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BOZIZE
PRÉSIDENT : LES PREMIERS PAS !
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Fin
à N'Djamena de la tournée régionale du président
centrafricain Bozizé
30 MAI 2005 - TCHAD /
CENTRAFRIQUE
Le
président centrafricain élu François Bozizé a achevé
lundi dans la capitale tchadienne N'Djamena une tournée en
Afrique centrale entamée au lendemain de sa victoire au
second tour du scrutin présidentiel du 8 mai. "L'heure
est venue de tourner la page et d'imprimer une nouvelle marque
à la coopération bilatérale", a indiqué le général
Bozizé à l'issue d'un entretien lundi avec le président
tchadien Idriss Deby. "Nous demandons la réactualisation
de la commission mixte Tchad-Centrafrique pour que la paix,
l'entente et l'harmonie règnent entre nos deux pays",
a-t-il poursuivi. "Le moment est venu pour que les deux
peuples frères, tchadien et centrafricain vivent en paix et
en harmonie", a pour sa part souhaité le président Deby.
"Le Tchad reste une seconde patrie pour les
Centrafricains", a ajouté le chef de l'Etat tchadien,
"nous ne ménagerons aucun effort pour aider de façon
permanente Bangui". Le président Deby a également plaidé
pour "une action commune en vue de combattre le grand
banditisme à la frontière entre les deux pays". Des
bandes armées, composées d'éléments tchadiens de la rébellion
qui a porté le général Bozizé au pouvoir à Bangui en mars
2003, se signalent régulièrement dans la zone frontière
entre le Tchad, la Centrafrique et le Cameroun en détroussant
les voyageurs sur les routes.
Investiture
du président centrafricain Bozizé le 11 juin prochain
(Xinhuanet
31/05/2005)
L'investiture du général François
Bozizé, élu président de la République centrafricaine le 8
mai dernier, aura lieu le 11 juin sous le signe de l'austérité,
a annoncé lundi à Bangui le Premier ministre Célestin-Leroy
Gaombalet,cité par une information en provenance de Bangui.
Le président centrafricain sortant François Bozizé a
remporté avec 64,6% des voix le 2ème tour de l'élection présidentielle
du 8 mai face à l'ancien Premier ministre Martin Ziguélé.
Selon les résultats définitifs des élections, M. Ziguélé
n'a recueilli que 35,4% des suffrages.
Agé de 58 ans, le général François Bozizé est arrivé au
pouvoir en Centrafrique le 15 mars 2003 à la faveur d'un coup
d'Etat.
Cette présidentielle met fin au régime de "transition
consensuelle" ouverte par ce coup d'Etat dans lequel François
Bozizé avait renversé le président Ange-Félix Patassé.
Fin
Le président centrafricain élu François Bozizé a achevé
lundi dans la capitale tchadienne N'Djamena une tournée en
Afrique centrale entamée au lendemain de sa victoire au
second tour du scrutin présidentiel du 8 mai, a-t- on appris
de source de N'Djamena.
"L'heure est venue de tourner la page et d'imprimer une
nouvelle marque à la coopération bilatérale", a indiqué
le général Bozizé à l'issue d'un entretien lundi avec son
homologue tchadien Idriss Deby.
"Nous demandons la réactualisation de la commission
mixte Tchad-Centrafrique pour que la paix, l'entente et
l'harmonie règnent entre nos deux pays", a-t-il
poursuivi.
"Le moment est venu pour que les deux peuples frères,
tchadien et centrafricain vivent en paix et en harmonie",
a pour sa part souhaité le président Deby, ajoutant que
"nous ne ménagerons aucun effort pour aider de façon
permanente Bangui".
Le président Deby a également plaidé pour "une action
commune en vue de combattre le grand banditisme à la frontière
entre les deux pays".
Des bandes armées, composées d'éléments tchadiens de la rébellion
qui a porté le général Bozizé au pouvoir en mars 2003, se
signalent régulièrement dans la zone frontière entre le
Tchad, la Centrafrique et le Cameroun en détroussant les
voyageurs sur les routes.
