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Les
ex libérateurs font parler d’eux à nouveau dans le Nord Ouest du
pays.
De
source digne de foi, plus d’une centaine d’ex libérateurs, sous le
couvert de « zaraguinas » ont fait irruption à Bohong, une
localité située entre Bouar et Bocaranga, dans l’Ouham Pendé. Ces éléments,
lourdement armés, viendraient de la région entre le Cameroun et le
Tchad. Leur objectif : perturber le second tour des présidentielles,
dans l’espoir d’empêcher l’élection du candidat Bozizé.
Il
n’y a pas eu de victimes, mais de nombreux pillages. La route entre
Bouar et Bocaranga est coupée à la circulation. Un important détachement
militaire est envoyé sur les lieux.
FODEM
- 11/04/2005
LE
CITOYEN N°2142 DU VENDREDI 08 AVRIL 2005
BOSSEMBELE
: Onze enfants peulhs, enlevés par les coupeurs de route qui réclament
une rançon de 500.000 FCFA par enfant
A. Kpoloton
Depuis
que la campagne électorale a commencé, les coupeurs de route ont
observé un " cessez le feu " sur les principaux axes routiers
de la république centrafricaine. Quelques coups de feu sporadiques se
sont fait entendre au Centre et au Nord du pays, mais n'ont pas empêché
les organisations internationales de circuler librement. Subitement, les
opérations " Zaraguinas " ont repris de plus bel sur toutes les
routes principales et secondaires, voire les pistes qui mènent aux champs
ou aux sources d'eau potable.
Dans
la nuit du lundi 4 au mardi 5 avril, des coupeurs de route ont enlevé
onze enfants peulhs au village Yérémon, à 10 km de Bossembélé, sur le
tronçon Yaloké. Enfants pris en otage pour réclamer une rançon de
5.500.000 Fcfa, à raison de 500.000 F par enfant. La présence des
Zaraguinas dans ces localités a été à chaque fois signalée au
détachemet des Forces Armées Centrafricaines (FACA) installé à 10 km
de Bossembélé, mais qui se montre presque inactif.
Selon
notre correspondant dans la région, ces éléments des FACA craigneraient
une défaite devant ces coupeurs de route surarmés, possédant parfois
des armes plus sophistiquées que notre Armée Nationale. En plus de cela,
ces éléments des FACA disent qu'ils sont tous pères de famille et ne
veulent pas prendre le risque devant cette espèce de coupeurs de route
qui ne s'attaque qu'aux peulhs et empêche ainsi les autochtones de se
rendre au champ ou à la chasse.
Que
faire dans une telle situation ?
Impossible
de répondre, sinon que la balle reste toujours dans le camp de nos Forces
Armées, formées et restructurées pour défendre le peuple centrafricain
dans des moments aussi difficiles que vivent les habitants de Bossembélé,
de la Mbi, de Ndjoukou et un peu partout sur le territoire national…
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