ACCORD POLITIQUE POUR LE SECOND TOUR

Politique, 21 avril - 08 mai 2005


Nous appelons tous les électeurs centrafricains à voter pour le Général François BOZIZE au second tour de l’élection présidentielle du 08 mai 2005 et à voter pour tous les candidats du FODEM au second tour des élections législatives de 2005. Nous invitons tous les électeurs centrafricains à se mobiliser derrière nos représentants afin de nous permettre d’oeuvrer avec la plus grande efficacité à la défense de l’intérêt national.

Charles MASSI

ACCORD POLITIQUE POUR LE SECOND TOUR DES ÉLECTIONS
PRÉSIDENTIELLES ET LÉGISLATIVES DU 08 MAI 2005

Accord politique pour le second tour des élections présidentielle et législatives du 8 mai 2005

- Après l’analyse objective de la situation politique qui a prévalu en République Centrafricaine jusqu’au 15 mars 2003, marqué par l’exclusion, le refus du dialogue et de la concertation ainsi que la gestion solitaire de l’Etat qui ont conduit aux crises militaires à répétition dont les populations civiles et l’économie ont payé une lourde tribut ;
- Tirant les enseignements de l’immense mobilisation du peuple centrafricain à l’occasion des élections présidentielle et législatives du 13 mars 2005 ;
- Témoignant de sa volonté de tourner les pages des violences politico militaires ;
- Devant la nécessité pour les Centrafricaines et des Centrafricains de joindre leurs efforts pour créer un cadre propice au redémarrage économique du pays afin de faire face à la dégradation des conditions de vie des populations ;
- Les candidats à l’élection présidentielle du 14 mars 2005, signataires du présent accord politique :
- Général d’Armée François Bozizé, Président de la République, Chef de l’Etat, Représentant la Convergence Kwa Na Kwa :
- Monsieur Jean-Paul Ngoupandé, ancien Premier ministre, Représentant le Parti de l’Unité Nationale (PUN) ;
- Commandant Charles Massi, ancien Ministre, Représentant le Forum Démocratique pour la Modernité (FODEM) ;
- Conviennent de conclure ensemble au cours du mandat présidentiel à venir, une politique de Réconciliation nationale et de Reconstruction au travers d’un Gouvernement de Réconciliation nationale qui se fixe comme objectifs prioritaires :
- Le rétablissement de la sécurité sur toute l’étendue du territoire avec le renforcement des mesures visant à la restructuration et à l’équipement des forces de défense et de sécurité pour les rendre plus opérationnelle ;
- La prise en compte de toutes les composantes de la nation pour mettre fin à la politique d’exclusion ;
- Favoriser le partage équilibré des responsabilités dans le strict respect de la Constitution avec les hommes et les femmes à la compétence avérée intègres et ayant un sens aigue du devoir ;
- L’assainissement des finances publiques et la réorganisation des secteurs réels de l’économie centrafricaine pour en améliorer les performances
- Retrouver la crédibilité et un climat de confiance durable avec nos partenaires au développement ;
- La lutte contre la pauvreté en vue de l’amélioration des conditions de vie du Centrafricain ;
- La mise en oeuvre des mesures d’urgence pour relancer les principales productions agricoles et redonner vie au monde rural principales victimes de crises chroniques dont souffre notre pays
- La réhabilitation et redynamisation des secteurs sociaux notamment ceux de la santé, de l’Education pour améliorer la qualité des ressources humaines,
- Pour atteindre ces objectifs, les parties signataires du présent accord politique s’engagent à soutenir la candidature du Général François Bozizé au second tour de l’élection présidentielle du 8 mai 2005.
- Aussi décident-elles de coordonner leurs stratégies et moyens en vue d’assurer la victoire finale face au candidat soutenu par le MLPC. Et de tout mettre en œuvre pour obtenir une large majorité parlementaire devant soutenir la politique du Gouvernement de Réconciliation Nationale.