Le président centrafricain a quitté N'Djamena lundi en début
d'après-midi, mettant un point final à une tournée des
capitales de la sous-région qui l'a mené successivement au
Congo-B, en République démocratique du Congo (RDC), en Guinée
équatoriale puis au Tchad.
Le général Bozizé, accusé fin 2001 de tentative de coup d'Etat,
s'était réfugié au Tchad, d'où il avait, avec la
bienveillance de N'Djamena, pris la tête d'une rébellion et
renversé le président élu Ange-Félix Patassé le 15 mars
2003. Fin
© Copyright Xinhuanet
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le site de:Xinhuanet
Renforcement
des relations de coopération entre la Rca et la Rdc
(Digitalcongo.net
30/05/2005)
Le Président centrafricain, François
Bozizé a émis le vœu de voir la commission mixte République
Centrafricaine – République Démocratique du Congo être
mise en place le plus rapidement possible.
Le Président de la République centrafricaine, François
Bozizé, s’est engage samedi, dans une interview à la
presse congolaise, à Kinshasa, à entretenir et a renforcer
les relations de coopération existant entre Bangui et
Kinshasa.
Le Chef de l’Etat centrafricain, qui vient de remporter haut
la main les élections présidentielles dans son pays, est en
tournée à travers les pays de la Communauté économique et
monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et de la Communauté
économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) en vue
de les remercier pour leur contribution pendant la transition
consensuelle en RCA.
Le Président Bozize qui venait du Congo-Brazzaville est allé
dimanche à Malabo, en Guinée Bissau, après Kinshasa. Il a,
par ailleurs, émis le voeu de voir la commission mixte République
Centrafricaine- République Démocratique du Congo être mise
en place le plus rapidement possible afin que les problèmes
relatifs à la circulation des personnes, des marchandises et
des biens entre les deux pays trouvent des solutions durables.
Le Président Bozizé a défini, en réponse à une question,
les priorités de son programme, à savoir la sécurisation
totale du pays, le redressement de l’économie et des
finances, la relance de l’agriculture, les richesses du
sous-sol et la mise sur les rails de l’administration. Il a,
enfin, fixé au samedi 11 juin 2005 la date de son
investiture. « La transition nous a fait beaucoup traîner.
Il est temps que nous nous mettions au travail tel que nous le
disons dans notre slogan « Le travail rien que le travail »,
a-t-il conclu.
(Th)© Copyright Digitalcongo.net
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le site de: Digitalcongo.net
François
Bozizé et Joseph Kabila renforcent l'amitié entre leurs
pays
(L'Avenir Quotidien
30/05/2005)
Les chefs d'Etat centrafricain et
congolais viennent de renforcer les liens d'amitié, de
fraternité et de coopération entre leurs respectifs. A cet
effet, le président centrafricain récemment élu François
Bozizé est arrivé à Kinshasa vendredi dernier en début de
soirée. A l'aéroport international de N'Djili, il a été
accueilli par son homologue de la République démocratique du
Congo Joseph Kabila.
Il nous revient que François Bozizé revenait de la République
du Congo où il a assisté aux obsèques d'un oncle du président
Denis Sassou Nguesso. Après un séjour de vingt-quatre
heures, le président centrafricain a quitté Kinshasa samedi.
C'est la toute première visite d'Etat que François Bozizé a
effectué depuis qu'il a été proclamé vainqueur de l'élection
présidentielle.
De la présidence de la République, nous apprenons que le président
Bozizé a effectué une simple visite amicale. Cela se
justifie par le fait que les deux pays sont voisins et sont,
de ce fait, condamnés à entretenir de bonnes relations.
On se rappelle que pendant la guerre en Rd-Congo, le mouvement
rebelle Mlc (Mouvement de libération du Congo) avait prêté
main forte au président centrafricain de l'époque, Ange-Félix
Patassé. L'on croit savoir que la visite de Bozizé aura
permis d'oublier cet épisode.
Par VNM
© Copyright L'Avenir Quotidien
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le site de:L'Avenir Quotidien
Bozizé
boucle sa tournée régionale
(CRI
30/05/2005)
Le président centrafricain élu François
Bozizé a achevé lundi dans la capitale tchadienne N'Djamena
une tournée en Afrique centrale entamée au lendemain de sa
victoire au second tour du scrutin présidentiel du 8 mai.
