FODEM - FRANCE - le 12/04/2005

Second Tour :
Difficile amorce du 2ème tour en centrafrique

Les nouvelles conditions de la cohésion nationale

LE PACTE DE REFORME POUR LA MODERNITE

Jean MBALANGA

1er Vice-président

Le problème de la restructuration d’une classe politique en perpétuelle évolution est au cœur de ces élections. Peut être que ce phénomène interne à la classe dirigeante centrafricaine prendra de l’ampleur en fonction de la dynamique des évènements.

Personne pourtant ne se doute  que ces élections avaient entre autre ambitions, le redémarrage du processus  de la bonne gouvernance qui nous sauvera de la banqueroute économique. Beaucoup de dossiers sont sur la table qui attendent qu’on s’y consacre totalement sans heurts politiques pendant une législature pleine au moins

Or si la classe dirigeante n’arrive pas à son but premier, celui de se répartir les forces et identifier les pôles de pouvoir, la suite des évènements peut en pâtir. Depuis 1960, l’Etat est en proie à une délocalisation interne du pouvoir même si les formations intellectuelles seules groupes alternatives tentent maladroitement de s’imposer.

Ce qui se passe en côte d’ivoire relève aussi d’une évolution où une nouvelle classe dirigeante se cherche et dont on voit que la société en générale en pâtie singulièrement. Ces moments de crise de légitimité du processus politique où la révolution atteint l’organisation de l’élite nationale peuvent déboucher soit sur une nouvelle alliance  prometteuse du renouveau démocratique( la révolution française de 1789), soit sur une voie de garage avec le retour en force d’une justification du nouveau pouvoir militaire.

Le problème de la complexité du processus démocratique centrafricaine vient de là. Comment donner corps à un ordre d’ouverture institutionnelle que réclame la communauté nationale épuisée par la crise depuis 40 ans quand l’acteur principal qu’est l’élite dirigeante porteuse de cette conviction est en petite forme. Comment associé un géant  l’État-nation, avec un nain politique. Comment déployer la capacité économique d’un pays avec une administration moribonde sans géni de l’autorité. Comment projeté un avenir planifié dans le cadre de la mondialisation avec une « élite mangeoiriste » véritable dérive de la marginalisation collective.

La transition gaullienne de 1958, quand le système parlementaire sombrait dans la crise a survécu grâce à la légitimité historique de l’homme DE GAULLE . Il arrive ainsi que les institutions nationales s’appuient sur un homme, appelé l’homme providentiel pour contourner les difficultés du moment, permettre un fonctionnement normale de la puissance publique dont dépend une bonne gouvernance de la société.

Boganda dans sa définition historique, est un homme providentiel. Boganda avait cette capacité unique d’inspirer la démocratie de notre pays par sa disposition d’esprit ouvert, il légitimait le processus institutionnel pendant la loi cadre, il projetait la nouvelle société dans un programme économique dont les experts reconnaîtront la viabilité selon la vision qu’il a donné des états unis d’afrique.

L’avons-nous aujourd’hui cet homme providentiel pour saucer la centrafrique ? Sera t'il  l'homme de rassemblement, d'ouverture, de vision prospective, et enfin protègera t'il notre population fragilisée!!!

La question se pose d’autant plus qu’en plus du travail de l’élite sur elle même pour se définir, il y aussi la crise des partis. On a vu le mélange dans ces élections de l’amateurisme présidentiel, le renforcement des bases ethniques, l’individualisme des petits partis, la division des partis « majeurs », la corruption du vote ... Toutes les marques d’une nation privée de vision d’avenir. C’est ici que les intellectuels doivent faire leur œuvre de recadrage pour aider à redonner une squelette idéologique au processus de modernisation inéluctable.

Si comme l’affirme le matérialisme historique, l’histoire des hommes est l’histoire des luttes de classe , l’histoire de l’Afrique dans un impérialisme global ne donne aucune indication quant à une sédimentation des classes traversées par les nouvelles idéologies de l’écologie et du développement durable. Cet affaiblissement de l’élite annonce t’il la persistance d’un état faible en centrafrique ?

VIVE LE CENTRAFRIQUE MODERNE AVEC LE FODEM !

                                                                                         FODEM FRANCE
                                                                                         MBALANGA JEAN
                                                                                         1er vice Président
                                                                                         E-mail :
j.mbalanga@fodem.org

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De la responsabilité des partis de refonder une nouvelle société en dépassant les clivages traditionnels
           
Charles MASSI : Le Bon choix de la Reconstruction Démocratique
           
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