- Fait à Bangui, le 21 avril 2005

Pour la Convergence Nationale Kwa Na Kwa

Général d’Armée François Bozizé

Le PUN
Jean-Paul Ngoupandé

Le FODEM

Le Commandant Charles Massi 

LE CONFIDENT - Mathurin Nestor Constant Momet 22/04/2005

Élections: MM. Ngoupandé et Massi apportent leur soutien à M. Bozizé

BANGUI - L'ex-Premier ministre centrafricain Jean-Paul Ngoupandé et l'ancien ministre Charles Massi ont décidé jeudi d'apporter leur soutien au président sortant François Bozizé pour le second tour de l'élection présidentielle le 8 mai, a-t-on appris auprès de M. Massi.

Jean-Paul Ngoupandé, qui a obtenu 5,08% des suffrages au premier tour, et Charles Massi (3,22%), respectivement arrivés en quatrième et cinquième positions, ont signé un "accord politique pour le second tour des élections présidentielle et législatives du 8 mai" au palais présidentiel avec le général Bozizé, a précisé M. Massi.

Selon les termes de cet accord, les trois hommes "conviennent de conduire ensemble au cours du mandat présidentiel à venir une politique de réconciliation nationale et de reconstruction au travers d'un gouvernement de réconciliation nationale".

Ce gouvernement se fixe comme objectifs prioritaires "le rétablissement de la sécurité", "la prise en compte de toutes les composantes de la Nation", "l'assainissement des finances publiques et la réorganisation des secteurs réels de l'économie", "la lutte contre la pauvreté", ainsi que la relance des principales productions agricoles et des secteurs sociaux.

"Pour atteindre ces objectifs, les parties signataires du présent accord politique s'engagent à soutenir la candidature du général François Bozizé au second tour de l'élection présidentielle du 8 mai 2005", poursuit l'accord.

"Aussi décident-ils de coordonner leurs stratégies et moyens en vue d'assurer la victoire finale face au candidat du MLPC (Mouvement pour la libération du peuple centrafricain) et de tout mettre en oeuvre pour obtenir la majorité parlementaire devant soutenir la politique du gouvernement de réconciliation nationale", ajoute le texte.

MM. Ngoupandé et Massi faisaient partie jusque-là de l'Union des forces vives de la Nation (UFVN), une coalition d'opposants à l'actuel chef de l'Etat qui a rassemblé neuf des onze candidats à la présidence.

Lui aussi membre de cette coalition, l'ancien président André Kolingba (16,36%) n'a pas encore fait officiellement connaître ses intentions pour le second tour, mais le bureau politique de son parti, le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), s'est déjà prononcé pour un ralliement au chef de l'Etat sortant.

Des négociations sont actuellement en cours entre les états-majors de MM. Bozizé et Kolingba.

Arrivé en tête du premier tour avec 42,97% des suffrages, le président Bozizé affrontera au second tour Martin Ziguélé (23,53%), ancien Premier ministre d'Ange-Félix Patassé.

(©AFP / 21 avril 2005 18h43)

La Plume n°044

La Plume n°044 du mardi 26 avril 2005-04-26

Ngoupandé et Massi

Deux grands leaders, tout à fait responsables.

         Voilà deux braves fils de ce pays qui ont su se départir de toutes considérations, qui ont réussi à enterrer la hache de guerre pour la sauvegarde de la démocratie.

            Les présidents du FODEM et du PUN, Jean Paul N’goupandé et Charles Massi n’ont lésiné sur aucun moyen, aucune concession pour sauver leur pays, la République Centrafricaine.

            Contrairement à certains, d’une gourmandise à nulle  autre pareille, sans aucun soucis pour le devenir de la nation,(simplement de sa poche). Ils ont, après mures réflexions, décidé d’appuyer le président sortant, le général d’armée, François Bozizé Yangounvonda au second tour, de l’élection présidentielle. L’accord y relatif a été signé le jeudi dernier.

