Depuis
plus de vingt (20) ans, la classe politique monolithique centrafricaine
n'a pas permis le pluralisme politique en terme d'expression plurielle.
Sous prétexte de responsabilité
politique et au nom d'une pseudo cohésion nationale, la classe politique
a brillé par une véritable transhumance qui l'a toujours caractérisée.
Le temps
est venu pour les hommes et les femmes épris de patriotisme de
s'accorder, même dans la diversité, pour construire un model de
gouvernance politique et économique, transformateur de notre République.
Le processus du retour à l'ordre
constitutionnel pour lequel toute la classe politique a oeuvré montre en
cette période électorale qu'il nous faut aller au delà de la
démocratie électorale, il nous faut inventer une démocratie
participative " à la centrafricaine ", une démocratie
plurielle si nous voulons faire coexister démocratie et État fort.
La
démocratie ne saurait être la règle si elle doit entraîner la
faiblesse de l'État. La démocratie dans un État faible conduit au
népotisme, au clientélisme, à l'ethnicisme ou au tribalisme.
La classe
politique et les leaders d'opinions doivent inventer des pratiques qui
permettent de préserver le processus démocratique et éviter au Pays de
sombrer dans un chaos indescriptible.
Ces pratiques nouvelles à mettre en
place doivent tenir compte d'un rythme adapté à notre transition
démocratique. La conséquence directe en sera l'élimination de la
pauvreté par la création et la répartition équitable des richesses.
La classe politique centrafricaine
dans son ensemble doit se mettre d'accord pour définir une trajectoire
démocratique avec pour socle la cohésion nationale afin d'éviter le
retour des réflexes tribaux qui nuisent à la bonne marche vers la
démocratie.
Un État
fort lutte efficacement contre l'insécurité et offre les garanties de
rentabilisation des capitaux investis. Un État fort capable de faire
respecter les règles à tous les niveaux de la société est à
construire en Centrafrique.
La
pluralité de l'expression politique devra être garantie par la
démocratie que l'État fort ne doit pas museler.
Mais la
transformation de la République ne se fera pas avec une classe politique
sans convictions, inconstante et irresponsable.
Il s'agit d'une mission quasi-sacerdotale pour l'amour du peuple et de la
nation toute entière.
Il ne s'agit pas de retrouvailles au
banquet de la République.
Il ne peut y avoir de la place dans
ce schéma pour tous ceux qui confondent cette marche vers
l'épanouissement politique et économique avec une course individuelle
pour l'exercice du pouvoir.
Notre Pays
doit prendre en compte les deux critères de base de son futur en
gestation pour avoir la chance d'être démocratique :
- le besoin d'équité dans le
rapport entre le nombre et la richesse à créer,
- le respect des principes et
l'exigence de la Modernité.
VIVE
LE CENTRAFRIQUE MODERNE AVEC LE FODEM !
FODEM FRANCE
NDOMBY Saturnin
3ème Vice-président
satndomby@hotmail.com