"L'heure est venue de tourner la page et d'imprimer une
nouvelle marque à la coopération bilatérale", a indiqué
le général Bozizé à l'issue d'un entretien lundi avec le
président tchadien Idriss Deby.
"Nous demandons la réactualisation de la commission
mixte Tchad-Centrafrique pour que la paix, l'entente et
l'harmonie règnent entre nos deux pays", a-t-il
poursuivi.
"Le moment est venu pour que les deux peuples frères,
tchadien et centrafricain vivent en paix et en harmonie",
a pour sa part souhaité le président Deby. "Le Tchad
reste une seconde patrie pour les Centrafricains", a
ajouté le chef de l'Etat tchadien, "nous ne ménagerons
aucun effort pour aider de façon permanente Bangui".
Le président Deby a également plaidé pour "une action
commune en vue de combattre le grand banditisme à la frontière
entre les deux pays".
Des bandes armées, composées d'éléments tchadiens de la rébellion
qui a porté le général Bozizé au pouvoir à Bangui en mars
2003, se signalent régulièrement dans la zone frontière
entre le Tchad, la Centrafrique et le Cameroun en détroussant
les voyageurs sur les routes.
Le général Bozizé a quitté N'Djamena lundi en début d'après-midi,
mettant un point final à une tournée des capitales de la
sous-région qui l'a mené successivement au Congo, en République
démocratique du Congo, en Guinée équatoriale puis au Tchad.
Le général Bozizé, accusé fin 2001 de tentative de coup d'Etat,
s'était réfugié au Tchad, d'où il avait, avec la
bienveillance de N'Djamena, pris la tête d'une rébellion et
renversé le président élu Ange-Félix Patassé le 15 mars
2003.© Copyright CRI
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le site de: CRI
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ASSEMBLÉE
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RCA:
session extraordinaire de la nouvelle Assemblée à partir du
3 juin
(Agence
mauritanienne d'info 01/06/2005)
BANGUI, 1er juin (AMI) - La
nouvelle Assemblée nationale centrafricaine issue des élections
législatives des 13 mars et 8 mai derniers se réunira en
session extraordinaire du 3 juin au 18 juin, a annoncé
mercredi la radio nationale.
Au cours de la session inaugurale, convoquée par décret présidentiel,
les députés devront procéder à l'élection de leur bureau,
à l'élaboration de son règlement intérieur et à la mise
en place des commissions permanentes, a précisé la radio.
Les deux tours des scrutins législatifs ont permis de
pourvoir 104 des 105 sièges de l'Assemblée nationale. Seul
le siège de la circonscription de Boganangone (sud) n'a pas
été pourvu, le premier tour du scrutin ayant été annulé
par la Cour constitutionnelle pour irrégularités et fraudes
massives.
Un nouveau premier tour s'est déroulé dimanche dernier dans
cette circonscription mais ses résultats n'ont pas encore été
proclamés par la Commission électorale mixte indépendante (Cémi).
Selon les résultats publiés la semaine dernière par la Cémi,
la coalition des partisans du président élu François Bozizé,
la Convergence nationale Kwa na Kwa, est arrivée en tête du
scrutin en obtenant 42 des 105 sièges.
La Convergence affirme pour sa part détenir une majorité
absolue de 77 députés, addition faite des députés des
partis alliés et de ceux, élus sous l'étiquette d'indépendants,
qui la soutienne.
AMI© Copyright Agence mauritanienne d'info
Visiter
le site de: Agence mauritanienne d'info
LE
CITOYEN N°2184

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LES
ÉLUS DU SECOND TOUR
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PRÉSIDENTIELLE
  
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|
POUR
ALLER PLUS LOIN
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Divine
surprise
CENTRAFRIQUE - 29 juin
2005 - par FRANÇOIS SOUDAN
Le chef de l’État sortant
a été proclamé vainqueur de la présidentielle. Le
plus surprenant n’est pas là. Mais dans
l’attitude de son challengeur et le climat de
maturité
démocratique qui a prévalu tout au long du scrutin.