            Avec en prime, un seul souci, la reconstruction du pays. Il n’y a aucune condition matérielle. Indices et preuves de ce que ses deux hommes politiques sont des dignes fils de notre pays. Son développement est au centre de leurs préoccupations.

            Ils veulent la reprise économique, le retour de la sécurité, l’apurement des arriérés des salaires des fonctionnaires et des retraités… et non des gardes prétoriennes de cent éléments, des milliards, et tout ce que vous savez.

            Qui d’autres mieux qu’eux, peut le faire ? Ils l’ont fait en toute conscience, ils savent que c’est ce qu’il faut pour le pays, ils ont bien réagit. Ils méritent des encouragements, de grands.

            L’histoire retient leur geste pour sauver la démocratie centrafricaine. On sait qu’on peut compter sur eux pour mobiliser leurs propres troupes respectives en vue d’un vote massif le 08 mai prochain en faveur du président Bozizé.

                                                                                                Aristote Kobregaî

LE CITOYEN N°2154

LE CONFIDENT
RDC : ZINGAS SOUTIENT BOZIZE MAIS NE DIVORCE PAS AVEC KOLINGBA 

Voir aussi : DÉCLARATION DES MEMBRES DU COMITE DIRECTEUR TRANSITOIRE DU RASSEMBLEMENT DÉMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN

LE CITOYEN N° 2154 SAMEDI 24 AVRIL 2005




APPEL A LA SAUVEGARDE ET A L'UNITÉ DE LA CENTRAFRIQUE.

Le cinq Avril deux mille cinq le Comité Directeur A Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) organe suprême du parti s'est réuni pour se prononcer sur le soutien ou non aux candidats retenus pour le deuxième tour de l'élection présidentielle.
Après débat démocratique et contradictoire, plus de 82% de voix des membres se sont portées sur le soutien au candidat François BOZIZE YANGOUVOUNDA.
Rappelons qu'un article du statut du Rassemblement Démocratique centrafricain (RDC), prévoit qu'en cas de crise majeure, le comité Directeur est convoqué en session extraordinaire et les résolutions prises à cette occasion sont exécutoire.
C'est ainsi que le parti avait entamé des négociations avec le Président François BOZIZE.
Force est de constater que ces négociations ont malheureusement été interrompues sans en référer au comité Directeur du parti dont les membres n'ont appris l'information et la nouvelle prise de position du parti qu'à la radio.
Considérant 1es souffrances endurées par les militants du RDC en particulier et le peuple centrafricain en général sous le sinistre régime sanguinaire et dictatorial du MLPC ;
Considérant le sursaut patriotique du 15 Mars 2003, expression du Peuple Centrafricain sous la houlette de Son Excellence le Général d'Armée François BQZIZE en vue d'instaurer la paix, la sécurité et l'unité nationale;
Considérant la volonté maintes fois affirmée du Président François BOZIZE de ne plus jamais voir un natifs de notre pays contraint à l'exil ;
Considérant le consensus exprimé pendant la transition ;
Considérant les résultats du Comité Directeur du 05 Avril 2005 engageant le parti à soutenir le candidat BOZIZE.
Considérant le dialogue entrepris et rompu sans en référer au Comité Directeur et à la base;
Considérant le mot d'ordre de neutralité adressé à l'endroit des militants du RDC en ce qui concerne le deuxième tour de l'élection présidentielle;
Nous Démocrates Rassembleurs, Membres du Comité Directeur du Rassemblement Démocratique Centrafricain, Candidats à la Députation, Présidents Fédéraux, Présidents Sous Fédéraux. Présidents de Section, de cellule de base, de la Jeunesse du ROC, de la section féminine. Cadres du Parti. Tendance du Rassemblement Démocratique Centrafricain Réformé (RDCR) :
Déclarons nul et de nul effet le communiqué de presse de rupture unilatérale de la négociation et la consigne de neutralité pour le deuxième tour de l'élection présidentielle.
Affirmons notre ferme détermination à soutenir le candidat François BOZIZE YANGOUVOUNDA.
Lançons un vibrant appel à toutes les militantes et à tous les militants du RDC sur toute l'étendue du Territoire National et à l'Etranger de se mobiliser et de rejoindre le Front Républicain afin do barrer la route aux ennemis de la Démocratie en votant massivement le 8 Mai 2005 pour le candidat François BOZIZE YANGOUVOUNDA.
Appelons à la sagesse et à la clairvoyance du président Fondateur du RDC le Général d'Armée André KQLINGBA afin de reconsidérer la position dite de neutralité afin d'appeler à voter pour son Frère, le Général d'Armée François BOZIZE pour sauver l'unité du parti.
Attendons du Président François BOZ1ZE YANGClVONDA, une fois élu de garantir à toutes les filles et à tous les fils du pays, la paix, la sécurité, et le bien être pour chacune et chacun d'entre eux.
Simplice ZINGAS. Membre du Comité Directeur Transitoire
Valentin Yves BELA DE. Membre du Comité Directeur Transitoire
Benjamin LENA, Président National de la Jeunesse du RDC, Membre du Comité Directeur Transitoire

