FODEM - FRANCE - le 08/04/2005

RÉFLEXIONS
DE LA DÉMOCRATIE ÉLECTORALE A LA RESPONSABILITÉ POLITIQUE COLLECTIVE.

Au delà de la démocratie électorale, la démocratie participative " à la centrafricaine " !

LE PACTE DE REFORME POUR LA MODERNITE

Saturnin NDOMBY

3ème Vice-président

Depuis plus de vingt (20) ans, la classe politique monolithique centrafricaine n'a pas permis le pluralisme politique en terme d'expression plurielle.
       Sous prétexte de responsabilité politique et au nom d'une pseudo cohésion nationale, la classe politique a brillé par une véritable transhumance qui l'a toujours caractérisée.

Le temps est venu pour les hommes et les femmes épris de patriotisme de s'accorder, même dans la diversité, pour construire un model de gouvernance politique et économique, transformateur de notre République.
       Le processus du retour à l'ordre constitutionnel pour lequel toute la classe politique a oeuvré montre en cette période électorale qu'il nous faut aller au delà de la démocratie électorale, il nous faut inventer une démocratie participative " à la centrafricaine ", une démocratie plurielle si nous voulons faire coexister démocratie et État fort.

La démocratie ne saurait être la règle si elle doit entraîner la faiblesse de l'État. La démocratie dans un État faible conduit au népotisme, au clientélisme, à l'ethnicisme ou au tribalisme.

La classe politique et les leaders d'opinions doivent inventer des pratiques qui permettent de préserver le processus démocratique et éviter au Pays de sombrer dans un chaos indescriptible.
       Ces pratiques nouvelles à mettre en place doivent tenir compte d'un rythme adapté à notre transition démocratique. La conséquence directe en sera l'élimination de la pauvreté par la création et la répartition équitable des richesses.

       La classe politique centrafricaine dans son ensemble doit se mettre d'accord pour définir une trajectoire démocratique avec pour socle la cohésion nationale afin d'éviter le retour des réflexes tribaux qui nuisent à la bonne marche vers la démocratie.

Un État fort lutte efficacement contre l'insécurité et offre les garanties de rentabilisation des capitaux investis. Un État fort capable de faire respecter les règles à tous les niveaux de la société est à construire en Centrafrique.

La pluralité de l'expression politique devra être garantie par la démocratie que l'État fort ne doit pas museler.

Mais la transformation de la République ne se fera pas avec une classe politique sans convictions, inconstante et irresponsable.
Il s'agit d'une mission quasi-sacerdotale pour l'amour du peuple et de la nation toute entière.

       Il ne s'agit pas de retrouvailles au banquet de la République.

       Il ne peut y avoir de la place dans ce schéma pour tous ceux qui confondent cette marche vers l'épanouissement politique et économique avec une course individuelle pour l'exercice du pouvoir.

Notre Pays doit prendre en compte les deux critères de base de son futur en gestation pour avoir la chance d'être démocratique :
       - le besoin d'équité dans le rapport entre le nombre et la richesse à créer,

       - le respect des principes et l'exigence de la Modernité.

VIVE LE CENTRAFRIQUE MODERNE AVEC LE FODEM !

                                                                                         FODEM FRANCE
                                                                                         NDOMBY Saturnin
                                                                                         3ème Vice-président
                                                                                        
satndomby@hotmail.com