FODEM - FRANCE - le 26/04/2005

QUAND LA VIE EST DIFFICILE,
JAMAIS ON NE S’ASSOIE POUR SE PLAINDRE

LE PACTE DE REFORME POUR LA MODERNITE

Jean MBALANGA

Président Délégué

L’ACCORD POLITIQUE DU 21/ 04 / 2004 CONFIRME NOTRE SOUTIENT A LA  LONGUE MARCHE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

Les doutes qui fleurissent à l’occasion de ces accords entre notamment le commandant Charles Massi et le général Bozize que le premier a combattu quand il fallait réaffirmer les  droits démocratiques de l’opposition depuis la crise des « exclus à la présidentiel », ne sont pas à occulter.

L’espace politique centrafricain depuis l’écroulement des mécanismes institutionnels ( face à un PATASSE au abois), secrète insidieusement un poison à la grande satisfaction des « nihilistes », fervents soutient de l’état croupion. Pour piéger le courant réformateur et le réduire au silence rien ne vaut l’habillage et la prise à témoin de l’opinion pour crédibiliser une fausse OUVERTURE INSTITUTIONNELLE.

Peut être que BOZIZE est entrain de prendre de l’ascendant face à son aile dure pour se donner un pouvoir de lisibilité quand aux intérêts profonds de ce peuple. Le peuple veut la paix, la justice sociale, le développement, la sécurité.

Une fois régler ce cas des critiques mal venues qui ne nous instruisent en rien sur ces accords, nous pouvons  poser une analyse sérieuse.

Pour les puristes, rien ne justifie de tel « revirement » parce que l’UFVN est l’endroit naturel où l’opposition devait concrétiser un contrat de gouvernement pour le deuxième tour avec ZIGUELE. 

En effet la république centrafricaine à vécu un moment spécifique dans ces élections où les hommes politiques ont accepté à un moment crucial de leur lutte partisane de mettre en commun leurs moyens humains, financiers, intellectuel afin de SAUVER LA MAISON COMMUNE. L’UFVN a constitué un moment d’institutionnalisation des conflits, unique dans les anales locales.

Les raisons de l’éclatement du front démocratique de l’opposition  sont multiples dont la principale reste l’irruption inattendue du spectre PATASSE derrière ces résultats. Les barons du MLPC sont responsables d’une gestion chaotique d’une image qui n’a pas évoluée dont on accusera personne de leur faire remarquer. ZIGUELE n’en reste pas moins exclu d’une machine politique entre d’autres mains dont  celles des «  Patassistes Résistants ». Il n’était pas question de faire endosser au pays, en plus des problèmes structuraux en perspective qu'il doit affronter, l’idée de trancher ce nœud gordien.

Il y a plusieurs manières de signer un accord politique. La plus facile est dans une logique de prébende et du mageoirisme, ce qui a le mérite d’être claire pour ceux qui vous ont fait confiance, en portant leur voix sur votre parti considéré comme le meilleur.

De surcroît, on peut choisir au passage d’être le courtisant du roi. Mais le Roi, lui s’appuie au moins sur un héritage convoité. Ici il n’ y en a pas. 

Sous Bokassa , avec l’ora de sa personne écrasant toute la classe politique , la culture des courtisans était florissante parce que tout le monde craignait  de perdre le bout de son strapontin.

Nous ne reviendrons pas sur les « sorties intempestives » de certains membres qui ont créés une « crise dyarchique » en toute connaissance  de leur action, contre l’intérêt supérieur du parti. Le FODEM réaffirme ici son attachement à ses valeurs fondamentales  de discipline, paix ,prospérité afin que le message que nous construisons pour l’avenir démocratique du pays ne souffre pas d’interprétations fausses. 

Dans ce cadre le FODEM  signe , défend et porte ses espoirs politiques dans une alliance qui s’apparente aujourd’hui à une bouée de sauvetage pour toute la population. A l’analyse nous nous associons à un mouvement de sortie de crise, nécessaire, même si notre parti n’a pas la clef d’un pourrissement lié à 40 années de vagabondage politique.

La vigilance démocratique, est une des données de ces deux ans de transition. Mais c’est aux populations de contrôler ses dirigeants, de contraindre le pouvoir à respecter ses engagements, de contraindre la justice de poursuivre les fautifs.

Pour autant, allons nous vers un clash prévisible.

L’ANALYSE

La caractéristique de nos états croupions est que les ressources aujourd’hui, comme l’a bien vu un candidat  ( sans avoir convaincu par sa manière de présenter le sujet ), sont en baisse constante. Ce la veut dire que face à ces problèmes constants , l’état a du mal. Si en plus on prend en compte le phénomène de prébende et de la corruption, les tensions eu égard à la nature patrimoniale de l’état seront au rendez-vous dès demain.

En conséquence le prochain président est appelé à gérer une situation de crise financière aiguë. Il se pourrait qu'à défaut d'une volonté politique réelle qu'un virage dictatorial en vue de juguler le risque d’explosion sociale s’inscrive comme solution d’une crise transitionnelle. Mais il est arrivé que le président trouve des alliés qui règle la facture,  et permette au pouvoir de présenter une victoire et d'engranger le succès politique lié. Le charisme de l’homme providentiel prend alors de l’épaisseur pour éviter que le manque de confiance n’entrave la continuité d’une bonne gouvernance.

COMMENT RÉUSSIR UNE ALLIANCE RÉPUBLICAINE

Il est interdit aux partis concernés dans ce processus de faire des sorties imprévues. Discipline , cohérence, participation sont les règles de fonctionnement . Le président préside, le gouvernement gouverne, le législateur légifère, la justice tranche dans le droit.

Pour évincer la providence capricieuse, rien ne vaut une profonde réflexion sur la paix. Mais à marche forcée, c’est sur les épaules des hommes visionnaires qu’il faut compter.

L’alliance n’est rien sans la bonne volonté de  chacun . La volonté d’écoute, de dialogue permanent, de recherche équitable des solutions toujours accrochées à la miséricorde de dieux, accompagnant ses brebis égarées.

Cette force qui nous pousse à partager pour la porter, la misère de la nation parce qu’elle nous incombe, se trouve inscrit dans la crise sociétale de 50 ans d’errance politique. Nous ne faisons aucun sacrifice. La Centrafrique  doit solder ses affaires en toute humilité.

ET LA POLITIQUE DANS TOUT CELA ?

La nation n’a jamais été consolidée reconnaissons le. Ballottée depuis une naissance mal assurée, notre république brille par la démission injustifiée de ses princes modernes.

Il ne suffit pas de se cacher derrière son doigt pour faire de la politique. Il est évident que les extrémistes peuvent tout faire capoter en un rien de temps vu la complexité d’une situation instable.

Si comme nous le pensons, l’opposition prend ses responsabilités et garde ses armes critiques dans le respect des institutions, le pouvoir ne doit pas déborder par excès d’arrogance pour défaire le rôle de l’opposition.

Il n’est pas difficile de se parler. Mais il est difficile  de déloger un égoïsme viscéral, patiné par tant d’année d’excès mégalomaniaque.

La patience, la Centrafrique  en trouvera. Les hommes la Centrafrique en fabriquera, la politique, la nation en inventera, la paix  la république s’en imprégnera.

Jean.mbalanga

VIVE LE CENTRAFRIQUE MODERNE AVEC LE FODEM !

                                                                                         FODEM FRANCE
                                                                                         MBALANGA JEAN
                                                                                         Président Délégué
                                                                                         E-mail :
j.mbalanga@fodem.org

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