 

LE CITOYEN N°2153

LE CITOYEN N° 2153 VENDREDI 22 AVRIL 2005
PRÉSIDENTIELLE
2005
Enfin, un Accord politique responsable et non farfelu.
Jean Paul Ngoupandé et Charles Massi justifient la signature de l’Accord politique avec François Bozizé.

Lord Esaï Ngamamokoï (LEN) : Présidents Jean Paul Ngoupandé et Charles Massi, vous venez de conclure un Accord Politique avec le Chef de l’Etat qui est candidat au second tour de l’élection présidentielle du 8 mai pour le compte de la Convergence Kwa na Kwa. Alors qu’est ce qui motive la signature de cet accord ?

Jean Paul Ngoupandé (JPN) : Ecoutez ! En ce qui concerne le Parti de l’Unité Nationale (PUN), l’explication est toute simple. Nous avons procédé à une large consultation à l’intérieur de notre parti. Deux Assemblées générales avec les cadres qui se sont largement exprimés et un débat franc ouvert au niveau de la direction politique, c’est à dire le Comité exécutif. Aux termes de cette longue consultation, nous sommes arrivés à la conclusion suivante : « Le Parti de l’Unité Nationale est né dans le contexte d’une lutte contre une politique ». Cette politique, nous l’avons combattue au point de joindre nos efforts à la rébellion militaire qui a conduit au 15 mars 2003. Malgré des malentendus et des différences de vues, entre nous et le général François Bozizé, notre parti estime que nous avons trop souffert du système MLPC pour prendre le risque aujourd’hui de travailler à son rétablissement sans un minimum de garantie que toute cette politique que nous avions combattue ne reviendrait pas.

Donc, c’est une position de principe qui a été décidée démocratiquement par les organes dirigeants et la base du parti. Et le dirigeant, que je suis, a accepté la position du parti. C’est tout à fait la paix dans l’âme que j’ai signé, aujourd’hui, avec le général Bozizé et Charles Massi, cet accord qui est un accord politique qui fixe très clairement les objectifs sur lesquels nous nous engageons, et qui met surtout l’accent sur le fait que nous nous engageons pour travailler à la reconstruction du pays, travailler à recrédibiliser ce pays qui en a besoin, travailler en tout cas à remettre un peu d’espoir dans le cœur des Centrafricains.

LEN : Que dit le FODEM ?

Charles Massi (CM) : Écoutez ! Nous avons signé un document commun et ce document part d’un constat. Nous avons vécu pas mal d’histoires. Vous savez que le PUN et le FODEM sont nés le même jour, un 4 mai 1998, et nous avons connu presque le même parcours, en terme de lutte politique.

