L’ACCORD
POLITIQUE DU 21/ 04 / 2004 CONFIRME NOTRE SOUTIENT A LA LONGUE
MARCHE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN
Les
doutes qui fleurissent à l’occasion de ces accords entre notamment le
commandant Charles Massi et le général Bozize que le premier a combattu
quand il fallait réaffirmer les droits
démocratiques de l’opposition depuis la crise des « exclus à la
présidentiel », ne sont pas à occulter.
L’espace
politique centrafricain depuis l’écroulement des mécanismes
institutionnels ( face à un
PATASSE au abois), secrète insidieusement un poison à la grande
satisfaction des « nihilistes », fervents soutient de l’état
croupion. Pour piéger le courant réformateur et le réduire au silence
rien ne vaut l’habillage et la prise à témoin de l’opinion pour crédibiliser
une fausse OUVERTURE
INSTITUTIONNELLE.
Peut
être que BOZIZE est entrain de prendre de l’ascendant face à son aile
dure pour se donner un pouvoir de lisibilité quand aux intérêts
profonds de ce peuple. Le peuple veut la paix, la justice sociale, le développement,
la sécurité.
Une
fois régler ce cas des critiques mal venues qui ne nous instruisent en rien
sur ces accords, nous pouvons poser
une analyse sérieuse.
Pour
les puristes, rien ne justifie de tel « revirement » parce que
l’UFVN
est l’endroit naturel où l’opposition devait concrétiser un contrat
de gouvernement pour le deuxième tour avec ZIGUELE.
En
effet la république centrafricaine à vécu un moment spécifique dans
ces élections où les hommes politiques ont accepté à un moment crucial
de leur lutte partisane de mettre en commun leurs moyens humains,
financiers, intellectuel afin de SAUVER
LA MAISON COMMUNE. L’UFVN
a constitué un moment d’institutionnalisation des conflits, unique dans
les anales locales.
Les
raisons de l’éclatement du front démocratique de l’opposition sont multiples dont la principale reste l’irruption
inattendue du spectre PATASSE derrière ces résultats. Les barons du MLPC
sont responsables d’une gestion chaotique d’une image qui n’a pas évoluée
dont on accusera personne de leur faire remarquer. ZIGUELE n’en reste
pas moins exclu d’une machine politique entre d’autres mains dont
celles des « Patassistes Résistants ». Il n’était
pas question de faire endosser au pays, en plus des problèmes structuraux
en perspective qu'il doit affronter, l’idée de trancher ce nœud
gordien.
Il
y a plusieurs manières de signer un accord politique. La plus facile est
dans une logique de prébende et du mageoirisme, ce qui a le mérite d’être
claire pour ceux qui vous ont fait confiance, en portant leur voix sur
votre parti considéré comme le meilleur.
De
surcroît, on peut choisir au passage d’être le courtisant du roi. Mais
le Roi, lui s’appuie au moins sur un héritage convoité. Ici il n’ y
en a pas.
Sous
Bokassa , avec l’ora de sa personne écrasant toute la classe politique
, la culture des courtisans était florissante parce que tout le monde
craignait de perdre le bout de son strapontin.
Nous
ne reviendrons pas sur les « sorties intempestives » de
certains membres qui ont créés une « crise dyarchique » en
toute connaissance de leur
action, contre l’intérêt supérieur du parti. Le FODEM
réaffirme ici son attachement à ses valeurs fondamentales
de discipline, paix ,prospérité afin que le message que nous
construisons pour l’avenir démocratique du pays ne souffre pas
d’interprétations fausses.
Dans
ce cadre le FODEM
signe , défend et porte ses espoirs politiques dans une
alliance qui s’apparente aujourd’hui à une bouée de sauvetage pour
toute la population. A l’analyse nous nous associons à un mouvement de
sortie de crise, nécessaire, même si notre parti n’a pas la clef
d’un pourrissement lié à 40 années de vagabondage politique.
La
vigilance démocratique, est une des données de ces deux ans de
transition. Mais c’est aux populations de contrôler ses dirigeants, de
contraindre le pouvoir à respecter ses engagements, de contraindre la
justice de poursuivre les fautifs.
Pour
autant, allons nous vers un clash prévisible.
L’ANALYSE
La
caractéristique de nos états croupions est que les ressources
aujourd’hui, comme l’a bien vu un candidat (
sans avoir convaincu par sa manière de présenter le sujet ), sont en
baisse constante. Ce la veut dire que face à ces problèmes constants , l’état
a du mal. Si en plus on prend en compte le phénomène de prébende
et de la corruption, les tensions eu égard à la nature patrimoniale de
l’état seront au rendez-vous dès demain.
En
conséquence le prochain président est appelé à gérer une situation de
crise financière aiguë. Il se pourrait qu'à défaut d'une volonté
politique réelle qu'un virage dictatorial en vue de juguler le risque
d’explosion sociale s’inscrive comme solution d’une crise
transitionnelle. Mais il est arrivé que le président trouve des alliés
qui règle la facture, et
permette au pouvoir de présenter une victoire et d'engranger le
succès politique lié. Le charisme de l’homme providentiel prend alors
de l’épaisseur pour éviter que le manque de confiance n’entrave la
continuité d’une bonne gouvernance.
COMMENT
RÉUSSIR UNE ALLIANCE RÉPUBLICAINE
Il
est interdit aux partis concernés dans ce processus de faire des sorties
imprévues. Discipline , cohérence, participation sont les règles de
fonctionnement . Le président préside, le gouvernement gouverne, le
législateur légifère, la justice tranche dans le droit.
Pour
évincer la providence capricieuse, rien ne vaut une profonde réflexion
sur la paix. Mais à marche forcée, c’est sur les épaules des hommes
visionnaires qu’il faut compter.
L’alliance
n’est rien sans la bonne volonté de
chacun . La volonté d’écoute, de dialogue permanent, de
recherche équitable des solutions toujours accrochées à la miséricorde
de dieux, accompagnant ses brebis égarées.
Cette
force qui nous pousse à partager pour la porter, la misère de la nation
parce qu’elle nous incombe, se trouve inscrit dans la crise sociétale
de 50 ans d’errance politique. Nous ne faisons aucun sacrifice. La Centrafrique
doit solder ses affaires en
toute humilité.
ET
LA POLITIQUE DANS TOUT CELA ?
La
nation n’a jamais été consolidée reconnaissons le. Ballottée depuis
une naissance mal assurée, notre république brille par la démission
injustifiée de ses princes modernes.
Il
ne suffit pas de se cacher derrière son doigt pour faire de la politique.
Il est évident que les extrémistes peuvent tout faire capoter en un rien
de temps vu la complexité d’une situation instable.
Si
comme nous le pensons, l’opposition prend ses responsabilités et garde
ses armes critiques dans le respect des institutions, le pouvoir ne doit
pas déborder par excès d’arrogance pour défaire le rôle de
l’opposition.
Il
n’est pas difficile de se parler. Mais il est difficile
de déloger un égoïsme viscéral, patiné par tant d’année
d’excès mégalomaniaque.
La
patience, la Centrafrique en
trouvera. Les hommes la Centrafrique en fabriquera, la politique, la
nation en inventera, la paix la
république s’en imprégnera.
Jean.mbalanga
VIVE
LE CENTRAFRIQUE MODERNE AVEC LE FODEM !
FODEM FRANCE
MBALANGA JEAN
Président Délégué
E-mail : j.mbalanga@fodem.org