Le sentiment confus qui nous traverse au lendemain de
ce scrutin du 13 Mars 2005 est que pour la énième fois un certain
consensus inavouable de la décadence
à triomphé de la lumière et de la responsabilité. La société
se refuse de façon lancinante à confronter ses limites et à réaliser
le saut qualitatif salutaire vers la modernité.
Nous mesurons l’œuvre de transformation qui attend
les responsables de demain. Il s’agit de se forger les outils
intellectuels du nouveau rapport, essentiellement une réévaluation dans
un contexte de la mondialisation du mouvement réformiste post coloniale.
Plusieurs profiles d’élites cohabitent.
Une élite à la dimension conservatrice avérée,
arc-bouté sur l’idée d’une population soumise et exploitable à
volonté. Autoritaire, démagogue, elle est de la génération de la
fracture année soixante. Elle prolonge complaisamment la lutte anti-coloniale
comme fond de discours nationaliste.
Nous croyons que ces élites utilisent par faiblesse
la «vision alarmiste de l’Afrique » parce qu’elles n’a
aucune légitimité économique. Une bourgeoisie d’état aimant la
corruption sans origine éligible au sens marxiste des classes sociales.
L’idée de perdre le pouvoir étant exclue, cette
élite exerce une pression en
achetant le vote des populations. Le conglomérat des « partis
alimentaires » a jeté le trouble dans ces élections par une démagogie
sans commune mesure, marginalisant toute tentative de jeu démocratique
loyal en faveur des « partis organisés ».
Si Bozize se laisse conduire par un système aussi
aveugle, c’est l’assurance d’une grande pagaille par ce que des « personnalités
côte à côte » fussent elles éminentes
sont source de tiraillement et ne donnent aucune vision cohérente.
Il est
temps pour certains hommes politiques de respecter ce pays dont BOGANDA en
a fait le centre du « mouvement de l’évolution sociale de
l’Afrique noire », un programme
combien sage et cohérent.
La nouvelle génération de l’élite est formée
d’abord à la rationalité scientifique, à l’observation comme outil
stratégique d’un monde rendu à la valeur marchande. C’est une élite
à caractère étatiste, nationaliste mais pas toujours. Tout aussi
autoritaire, elle se préoccupe néanmoins des résultats de l’action
politique sans changer fondamentalement la société.
Ces hommes et Ces femmes qui se sont battus pendant
ces élections pour que notre société adopte les meilleurs procédures démocratique
du vote citoyen ont fait œuvre de courage politique. Il est si souvent
rare ici de ce concentrer sur l’utilité de la politique bien qu’on en
réclame à longueur du temps les biens faits.
Pour combattre la pauvreté et la misère
aujourd’hui, cette élite doit affronter la résistance d’un monde sceptique,
pas totalement sortie des réminiscences douloureuses. Son action sera en
but face à une culture traditionnelle « réhabilitée » par
la crise, ce dont elle s’affranchira en exprimant fortement une
direction dans le changement pour emporter l’adhésion et la
participation à l’œuvre de modernisation.
S’il peut y avoir émulation entre les élites
centrafricaines, le problème est de savoir
quelle est la partie dominante de cette élite. En fait
depuis une semaine une certaine crise oppose le front uni de
l’opposition et le pouvoir à propos des cas de fraude électorale. Nous
ne saurons la fin de cette histoire que quand la cours constitutionnelle
de transition qui statut en dernier ressort aura rendu son verdict
à l’issue des élections.
Dans ce contexte, il faut éviter que les contentieux
sur les résultats du scrutin du13 Mars 2004, même s’il écorne
l’esprit de la transition n’ouvre la voie à la vengeance à la façon
Ruandaise pace que ces « cultures génocides » sont étrangères
à l’histoire politique de notre pays. Une telle déflagration
inter-ethnique éteindra à
jamais le feu sacré de la nation.
Par contre nous commettons une erreur à vouloir déjà
baisser la garde devant les tentatives mafieuses des Kwa Na Kwa.
L’ambiguïté de cette mouvance « attrape tout » place le
pouvoir en situation de vouloir hésiter alors que la tension est palpable
dans le pays.
Il faut que Bozize joue le jeu démocratique jusqu ‘au
bout, en répondant favorablement aux réserves faites qu’en à la manière
de procéder scientifiquement au déroulement des dépouillements. Cette
étape franchie dans le respect de l’opposition, pourra lui garantir une
autre image d’homme de défi qu’il faut aux hommes de grand
rendez-vous, lui permettant ainsi de calmer les cœurs et de « porter
le changement ».
En Conclusion
La vérité
des urnes à travers ce scrutin
du 13 mars 2005 reste encore une conquête citoyenne. Il faut dissocier
l’élite d’un marchandage vil qui érode encore plus la crédibilité
des partis, seul moyen de la conquête du pouvoir dans une société
moderne. Les forces para citoyennes que sont les groupuscules gravitant
autour d’un état patrimoniale en crise posent les limites de la paix démocratique
car la tension ingérable due aux lobbies très efficace ne permet pas un
fonctionnement normale des institutions. Les phénomènes mafieux prennent
place dans l’état qui se coupe ainsi de la masse. Aucun centrafricain
ne peut s’estimé dessaisi des problèmes de société qui se profilent
devant nous. Que la providence soit bonne grâce à dieu, et que la
communauté internationale exerce la vocation qui est la sienne.
VIVE
LE CENTRAFRIQUE MODERNE AVEC LE FODEM !
FODEM FRANCE
MBALANGA JEAN
1er vice Président
E-mail : jean.mbalanga@wanadoo.fr
Fodem Idéologie:
structures, freins, responsabilité, créativité
Voir
aussi :
CLASSE
POLITIQUE
ENTRE SURSAUT DÉMOCRATIQUE ET RÉVOLUTION CULTURELLE
De
la responsabilité des partis de refonder une nouvelle société en
dépassant les clivages traditionnels
Charles
MASSI :
Le
Bon choix de la Reconstruction Démocratique
LE
PROCESSUS ÉLECTORAL BIENTÔT DÉBLOQUÉ
Charles
MASSI – LE
CANDIDAT DU RENOUVEAU
Le
FODEM réclame la dissolution de la Cour constitutionnelle
06/01/2005 - Source : angolapress-angop.ao
RFI
- 05/01/2005 22h30
CHARLES
MASSI ESTIME QUE LE PRÉSIDENT BOZIZE N'A
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- 05/01/2005 4h30
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