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Charles
Massi …
LE
CONFIDENT : Monsieur Massi, vous avez contrairement aux autres échéances,
fait un travail de sape cette année? Croyez-vous avoir plus de
chances d'obtenir plus de points ?
Charles Massi (C.M.) : Écoutez, j'en suis persuadé. Parce
que je suis l'un des rares candidats à venir dans ces élections
avec un bilan positif. J'ai été membre du bureau du Conseil
National de Transition. J'ai été au coeur d'un certain nombre de réformes
qui ont été entreprises. Les centrafricains et la communauté
internationale savent que cette institution a évité que la
transition ne soit un bateau ivre à la merci du premier putschiste
venu. Nous avons fait cela avec les 96 conseillers nationaux. Nous
l'avons fait au sein du bureau. Et ce qui a été apprécié par
certains centrafricains, ils l'ont apprécié également à travers
certains acteurs, dont moi-même. En province, j'ai été agréablement
surpris de découvrir que tous les centrafricains connaissent le nom
de Charles Massi, mais étaient curieux de pouvoir poser le nom sur
le visage qu'ils connaissent déjà familièrement. Donc, j'ai dû
faire ma campagne dans des zones qui, hier, étaient réputées imprenables,
c'est-à-dire l'Ouham et l'Ouham Pendé. Tout s'est déroulé dans
la sérénité. Ça c'est une chose remarquable. En tout cas, sauf
fraude massive, je vois mal comment je ne pourrais pas faire bonne
figure dans cette élection.
LC : On imagine, de ce point de vue, que vous ne craignez rien ?
C.M : Écoutez, nous avons recueilli des informations selon
lesquelles les procès-verbaux ne seront pas disponibles aux représentants
des partis politiques. Je vous dis que cette information est
d'autant plus grave qu'elle peut désorienter le destin de tout un
pays. Les choses se sont passées dans l'ordre; on ne veut pas que
cette mobilisation des centrafricains soit comme une épée dans
l'eau. Il faut que nous retournions la page de notre sale histoire.
Car sans procès-verbaux, déjà avant même le premier dépouillement,
après même les premières compilations des résultats, avant de
connaître même qui arrive en tête, vous verrez déjà
l'engagement à rejeter totalement les résultats. Est-ce que c'est
dans l'intérêt des centrafricains? Ce n'est-ce pas ce que les gens
là cherchent? J'ai essayé de contacter les gens la CEMI, mais
malheureusement ils sont injoignables. J'attends connaître la vraie
suite de cette affaire. En conclusion, je constate que la CEMI a
fait preuve d'amateurisme, elle n'a pas encore fait la preuve de son
impartialité.
14/03/2005
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