FODEM - FRANCE - le 20/03/2005

URNES
Quelle est cette vérité des urnes depuis le 13 mars 2005

Un certain consensus inavouable de la décadence  à triomphé de la lumière et de la responsabilité !

LE PACTE DE REFORME POUR LA MODERNITE

Jean MBALANGA

1er Vice-président

Le sentiment confus qui nous traverse au lendemain de ce scrutin du 13 Mars 2005 est que pour la énième fois un certain consensus inavouable de la décadence  à triomphé de la lumière et de la responsabilité. La société se refuse de façon lancinante à confronter ses limites et à réaliser le saut qualitatif salutaire vers la modernité.

Nous mesurons l’œuvre de transformation qui attend les responsables de demain. Il s’agit de se forger les outils intellectuels du nouveau rapport, essentiellement une réévaluation dans un contexte de la mondialisation du mouvement réformiste post coloniale.

Plusieurs profiles d’élites cohabitent.

Une élite à la dimension conservatrice avérée, arc-bouté sur l’idée d’une population soumise et exploitable à volonté. Autoritaire, démagogue, elle est de la génération de la fracture année soixante. Elle prolonge complaisamment la lutte anti-coloniale comme fond de discours nationaliste.

Nous croyons que ces élites utilisent par faiblesse la «vision alarmiste de l’Afrique » parce qu’elles n’a aucune légitimité économique. Une bourgeoisie d’état aimant la corruption sans origine éligible au sens marxiste des classes sociales.

L’idée de perdre le pouvoir étant exclue, cette élite exerce  une pression en achetant le vote des populations. Le conglomérat des « partis alimentaires » a jeté le trouble dans ces élections par une démagogie sans commune mesure, marginalisant toute tentative de jeu démocratique loyal en faveur des « partis organisés ».

Si Bozize se laisse conduire par un système aussi aveugle, c’est l’assurance d’une grande pagaille par ce que des « personnalités côte à côte » fussent elles éminentes  sont source de tiraillement et ne donnent aucune vision cohérente.

 Il est temps pour certains hommes politiques de respecter ce pays dont BOGANDA en a fait le centre du « mouvement de l’évolution sociale de l’Afrique noire », un programme  combien sage et cohérent.

La nouvelle génération de l’élite est formée d’abord à la rationalité scientifique, à l’observation comme outil stratégique d’un monde rendu à la valeur marchande. C’est une élite à caractère étatiste, nationaliste mais pas toujours. Tout aussi autoritaire, elle se préoccupe néanmoins des résultats de l’action politique sans changer fondamentalement la société.

Ces hommes et Ces femmes qui se sont battus pendant ces élections pour que notre société adopte les meilleurs procédures démocratique du vote citoyen ont fait œuvre de courage politique. Il est si souvent rare ici de ce concentrer sur l’utilité de la politique bien qu’on en réclame à longueur du temps les biens faits. 

Pour combattre la pauvreté et la misère aujourd’hui, cette élite doit affronter la résistance d’un monde sceptique, pas totalement sortie des réminiscences douloureuses. Son action sera en but face à une culture traditionnelle « réhabilitée » par la crise, ce dont elle s’affranchira en exprimant fortement une direction dans le changement pour emporter l’adhésion et la participation à l’œuvre de modernisation.

S’il peut y avoir émulation entre les élites centrafricaines, le problème est de savoir  quelle est la partie dominante de cette élite. En fait  depuis une semaine une certaine crise oppose le front uni de l’opposition et le pouvoir à propos des cas de fraude électorale. Nous ne saurons la fin de cette histoire que quand la cours constitutionnelle de transition qui statut en dernier ressort aura rendu son verdict  à l’issue des élections.

Dans ce contexte, il faut éviter que les contentieux sur les résultats du scrutin du13 Mars 2004, même s’il écorne l’esprit de la transition n’ouvre la voie à la vengeance à la façon Ruandaise pace que ces « cultures génocides » sont étrangères à l’histoire politique de notre pays. Une telle déflagration inter-ethnique  éteindra  à jamais le feu sacré de la nation.

Par contre nous commettons une erreur à vouloir déjà baisser la garde devant les tentatives mafieuses des Kwa Na Kwa. L’ambiguïté de cette mouvance « attrape tout » place le pouvoir en situation de vouloir hésiter alors que la tension est palpable dans le pays.

Il faut que Bozize joue le jeu démocratique jusqu ‘au bout, en répondant favorablement aux réserves faites qu’en à la manière de procéder scientifiquement au déroulement des dépouillements. Cette étape franchie dans le respect de l’opposition, pourra lui garantir une autre image d’homme de défi qu’il faut aux hommes de grand rendez-vous, lui permettant ainsi de calmer les cœurs et de « porter le changement ».

En Conclusion

 La vérité des urnes à travers ce  scrutin du 13 mars 2005 reste encore une conquête citoyenne. Il faut dissocier l’élite d’un marchandage vil qui érode encore plus la crédibilité des partis, seul moyen de la conquête du pouvoir dans une société moderne. Les forces para citoyennes que sont les groupuscules gravitant autour d’un état patrimoniale en crise posent les limites de la paix démocratique car la tension ingérable due aux lobbies très efficace ne permet pas un fonctionnement normale des institutions. Les phénomènes mafieux prennent place dans l’état qui se coupe ainsi de la masse. Aucun centrafricain ne peut s’estimé dessaisi des problèmes de société qui se profilent devant nous. Que la providence soit bonne grâce à dieu, et que la communauté internationale exerce la vocation qui est la sienne.

VIVE LE CENTRAFRIQUE MODERNE AVEC LE FODEM !

                                                                                         FODEM FRANCE
                                                                                         MBALANGA JEAN
                                                                                         1er vice Président
                                                                                         E-mail :
jean.mbalanga@wanadoo.fr 

    Fodem Idéologie:  structures, freins, responsabilité, créativité 

Voir aussi :
CLASSE POLITIQUE
ENTRE SURSAUT DÉMOCRATIQUE ET RÉVOLUTION CULTURELLE

De la responsabilité des partis de refonder une nouvelle société en dépassant les clivages traditionnels
Charles MASSI : Le Bon choix de la Reconstruction Démocratique
LE PROCESSUS ÉLECTORAL BIENTÔT DÉBLOQUÉ
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Le FODEM réclame la dissolution de la Cour constitutionnelle
06/01/2005 - Source : angolapress-angop.ao

RFI - 05/01/2005 22h30
CHARLES MASSI ESTIME QUE LE PRÉSIDENT BOZIZE N'A PAS A FAIRE LE TRI ENTRE LES DIFFÉRENTS CANDIDATS !
RFI - 05/01/2005 4h30
CHARLES MASSI MAINTIENT SA DEMANDE DE DISSOLUTION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE