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ACCORD
POLITIQUE POUR LE SECOND TOUR DES ÉLECTIONS
PRÉSIDENTIELLES ET LÉGISLATIVES DU 08 MAI 2005 |
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Accord politique pour le second tour des élections présidentielle et
législatives du 8 mai 2005
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Après l’analyse objective de la situation politique qui a prévalu en
République Centrafricaine jusqu’au 15 mars 2003, marqué par
l’exclusion, le refus du dialogue et de la concertation ainsi que la
gestion solitaire de l’Etat qui ont conduit aux crises militaires à
répétition dont les populations civiles et l’économie ont payé une
lourde tribut ;
- Tirant les enseignements de l’immense mobilisation du peuple
centrafricain à l’occasion des élections présidentielle et
législatives du 13 mars 2005 ;
- Témoignant de sa volonté de tourner les pages des violences politico
militaires ;
- Devant la nécessité pour les Centrafricaines et des Centrafricains de
joindre leurs efforts pour créer un cadre propice au redémarrage
économique du pays afin de faire face à la dégradation des conditions de
vie des populations ;
- Les candidats à l’élection présidentielle du 14 mars 2005,
signataires du présent accord politique :
- Général d’Armée François Bozizé, Président de la République, Chef
de l’Etat, Représentant la Convergence Kwa Na Kwa :
- Monsieur Jean-Paul Ngoupandé, ancien Premier ministre, Représentant le
Parti de l’Unité Nationale (PUN) ;
- Commandant Charles Massi, ancien Ministre, Représentant le Forum
Démocratique pour la Modernité (FODEM) ;
- Conviennent de conclure ensemble au cours du mandat présidentiel à
venir, une politique de Réconciliation nationale et de Reconstruction au
travers d’un Gouvernement de Réconciliation nationale qui se fixe comme
objectifs prioritaires :
- Le rétablissement de la sécurité sur toute l’étendue du territoire
avec le renforcement des mesures visant à la restructuration et à
l’équipement des forces de défense et de sécurité pour les rendre plus
opérationnelle ;
- La prise en compte de toutes les composantes de la nation pour mettre fin
à la politique d’exclusion ;
- Favoriser le partage équilibré des responsabilités dans le strict
respect de la Constitution avec les hommes et les femmes à la compétence
avérée intègres et ayant un sens aigue du devoir ;
- L’assainissement des finances publiques et la réorganisation des
secteurs réels de l’économie centrafricaine pour en améliorer les
performances
- Retrouver la crédibilité et un climat de confiance durable avec nos
partenaires au développement ;
- La lutte contre la pauvreté en vue de l’amélioration des conditions de
vie du Centrafricain ;
- La mise en oeuvre des mesures d’urgence pour relancer les principales
productions agricoles et redonner vie au monde rural principales victimes de
crises chroniques dont souffre notre pays
- La réhabilitation et redynamisation des secteurs sociaux notamment ceux
de la santé, de l’Education pour améliorer la qualité des ressources
humaines,
- Pour atteindre ces objectifs, les parties signataires du présent accord
politique s’engagent à soutenir la candidature du Général François
Bozizé au second tour de l’élection présidentielle du 8 mai 2005.
- Aussi décident-elles de coordonner leurs stratégies et moyens en vue
d’assurer la victoire finale face au candidat soutenu par le MLPC. Et de
tout mettre en œuvre pour obtenir une large majorité parlementaire devant
soutenir la politique du Gouvernement de Réconciliation Nationale.
- Fait à Bangui, le 21 avril 2005
Pour la Convergence Nationale Kwa Na Kwa
Général d’Armée François Bozizé
Le PUN
Jean-Paul Ngoupandé
Le FODEM
Le Commandant Charles Massi
LE
CONFIDENT - Mathurin Nestor Constant Momet 22/04/2005
Élections: MM. Ngoupandé et Massi apportent leur soutien à M. Bozizé
BANGUI - L'ex-Premier ministre centrafricain Jean-Paul Ngoupandé et
l'ancien ministre Charles Massi ont décidé jeudi d'apporter leur soutien
au président sortant François Bozizé pour le second tour de l'élection
présidentielle le 8 mai, a-t-on appris auprès de M. Massi.
Jean-Paul Ngoupandé, qui a obtenu 5,08% des suffrages au premier tour,
et Charles Massi (3,22%), respectivement arrivés en quatrième et cinquième
positions, ont signé un "accord politique pour le second tour des élections
présidentielle et législatives du 8 mai" au palais présidentiel avec
le général Bozizé, a précisé M. Massi.
Selon les termes de cet accord, les trois hommes "conviennent de
conduire ensemble au cours du mandat présidentiel à venir une politique de
réconciliation nationale et de reconstruction au travers d'un gouvernement
de réconciliation nationale".
Ce gouvernement se fixe comme objectifs prioritaires "le rétablissement
de la sécurité", "la prise en compte de toutes les composantes
de la Nation", "l'assainissement des finances publiques et la réorganisation
des secteurs réels de l'économie", "la lutte contre la pauvreté",
ainsi que la relance des principales productions agricoles et des secteurs
sociaux.
"Pour atteindre ces objectifs, les parties signataires du présent
accord politique s'engagent à soutenir la candidature du général François
Bozizé au second tour de l'élection présidentielle du 8 mai 2005",
poursuit l'accord.
"Aussi décident-ils de coordonner leurs stratégies et moyens en
vue d'assurer la victoire finale face au candidat du MLPC (Mouvement pour la
libération du peuple centrafricain) et de tout mettre en oeuvre pour
obtenir la majorité parlementaire devant soutenir la politique du
gouvernement de réconciliation nationale", ajoute le texte.
MM. Ngoupandé et Massi faisaient partie jusque-là de l'Union des forces
vives de la Nation (UFVN), une coalition d'opposants à l'actuel chef de l'Etat
qui a rassemblé neuf des onze candidats à la présidence.
Lui aussi membre de cette coalition, l'ancien président André Kolingba
(16,36%) n'a pas encore fait officiellement connaître ses intentions pour
le second tour, mais le bureau politique de son parti, le Rassemblement démocratique
centrafricain (RDC), s'est déjà prononcé pour un ralliement au chef de l'Etat
sortant.
Des négociations sont actuellement en cours entre les états-majors de
MM. Bozizé et Kolingba.
Arrivé en tête du premier tour avec 42,97% des suffrages, le président
Bozizé affrontera au second tour Martin Ziguélé (23,53%), ancien Premier
ministre d'Ange-Félix Patassé.
(©AFP
/ 21 avril 2005 18h43)
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La Plume n°044 |
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La
Plume n°044 du mardi 26 avril 2005-04-26
Ngoupandé et Massi
Deux
grands leaders, tout à fait responsables.
Voilà deux braves fils de ce pays qui ont su se départir de toutes
considérations, qui ont réussi à enterrer la hache de guerre pour la
sauvegarde de la démocratie.
Les présidents du FODEM et du PUN, Jean Paul N’goupandé et
Charles Massi n’ont lésiné sur aucun moyen, aucune concession pour
sauver leur pays, la République Centrafricaine.
Contrairement à certains, d’une gourmandise à nulle
autre pareille, sans aucun soucis pour le devenir de la
nation,(simplement de sa poche). Ils ont, après mures réflexions, décidé
d’appuyer le président sortant, le général d’armée, François Bozizé
Yangounvonda au second tour, de l’élection présidentielle. L’accord y
relatif a été signé le jeudi dernier.
Avec en prime, un seul souci, la reconstruction du pays. Il n’y a
aucune condition matérielle. Indices et preuves de ce que ses deux hommes
politiques sont des dignes fils de notre pays. Son développement est au
centre de leurs préoccupations.
Ils veulent la reprise économique, le retour de la sécurité,
l’apurement des arriérés des salaires des fonctionnaires et des retraités…
et non des gardes prétoriennes de cent éléments, des milliards, et tout
ce que vous savez.
Qui d’autres mieux qu’eux, peut le faire ? Ils l’ont fait
en toute conscience, ils savent que c’est ce qu’il faut pour le pays,
ils ont bien réagit. Ils méritent des encouragements, de grands.
L’histoire retient leur geste pour sauver la démocratie
centrafricaine. On sait qu’on peut compter sur eux pour mobiliser leurs
propres troupes respectives en vue d’un vote massif le 08 mai prochain en
faveur du président Bozizé.
Aristote Kobregaî
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LE
CITOYEN N°2154 |
LE
CONFIDENT
RDC
: ZINGAS SOUTIENT BOZIZE MAIS NE DIVORCE PAS AVEC KOLINGBA
Voir aussi : DÉCLARATION
DES MEMBRES DU COMITE DIRECTEUR TRANSITOIRE DU RASSEMBLEMENT DÉMOCRATIQUE
CENTRAFRICAIN
LE
CITOYEN N° 2154 SAMEDI 24 AVRIL 2005
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APPEL A LA SAUVEGARDE ET A
L'UNITÉ DE LA CENTRAFRIQUE.
Le cinq Avril deux mille cinq le Comité Directeur A
Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) organe suprême du
parti s'est réuni pour se prononcer sur le soutien ou non aux
candidats retenus pour le deuxième tour de l'élection
présidentielle.
Après débat démocratique et contradictoire, plus de 82% de voix des
membres se sont portées sur le soutien au candidat François BOZIZE
YANGOUVOUNDA.
Rappelons qu'un article du statut du Rassemblement Démocratique
centrafricain (RDC), prévoit qu'en cas de crise majeure, le comité
Directeur est convoqué en session extraordinaire et les résolutions
prises à cette occasion sont exécutoire.
C'est ainsi que le parti avait entamé des négociations avec le
Président François BOZIZE.
Force est de constater que ces négociations ont malheureusement été
interrompues sans en référer au comité Directeur du parti dont les
membres n'ont appris l'information et la nouvelle prise de position du
parti qu'à la radio.
Considérant 1es souffrances endurées par les militants du RDC en
particulier et le peuple centrafricain en général sous le sinistre
régime sanguinaire et dictatorial du MLPC ;
Considérant le sursaut patriotique du 15 Mars 2003, expression du
Peuple Centrafricain sous la houlette de Son Excellence le Général
d'Armée François BQZIZE en vue d'instaurer la paix, la sécurité et
l'unité nationale;
Considérant la volonté maintes fois affirmée du Président
François BOZIZE de ne plus jamais voir un natifs de notre pays
contraint à l'exil ;
Considérant le consensus exprimé pendant la transition ;
Considérant les résultats du Comité Directeur du 05 Avril 2005
engageant le parti à soutenir le candidat BOZIZE.
Considérant le dialogue entrepris et rompu sans en référer au
Comité Directeur et à la base;
Considérant le mot d'ordre de neutralité adressé à l'endroit des
militants du RDC en ce qui concerne le deuxième tour de l'élection
présidentielle;
Nous Démocrates Rassembleurs, Membres du Comité Directeur du
Rassemblement Démocratique Centrafricain, Candidats à la
Députation, Présidents Fédéraux, Présidents Sous Fédéraux.
Présidents de Section, de cellule de base, de la Jeunesse du ROC, de
la section féminine. Cadres du Parti. Tendance du Rassemblement
Démocratique Centrafricain Réformé (RDCR) :
Déclarons nul et de nul effet le communiqué de presse de rupture
unilatérale de la négociation et la consigne de neutralité pour le
deuxième tour de l'élection présidentielle.
Affirmons notre ferme détermination à soutenir le candidat François
BOZIZE YANGOUVOUNDA.
Lançons un vibrant appel à toutes les militantes et à tous les
militants du RDC sur toute l'étendue du Territoire National et à l'Etranger
de se mobiliser et de rejoindre le Front Républicain afin do barrer
la route aux ennemis de la Démocratie en votant massivement le 8 Mai
2005 pour le candidat François BOZIZE YANGOUVOUNDA.
Appelons à la sagesse et à la clairvoyance du président Fondateur
du RDC le Général d'Armée André KQLINGBA afin de reconsidérer la
position dite de neutralité afin d'appeler à voter pour son Frère,
le Général d'Armée François BOZIZE pour sauver l'unité du parti.
Attendons du Président François BOZ1ZE YANGClVONDA, une fois élu de
garantir à toutes les filles et à tous les fils du pays, la paix, la
sécurité, et le bien être pour chacune et chacun d'entre eux.
Simplice ZINGAS. Membre du Comité Directeur Transitoire
Valentin Yves BELA DE. Membre du Comité Directeur Transitoire
Benjamin LENA, Président National de la Jeunesse du RDC, Membre du
Comité Directeur Transitoire
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LE
CITOYEN N°2153 |
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LE
CITOYEN N° 2153 VENDREDI 22 AVRIL 2005
PRÉSIDENTIELLE
2005
Enfin,
un Accord politique responsable et non farfelu.
Jean Paul Ngoupandé et Charles
Massi justifient la signature de l’Accord politique avec François Bozizé.
Lord Esaï Ngamamokoï (LEN) : Présidents
Jean Paul Ngoupandé et Charles Massi, vous venez de conclure un Accord
Politique avec le Chef de l’Etat qui est candidat au second tour de l’élection
présidentielle du 8 mai pour le compte de la Convergence Kwa na Kwa. Alors
qu’est ce qui motive la signature de cet accord ?
Jean Paul Ngoupandé (JPN) :
Ecoutez ! En ce qui concerne le Parti de l’Unité Nationale (PUN),
l’explication est toute simple. Nous avons procédé à une large
consultation à l’intérieur de notre parti. Deux Assemblées générales
avec les cadres qui se sont largement exprimés et un débat franc ouvert au
niveau de la direction politique, c’est à dire le Comité exécutif. Aux
termes de cette longue consultation, nous sommes arrivés à la conclusion
suivante : « Le Parti de l’Unité Nationale est né dans
le contexte d’une lutte contre une politique ». Cette
politique, nous l’avons combattue au point de joindre nos efforts à la rébellion
militaire qui a conduit au 15 mars 2003. Malgré des malentendus et des différences
de vues, entre nous et le général François Bozizé, notre parti estime
que nous avons trop souffert du système MLPC pour prendre le risque
aujourd’hui de travailler à son rétablissement sans un minimum de
garantie que toute cette politique que nous avions combattue ne reviendrait
pas.
Donc, c’est une position
de principe qui a été décidée démocratiquement par les organes
dirigeants et la base du parti. Et le dirigeant, que je suis, a accepté la
position du parti. C’est tout à fait la paix dans l’âme que j’ai
signé, aujourd’hui, avec le général Bozizé et Charles Massi, cet
accord qui est un accord politique qui fixe très clairement les objectifs
sur lesquels nous nous engageons, et qui met surtout l’accent sur le fait
que nous nous engageons pour travailler à la reconstruction du pays,
travailler à recrédibiliser ce pays qui en a besoin, travailler en tout
cas à remettre un peu d’espoir dans le cœur des Centrafricains.
LEN : Que dit le FODEM ?
Charles Massi (CM) :
Écoutez ! Nous avons signé un document commun et ce document part
d’un constat. Nous avons vécu pas mal d’histoires. Vous savez que le
PUN et le FODEM sont nés le même jour, un 4 mai 1998, et nous avons connu
presque le même parcours, en terme de lutte politique.
Je n’ai pas besoin de vous
rappeler toutes les violences dont le FODEM et son président étaient
victimes, ces dernières années. En tout cas, si l’on remonte à la création
du FODEM, pendant ces dernières années, nous n’avons fait que lutter.
Cela est resté dans l’esprit de nos militants et de toutes les personnes
qui ont porté leurs voix sur nous pendant ces élections, parce que nous
sommes partis en campagne sous notre propre nom, sous notre propre parti,
nous n’avons signé aucun contrat avec aucune organisation quelconque.
C’est sereinement, qu’après avoir débattu des différentes
perspectives de ce scrutin du 8 mai 2005, il s’est dégagé dans nos rangs
une majorité qui m’a autorisé à discuter des conditions dans lesquelles
on pourrait ensemble travailler au renouveau démocratique de notre pays.
Vous savez, nous avons mis
l’accent pendant nos campagnes sur le problème de la sécurité qui,
aujourd’hui, commande tout : la paix,
le nouvel ordre social et la modernité.
Parce que le texte que nous venons de signer consacre
une large part à ces différents thèmes de notre campagne. Aujourd’hui,
il n’est pas besoin de justifier pourquoi nous avons fait ce choix. Nous
voulons simplement ensemble travailler avec ceux qui veulent le
renouveau national.
En ce qui me concerne, vous
savez que pendant deux ans, nous avons travaillé au Conseil National
de Transition à donner un cadre transparent aux élections. Nous avons fait
en sorte qu’on puisse faire de ces élections une rampe pour le nouveau départ
de notre pays. Dans ces conditions là, ce n’est pas pour une histoire de
moindre mal, mais c’est que, pendant longtemps, on a lutté contre la
politique d’exclusion. Quant au sectarisme, aujourd’hui, il est encore
possible de lutter contre cela en se donnant la main. Ce que nous venons de
faire, c’est un premier pas vers le renouveau national que nous
recherchons. C’est pour cela qu’avec le Général François BOZIZE et
Jean Paul NGOUPANDE, j’ai apposé ma signature au bas de ce document qui
va nous permettre d’aller sur le terrain, l’esprit dégagé de toutes
les suspicions.
LEN : En paraphant ce document, vous
n’avez pas ainsi porté un coup dur à l’Union des Forces Vives de la
Nation ?
CM : Non !
L’Union des Forces Vives de la Nation a été créée, vous le savez très
bien, dans le cadre de l’invalidation des candidatures à l’élection présidentielle
de février 2005. Nous n’avons aucun texte légal et officiel qui nous
lie. Nous aurions pu le faire à travers les bureaux de vote et les moyens
pour envisager le second tour. Cela n’a pas été fait. Donc, personne
n’est lié par un contrat pour qu’on puisse dire qu’on a porté un
coup dur à l’Union des Forces Vives de la Nation. Mais l’Union des
Forces Vives de la Nation est un cadre de travail.
En tant que président du
FODEM, je fais partie de ceux qui ont exigé clairement à nos partenaires
qui vont au deuxième tour de l’élection présidentielle de nous dire
clairement où ils veulent nous amener, qu’est ce que nous allons faire ?
Nous n’allons pas nous retrouver dans les mêmes situations où l’on se
met d’accord, et après, quand les fruits tombent, on pose encore de
nouvelles conditionnalités. Je pense que nous n’avons pas eu de réponse
claire, mais ce qui a prévalu, c’est l’opinion de la base. C’est le
fait que nous ne pouvons pas laisser des gens dire : « Nous avons
beaucoup souffert depuis 1998 d’une politique et d’acteurs politiques
connus qui ont amen des militants du FODEM à fuir et à se cacher et leur
président à s’exiler… » C’est l’esprit tranquille que nous
avons signé cet accord. En tout cas, cela n’est pas une trahison. Puisque
pour trahir, il faut être vraiment dans un cadre de contrat ou bien avoir
un secret à partager. Cela n’a rien d’une trahison.
LEN : Monsieur Jean Paul Ngoupandé, le
candidat du MLPC, Martin Ziguélé, comptait beaucoup sur cette Union des
Forces Vives pour remporter la victoire. Alors qu’en dites vous ?
Jean Paul Ngoupandé (JPN) :
Je voudrais rappeler une chose simple, c’est que l’Union des Forces
Vives de la Nation est un regroupement dont les deux initiateurs sont devant
vous, ici. A cette époque là, il n’était pas question de MLPC. Pour la
simple raison qu’il n’était pas encore avec nous. Le but de ce
regroupement qui avait un caractère circonstanciel, c’était de créer
les conditions d’une élection transparente. Par la suite, on a voulu
transformer l’Union des Forces Vives de la Nation en un parti de soutien
à un candidat, évidemment Martin Ziguélé. A cet effet, je voudrais
rappeler des questions précises, qu’en son temps, moi-même et Charles
Massi et quelques autres, nous avions posées au candidat dit indépendant,
mais dont nous voyons clairement que c’est le candidat du MLPC. Et je
voudrais rappeler comme Charles Massi, que moi que vous voyez devant vous,
je suis un rescapé, un miraculé de la période MLPC. Quel est le
Centrafricain qui ne se souvient pas de la période où j’étais traqué,
où je recevais des commandos nocturnes pour m’assassiner, où j’étais
obligé de vivre dans la clandestinité à Bangui. Moi, ancien chef du
Gouvernement, député jouissant de l’immunité parlementaire…. Qui ne
se souvient pas encore ? Notre parti, Parti de l’Unité Nationale, au
fond, n’a fait que combattre ce parti. Nous n’avons pas obtenu la
garantie que le candidat indépendant était véritablement indépendant de
cette machine infernale.
Et voilà, nous avons pris
notre décision en toute responsabilité, et nous allons l’assumer.
Source Radio
Centrafrique.
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LE
CITOYEN N°2151 |
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LE
CITOYEN N° 2151 DU MERCREDI 20 AVRIL 2005
| L'idée
d'une nouvelle transition fait son bonhomme de chemin. |
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L’HIRONDELLE
N° 1084 |
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L’HIRONDELLE
N° 1084 du 14 au 15 avril 2005
Pacte
de l’opposition : Charles Massi ouvre la jarre
Le Président du
Forum pour la Démocratie et la Modernité n’a plus la langue dans la
poche. Le Combattant Massi est sorti de sa réserve pour situer l’opinion
publique nationale et internationale quant à la position que son parti
entend prendre pendant le second tour des élections du 1er mai prochain,
opposant les candidats Bozizé et Ziguélé.
A priori, il faut
dire que cette position met un terme à une longue période de supputation,
laquelle supputation présageait une alliance entre le candidat recalé
Massi et son ancienne famille politique le MLPC et Ziguélé, ainsi que tous
les membres de l’Union des Forces Vives de la Nation.
Charles Massi, à
travers sa prise de position a donné « espoir » aux
Centrafricains même au candidat François Bozizé qui faisait les yeux doux
aux différents membres de l’U.F.V.N.
Dorénavant,
il faut penser que la porte du FODEM n’est pas fermée au Général Bozizé,
a-t-il dit.
De l’avis du
leader du FODEM, sa famille politique n’est pas liée par un contrat de
confiance avec le candidat soutenu par le MLPC. Ce candidat qui a été le
premier lieutenant de Ange Félix Patassé à un moment où le peuple
centrafricain était humilié par les éléments du Mouvement de Libération
du Congo (LC).
Paradoxalement à ce
que pense l’opinion publique, Massi n’a pas tari de critique envers le Général
François Bozizé qu’il somme de tout faire pour être le candidat de la
concertation et du consensus. Sans cela, ses efforts seront vains.
Le Président Massi,
par cette prise de position, rentre dans la légende et se fait grandir. Les
observateurs de la vie politique estiment louable cette vision politique.
Surtout à un moment où la paix, la sécurité et l’unité nationale sont
devenues le leitmotiv du discours des partenaires.
De cette manière,
l’Union des Forces Vives de la Nation prend de l’eau. Le seul membre de
ce regroupement qui continue de ramer à contre courant de la volonté des
autres est le MLPC. L’ancien « grand parti » au pouvoir, à défaut
de convaincre les autres partis de l’UFVN, a finalement choisi de mener
une bataille occulte, celle qui consiste à infiltrer les autres partis
politiques par le biais de leurs cadres à qui des postes de responsabilité
sont promis.
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