Il
est des soulagements qu'on ne cache pas. Ainsi en va-
t-il du happy end sur lequel s'est achevé, mardi 24
mai, le processus électoral centrafricain. Une
conclusion idéale et inespérée dans un pays
longtemps réputé pour sa violence politique, avec un
vainqueur modeste et consensuel, un vaincu digne et
responsable et des électeurs exemplaires. Une vraie
leçon de démocratie et un petit miracle auquel on ne
s'attendait guère sur les rives de l'Oubangui
ensanglantées par tant de putschs. Un anti-Togo en
quelque sorte, qui laisse espérer d'un avenir
meilleur pour l'Afrique centrale alors que de Bissau
à Lomé en passant par Abidjan, l'Afrique de l'Ouest
n'en finit plus d'exorciser ses démons.
La leçon de Bangui n'est pas tombée du ciel. Elle
a son histoire, sa genèse, ses parrains et ses
acteurs - à commencer bien sûr par les principaux
protagonistes, dont l'action et la retenue ont été déterminantes.
- François Bozizé, tout d’abord. Arrivé au
pouvoir par un coup d’État en mars 2003, le général
de Bossangoa n’était pas précédé d’une réputation
de démocrate. Cet homme timide
et méfiant, à la voix douce et au sourire
inquiet, cachait depuis longtemps une vraie ambition,
réalisée à la pointe des baïonnettes. Il a
pourtant eu la sagesse de mettre en place immédiatement
un gouvernement de large ouverture, puis de mener,
vaille que vaille, une transition de deux ans.
Candidat – ce dont nul ne doutait, malgré ses dénégations
initiales –, François Bozizé a fini par se plier
aux exigences de l’opposition, alors même
qu’elles réduisaient a priori ses chances d’être
élu. Ses adversaires invalidés ont été autorisés
à se présenter, et la Cour constitutionnelle a été
dépouillée de ses prérogatives électorales au
profit d’une commission réellement indépendante.
À l’issue du premier tour, le 31 mars, il a résisté
aux pressions d’une partie de son entourage qui
souhaitait le voir « passer en force » alors même
qu’il n’avait recueilli que 43 % des voix. Le résultat
final aura été à la hauteur de son pari: 64,6 % et
un bonus inespéré aux législatives. Ainsi, la déroute
des partis traditionnels fait que Bozizé n’aura pas
à affronter les affres d’un gouvernement de
cohabitation.
- Martin Ziguélé, ensuite. Le candidat de
l’opposition a recueilli 35,4 % des voix, au terme
d’un parcours qui fut pour lui initiatique. Peu
connu, il ne s’était en outre jamais
présenté à une élection (contrairement à Bozizé,
battu en 1993). Il a gagné dans l’affaire une
notoriété et une respectabilité, s’est distancié
de son mentor Ange-Félix Patassé (leur dernière
conversation téléphonique remonte à il y a six
mois) et peut désormais espérer reprendre en main
son parti, le MLPC, qui en a bien besoin – une
douzaine de députés élus seulement. À 48 ans,
l’ancien Premier ministre a tout l’avenir devant
lui, d’autant que son attitude responsable face au
verdict des urnes lui vaut la reconnaissance des
partenaires extérieurs de la Centrafrique. Enfin et
en dépit de certains dérapages verbaux, Ziguélé a,
tout comme son adversaire, mené une campagne d’où
étaient bannis les appels à la haine et à
l’exclusion.
- Les voisins bien sûr, et en particulier Omar
Bongo Ondimba et Denis Sassou Nguesso. Réalistes, les
présidents gabonais et congolais, ainsi que la
Communauté économique et monétaire de l’Afrique
centrale (Cemac) en tant qu’institution régionale,
ont refusé de suivre Alpha Oumar Konaré et la
Commission de l’Union africaine, qui prônaient la
mise en quarantaine de François Bozizé pour cause de
coup d’État. Bongo, Sassou, mais aussi le
Camerounais Paul Biya, n’ont cessé de renforcer la
transition tout en prenant quasiment en charge la paie
des fonctionnaires centrafricains pendant deux ans. En
échange, ils ont fait pression sur François Bozizé
pour qu'il organise des élections crédibles. En réunissant
autour de lui à Libreville, peu avant le premier
tour, Bozizé et ses opposants, le président gabonais
a fait baisser la température et préparé les
conditions d'une élection sereine. Quant au
Congolais, il s'est activé entre les deux tours pour
obtenir le ralliement au général-candidat de
quelques-uns des battus du premier tour et pour calmer
les velléités des « durs » de l'entourage d'André
Kolingba. Certes, tous les chefs d'Etat de la Cemac
ont en quelque sorte « voté » Bozizé. Mais ils
sont suffisamment sages et expérimentés pour prôner
une politique d'ouverture à l'égard de l'opposition.
