses passagers agressés par les sympathisants du PUN. (résumé)

07 mars dernier, 18 h 30, le taximan Joseph FAKI arrive devant le siège du PUN à GOBONGO dans le 4ème arrondissement avec des passagers à son bord et croise le carnaval organisé par les sympathisants et membres du PUN.

Des individus qui ont infiltré ce carnaval barrent le passage aux usagers de la route, brisent le pare brise du taxi et rouent les passagers de coups. Joseph et tous ses passagers ont été conduits à l'hôpital de l'Amitié pour y subir des soins.

César Essango

POUR ALLER PLUS LOIN :

QUI SÈME LE TROUBLE RÉCOLTE LA TEMPÊTE

La revue, 09 mars 2005

DROITE LIGNE SUR L'OUVERTURE DE CAMPAGNE

La revue, 21 février 2005

INSÉCURITÉ ET MANŒUVRES SUBVERSIVES
AVANT LES ÉLECTIONS !

La revue, 15-16 février 2005

Charles Massi rompt le silence et parle de l'Accord
de Libreville !

La revue, 02 février 2005

Ca tourne au vinaigre entre Bozizé,
la Convergence Nationale et le PDCA

La revue, 16 décembre 2004

Des pressions exercées sur Abel Goumba pour l’empêcher d’être candidat à la présidentielle.

La revue, 15 décembre 2004

Convergence Kwa na Kwa,
un train de corruption électorale en marche 
!

La revue, 9 décembre 2004

Processus électoral : C’est parti pour de bon !
La revue, 17-19 novembre 2004
CEMI-Partis Politiques : De l’électricité dans l’air.
La revue, 16 novembre 2004
Les Centrafricains inquiets pour l'avenir !
La revue, 9-10 novembre 2004
L'INSÉCURITÉ PERSISTE !
La revue, 6-8 novembre 2004