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FODEM, 27 juin 2005
FODEM, 07 mai 2005 |
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Aide française à la réhabilitation du
réseau routier centrafricain
L'Agence française de développement (AFD) et le gouvernement centrafricain ont signé jeudi à Bangui une convention de prêt de 3,275 milliards de francs CFA (5 millions d'euros) pour la réhabilitation des ouvrages d'art du réseau routier du sud-ouest du pays. Cet accord a été signé par le ministre centrafricain délégué aux Finances Mohamed Maadi Marboua, l'ambassadeur de France à Bangui Jean-Pierre Destouesse et le directeur de l'AFD Cyrille Bertrand. Le prêt devrait permettre notamment de remettre en état les ponts du sud-ouest de la Centrafrique, dont le très mauvais état paralyse la circulation, surtout pendant la saison des pluies. Cette région concentre une bonne partie des industries forestières du pays. Lors de la signature, l'ambassadeur Destouesse a déclaré que "réhabiliter ou construire des ponts dans une région où l'économie est essentielle pour le pays, c'est aller dans le sens du développement. C'est aussi faciliter le désenclavement du pays". De son côté, le ministre Maadi Marboua se réjouit de cette convention de financement car "elle est une réponse du conseil de surveillance de l'AFD au gouvernement centrafricain". L'AFD avait suspendu sa coopération avec le régime du président déchu Ange-Félix Patassé pour cause de "mauvaise gouvernance" mais l'a repris après le coup d'Etat du général François Bozizé en mars 2003. Elle participe aujourd'hui aux efforts de relance de l'économie centrafricaine, dans les secteurs des transports et des travaux publics notamment.
Le programme appuiera principalement le secteur de l'éducation et de la santé par la prise en charge dans les cantines scolaires de 98 000 élèves et dans les crèches villageoises de 2000 enfants en préparation à l'accès à l'école primaire, dans les centres de santé pour une récupération nutritionnelle des enfants dénutris, des femmes enceintes et des mères allaitant en situation de déficit pondérale. « 100 000 enfants en moyenne par an recevront une ration alimentaire journalière composée de deux repas chauds; un le matin et un autre à midi pour les stimuler à fréquenter régulièrement l'école et à y rester jusqu'au moins à la fin du cycle primaire », a dit, à l'Acap, M. Jean-Charles Dei. Ce programme couvre une période de quatre ans, du 1er octobre 2005 à septembre 2009, et concerne les préfectures de la Basse-Kotto, la Ouaka, la Kémo, la Nana-Grébizi, l'Ouham et la Nana-Mambéré ainsi que 15 écoles communautaires de la sous-préfecture de Boda dans la Lobaye Il sera conjointement exécuté par le Service de gestion de l'aide alimentaire (Segal), service d'Etat, et le Pam par le biais des Volontaires des Nations unies. L'Etat met à la disposition du programme des entrepôts d'une capacité de 81 000 tonnes dans les villes de Bangui, Bouar et Bambari. Ainsi, la contribution du gouvernement est de 72 826 125 f cfa. Les activités d'assistance du Pam en République Centrafricaine ont commencé en 1966 avec un accord de base conclu le 13 février 1969. L'institution des Nations-unies a déjà financé la projets de développement, 15 opérations d'urgence et 1 opération de redressement pour un montant total d'environs 30,5 milliards f cfa.
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