Signe qui ne trompe pas : alors que le nouvel élu,
François Bozizé, se rendait le 26 mai à Oyo (Congo)
pour y remercier les présidents congolais et gabonais
- réunis dans le cadre des obsèques de l'ancien
ministre Antoine Ndinga Oba, oncle de Denis Sassou
Nguesso -, Martin Ziguélé s'apprêtait à le suivre
de peu pour rencontrer les mêmes... - Les électeurs centrafricains, enfin. C'est à
eux que le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a
tenu à rendre hommage, et c'est évidemment justifié.
Aussi bien le taux élevé de participation que le
calme qui a entouré les opérations électorales et même
le réflexe de vote utile qui a porté François Bozizé
démontrent une maturation à laquelle on ne
s'attendait guère. Economiquement épuisés, recrus
de troubles, de pillages et de putschs fratricides,
les Centrafricains ont pour la première fois manifesté
les prémices d'un vote transethnique, sacrifiant par
pertes et profits quelques-unes des grandes figures
politiques de ces quarante dernières années. Pour
Abel Gouma, André Kolingba et peut-être Ange-Félix
Patassé (étonnamment silencieux en son exil de Lomé),
l'heure de la retraite a sonné. La vraie opposition,
le vrai défi auquel François Bozizé, 58 ans, va
devoir désormais faire face est multiforme : le front
social, dans un pays exsangue. Si la communauté des
bailleurs de fonds ne l'y aide point, ici et
maintenant, la divine surprise du 24 mai n'aura été
qu'une parenthèse dans un long cauchemar.
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Bozizé : « le
plus dur reste à faire »
CENTRAFRIQUE - 29 juin
2005 - par FRANÇOIS SOUDAN
Joint
au téléphone par J.A.I. le 25 mai, au lendemain de
sa victoire annoncée, le président centrafricain se
veut modeste. « Certes, je ne boude pas mon plaisir.
Le scrutin a été transparent et la Cemi a fait son
travail en toute indépendance. D'ailleurs, la dernière
fois que j'ai reçu son président, Jean Willyboro
Sacko, c'était trois semaines avant le premier tour.
Depuis, je me suis abstenu de le rencontrer. La génération
des anciens politiciens a été balayée, et c'est une
bonne chose. Quant à mon adversaire, Martin Ziguélé,
sa réaction a été digne, quoiqu'un peu tardive.
Pour le reste, je vais former un gouvernement
d'ouverture avec tous ceux qui m'ont accompagné, mais
je ne ferai pas entrer les loups dans la bergerie. »Pour François Bozizé, il faut immédiatement «
passer à l'essentiel », c'est-à-dire traiter la
profonde crise financière que traverse le pays. «
Nous avons besoin d'une aide rapide et urgente de la
part des bailleurs de fonds, sans attendre la
conclusion, dans trois à six mois, d'un accord avec
le FMI. Nous ne parvenons plus, de nouveau, à payer
les salaires des fonctionnaires en temps voulu. Il
faut nous aider à réaliser la soudure à tout prix.
Nos voisins d'Afrique centrale ont fait beaucoup en ce
domaine depuis deux ans, alors je m'adresse aux
autres, aux Européens, à la France en particulier.
Aidez-nous le plus vite possible, sinon vos satisfecit
sur la bonne tenue des élections et la médaille de démocratie
que vous nous décernez n'auront servi à rien ».