Je n’ai pas besoin de vous rappeler toutes les violences dont le FODEM et son président étaient victimes, ces dernières années. En tout cas, si l’on remonte à la création du FODEM, pendant ces dernières années, nous n’avons fait que lutter. Cela est resté dans l’esprit de nos militants et de toutes les personnes qui ont porté leurs voix sur nous pendant ces élections, parce que nous sommes partis en campagne sous notre propre nom, sous notre propre parti, nous n’avons signé aucun contrat avec aucune organisation quelconque. C’est sereinement, qu’après avoir débattu des différentes perspectives de ce scrutin du 8 mai 2005, il s’est dégagé dans nos rangs une majorité qui m’a autorisé à discuter des conditions dans lesquelles on pourrait ensemble travailler au renouveau démocratique de notre pays.

Vous savez, nous avons mis l’accent pendant nos campagnes sur le problème de la sécurité qui, aujourd’hui, commande tout : la paix, le nouvel ordre social et la modernité. Parce que le texte que nous venons de signer consacre une large part à ces différents thèmes de notre campagne. Aujourd’hui, il n’est pas besoin de justifier pourquoi nous avons fait ce choix. Nous voulons simplement ensemble travailler avec ceux qui veulent le renouveau national.

En ce qui me concerne, vous savez que pendant deux ans, nous avons travaillé  au Conseil National de Transition à donner un cadre transparent aux élections. Nous avons fait en sorte qu’on puisse faire de ces élections une rampe pour le nouveau départ de notre pays. Dans ces conditions là, ce n’est pas pour une histoire de moindre mal, mais c’est que, pendant longtemps, on a lutté contre la politique d’exclusion. Quant au sectarisme, aujourd’hui, il est encore possible de lutter contre cela en se donnant la main. Ce que nous venons de faire, c’est un premier pas vers le renouveau national que nous recherchons. C’est pour cela qu’avec le Général François BOZIZE et Jean Paul NGOUPANDE, j’ai apposé ma signature au bas de ce document qui va nous permettre d’aller sur le terrain, l’esprit dégagé de toutes les suspicions.

LEN : En paraphant ce document, vous n’avez pas ainsi porté un coup dur à l’Union des Forces Vives de la Nation ?

CM : Non ! L’Union des Forces Vives de la Nation a été créée, vous le savez très bien, dans le cadre de l’invalidation des candidatures à l’élection présidentielle de février 2005. Nous n’avons aucun texte légal et officiel qui nous lie. Nous aurions pu le faire à travers les bureaux de vote et les moyens pour envisager le second tour. Cela n’a pas été fait. Donc, personne n’est lié par un contrat pour qu’on puisse dire qu’on a porté un coup dur à l’Union des Forces Vives de la Nation. Mais l’Union des Forces Vives de la Nation est un cadre de travail.

En tant que président du FODEM, je fais partie de ceux qui ont exigé clairement à nos partenaires qui vont au deuxième tour de l’élection présidentielle de nous dire clairement où ils veulent nous amener, qu’est ce que nous allons faire ? Nous n’allons pas nous retrouver dans les mêmes situations où l’on se met d’accord, et après, quand les fruits tombent, on pose encore de nouvelles conditionnalités. Je pense que nous n’avons pas eu de réponse claire, mais ce qui a prévalu, c’est l’opinion de la base. C’est le fait que nous ne pouvons pas laisser des gens dire : « Nous avons beaucoup souffert depuis 1998 d’une politique et d’acteurs politiques connus qui ont amen des militants du FODEM à fuir et à se cacher et leur président à s’exiler… » C’est l’esprit tranquille que nous avons signé cet accord. En tout cas, cela n’est pas une trahison. Puisque pour trahir, il faut être vraiment dans un cadre de contrat ou bien avoir un secret à partager. Cela n’a rien d’une trahison.

LEN : Monsieur Jean Paul Ngoupandé, le candidat du MLPC, Martin Ziguélé, comptait beaucoup sur cette Union des Forces Vives pour remporter la victoire. Alors qu’en dites vous ?