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Ziguélé : « Bangui
n'est pas Lomé »
CENTRAFRIQUE - 29 juin
2005 - par FRANÇOIS SOUDAN
Contacté
par J.A.I. à l'instar de François Bozizé, le
candidat battu de l'opposition Martin Ziguélé met en
avant son souci de « ne pas jeter de l'huile sur le
feu ». « Il faut reconnaître, dit-il, que le second
tour s'est moins bien passé que le premier : il y a
eu des incidents, des dossiers ont disparu et des éléments
de la Garde présidentielle ont perturbé le scrutin.
J'aurais pu refuser de reconnaître le verdict de la
Cemi. Les militants du MLPC seraient descendus dans la
rue, avec tous les risques que cela comporte. Mais
j'ai pris acte des résultats pour une raison évidente
: je ne veux pas que le pays connaisse à nouveau la
violence. Je ne veux pas d'un scénario togolais. Je
ne veux pas que Bangui soit comme Lomé il y a un
mois. On a déjà connu ça et on a trop souffert.
C'est ma responsabilité, c'est pour cela que je me
suis tu. » De quoi sera fait l'avenir de Martin Ziguélé
? L'ancien Premier ministre, qui exclut de participer
au nouveau gouvernement (« personne ne le
comprendrait », dit-il) envisage de venir à Paris à
la mi-juin, pour souffler un peu et revoir sa famille.
« Mes filles passent le bac dans quelques jours et je
ne les ai pas vues depuis trois mois », confie-t-il.
Peut-être assistera-t-il aussi à l'investiture de
François Bozizé, prévue aux alentours du 20 juin -
« Si je suis à Bangui, j'irai : il est le président
élu ». Ensuite, il sera temps de réfléchir sur le
chemin politique à suivre. Reprendre en main le parti
et profiter d'une notoriété toute fraîche. « Ce
qui s'est passé m'aidera pour les prochaines échéances
électorales », conclut-il. Parole de démocrate. |
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| Voir aussi sur www.afriquecentrale.info
La nouvelle promotion
se congratule
Le président togolais Faure
Gnassingbé a adressé jeudi ses "sincères félicitations"
au général François Bozizé pour son élection à
la présidence de la République de Centrafrique.
"En portant son choix sur votre personne pour
conduire sa destinée, le peuple centrafricain vient
ainsi de manifester clairement sa réelle volonté
d'adhérer aux idéaux de paix, de concorde
nationale et de stabilité politique que vous avez
sans cesse prônés", a affirmé M. Gnassingbé.
2/6/2005 - suite
de l'article |
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Bozizé au sommet de
la Cen-Sad
Le président centrafricain élu François
Bozizé a quitté Bangui mardi soir pour participer
au sommet des chefs d’Etat de la Communauté des
Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad) qui devait
s’ouvrir mercredi à Ouagadougou, a-t-on appris
mercredi auprès de la présidence. Ce déplacement
intervient au lendemain du retour du général Bozizé
de la capitale tchadienne N’Djaména, terme
d’une tournée de plusieurs pays d’Afrique
centrale qui l’a également conduit au Congo, en République
démocratique du Congo (RDC) et en Guinée équatoriale.
1/6/2005 - suite
de l'article |
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Etape tchadienne pour
François Bozizé
Le président centrafricain élu François
Bozizé a achevé lundi dans la capitale tchadienne
N’Djamena une tournée en Afrique centrale entamée
au lendemain de sa victoire au second tour du
scrutin présidentiel du 8 mai. "L’heure est
venue de tourner la page et d’imprimer une
nouvelle marque à la coopération bilatérale",
a indiqué le général Bozizé à l’issue d’un
entretien lundi avec le président tchadien Idriss
Deby.
30/5/2005 - suite
de l'article |
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Tournée de Bozizé
en Afrique centrale
Le président centrafricain élu François
Bozizé est arrivé samedi après-midi à Malabo
pour une visite "d’amitié" de
vingt-quatre heures dans la capitale équato-guinéenne.
En provenance de Kinshasa, le général Bozizé a été
accueilli à l’aéroport par son homologue équato-guinéen
Teodoro Obiang Nguema. Après le Congo, où il a
rencontré ses homologues congolais Denis Sassou
Nguesso et gabonais Omar Bongo Ondimba, la République
Démocratique du Congo et la Guinée équatoriale,
le général Bozizé doit achever sa tournée par le
Tchad.
28/5/2005 - suite
de l'article |
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