Jean Paul Ngoupandé (JPN) : Je voudrais rappeler une chose simple, c’est que l’Union des Forces Vives de la Nation est un regroupement dont les deux initiateurs sont devant vous, ici. A cette époque là, il n’était pas question de MLPC. Pour la simple raison qu’il n’était pas encore avec nous. Le but de ce regroupement qui avait un caractère circonstanciel, c’était de créer les conditions d’une élection transparente. Par la suite, on a voulu transformer l’Union des Forces Vives de la Nation en un parti de soutien à un candidat, évidemment Martin Ziguélé. A cet effet, je voudrais rappeler des questions précises, qu’en son temps, moi-même et Charles Massi et quelques autres, nous avions posées au candidat dit indépendant, mais dont nous voyons clairement que c’est le candidat du MLPC. Et je voudrais rappeler comme Charles Massi, que moi que vous voyez devant vous, je suis un rescapé, un miraculé de la période MLPC. Quel est le Centrafricain qui ne se souvient pas de la période où j’étais traqué, où je recevais des commandos nocturnes pour m’assassiner, où j’étais obligé de vivre dans la clandestinité à Bangui. Moi, ancien chef du Gouvernement, député jouissant de l’immunité parlementaire…. Qui ne se souvient pas encore ? Notre parti, Parti de l’Unité Nationale, au fond, n’a fait que combattre ce parti. Nous n’avons pas obtenu la garantie que le candidat indépendant était véritablement indépendant de cette machine infernale.

Et voilà, nous avons pris notre décision en toute responsabilité, et nous allons l’assumer.

Source Radio Centrafrique.

LE CITOYEN N°2151

LE CITOYEN N° 2151 DU MERCREDI 20 AVRIL 2005

L'idée d'une nouvelle transition fait son bonhomme de chemin.

L’HIRONDELLE N° 1084

L’HIRONDELLE N° 1084 du 14 au 15 avril 2005

Pacte de l’opposition : Charles Massi ouvre la jarre

Le Président du Forum pour la Démocratie et la Modernité n’a plus la langue dans la poche. Le Combattant Massi est sorti de sa réserve pour situer l’opinion publique nationale et internationale quant à la position que son parti entend prendre pendant le second tour des élections du 1er mai prochain, opposant les candidats Bozizé et Ziguélé.

A priori, il faut dire que cette position met un terme à une longue période de supputation, laquelle supputation présageait une alliance entre le candidat recalé Massi et son ancienne famille politique le MLPC et Ziguélé, ainsi que tous les membres de l’Union des Forces Vives de la Nation.

Charles Massi, à travers sa prise de position a donné « espoir » aux Centrafricains même au candidat François Bozizé qui faisait les yeux doux aux différents membres de l’U.F.V.N.

Dorénavant, il faut penser que la porte du FODEM n’est pas fermée au Général Bozizé, a-t-il dit.

De l’avis du leader du FODEM, sa famille politique n’est pas liée par un contrat de confiance avec le candidat soutenu par le MLPC. Ce candidat qui a été le premier lieutenant de Ange Félix Patassé à un moment où le peuple centrafricain était humilié par les éléments du Mouvement de Libération du Congo (LC).

Paradoxalement à ce que pense l’opinion publique, Massi n’a pas tari de critique envers le Général François Bozizé qu’il somme de tout faire pour être le candidat de la concertation et du consensus. Sans cela, ses efforts seront vains.

Le Président Massi, par cette prise de position, rentre dans la légende et se fait grandir. Les observateurs de la vie politique estiment louable cette vision politique. Surtout à un moment où la paix, la sécurité et l’unité nationale sont devenues le leitmotiv du discours des partenaires.

De cette manière, l’Union des Forces Vives de la Nation prend de l’eau. Le seul membre de ce regroupement qui continue de ramer à contre courant de la volonté des autres est le MLPC. L’ancien « grand parti » au pouvoir, à défaut de convaincre les autres partis de l’UFVN, a finalement choisi de mener une bataille occulte, celle qui consiste à infiltrer les autres partis politiques par le biais de leurs cadres à qui des postes de responsabilité sont promis.