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Alors
que l'on a célébré, le 20 juin 2005, la Journée mondiale des réfugiés,
force est de constater que l'Afrique Centrale apparaît comme le mauvais
élève de la communauté internationale. De manière générale on constate une réduction du nombre des
réfugiés dans le monde sauf en Afrique Centrale ou ce nombre est
croissant. A suivre les récents évènements qui ont conduit des
milliers de centrafricains à se réfugier au Tchad, nous ne pouvons qu'exprimer
aujourd'hui notre peine et notre solidarité avec tous ceux qui sont
contraints à l'exil ... |
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Qui
sont les réfugiés ?
Un
réfugié est une personne qui "craignant avec raison
d'être persécutée du fait de sa race, de sa religion,
de sa nationalité, de son appartenance à un certain
groupe social ou de ses opinions politiques...
En
savoir plus sur les réfugiés
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Journée
Mondiale pour les réfugiés
It
takes courage to be a refugee
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Centrafrique: la Cémac
a rétabli le calme sans chasser la peur

Des soldats de la CEMAC en mars 2003
à Bangui
© AFP/Archives Desirey Minkoh |
BOZOUM (AFP) -
mardi 31 janvier 2006 - 11h23 - Six
mois après leur déploiement, les soldats de la Communauté économique
et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) ont rétabli un calme précaire
dans le nord-ouest de la Centrafrique, mais la peur des "coupeurs
de route" hante toujours la population.
Installé depuis la mi-août à Bozoum (400 km au nord de Bangui), le
détachement de 80 éléments congolais, gabonais et tchadiens de la
Force multinationale de la Cémac (Fomuc) est aujourd'hui la clé de voûte
du retour à l'ordre dans cette localité de plus de 40.000 habitants
sans électricité, noyée au beau milieu de la brousse.
Tous les jours, les hommes au brassard jaune, accompagnés de soldats
des Forces armées centrafricaines (Faca) et de gendarmes, quadrillent
les routes et les villages environnants, jusque-là livrés aux raids,
pillages et meurtres des "groupes armés" en tous genres. En
six mois, un seul accrochage sérieux a opposé une patrouille de la
Fomuc à des "coupeurs de route" en train de délester des
voyageurs tombés dans leur embuscade. Cinq assaillants ont été
abattus.
Depuis, les "bandits armés" se sont fait plutôt rares
autour de Bozoum. La prudente stratégie d'occupation du terrain et de
dissuasion conduite par les militaires de la Cémac commence à porter
ses fruits. "La sécurisation a réussi", se félicite le chef
du détachement de la Fomuc, le colonel congolais Guy-Blaise Kakinda
Hellebaut. "Nos actions ont permis de rassurer les habitants des
villages les plus reculés, qui n'ont plus besoin d'une assistance sécuritaire
pour venir vendre leurs produits" sur le marché de Bozoum,
poursuit-il.
"Maintenant nous pouvons aller dans nos champs et y rester
longtemps", confirme Alexandre, un paysan de 35 ans. "Avant,
il fallait faire vite. Pour ne pas tomber sur les +coupeurs de route+,
nous avions pris l'habitude de cultiver aux alentours des cases". Même
les statistiques de l'hôpital préfectoral de Bozoum semblent confirmer
l'accalmie. "Avant, nous recevions en moyenne deux ou trois blessés
par balles chaque semaine", assure un de ses responsables.
"Depuis que la Fomuc est là, il n'y en a plus".
"Il n'y a pas meilleure façon de combattre le phénomène que
de maintenir un dispositif qui empêche les +coupeurs de route+ de
conduire leurs attaques et les contraint à mourir de leur propre
mort", résume le colonel français Hervé Temporel, conseiller
auprès du commandant de la Fomuc. Mais, si elle est parvenue à faire
reculer leurs activités, la présence des militaires de la Cémac,
renforcée en janvier par celle d'un détachement héliporté français,
n'a pas encore, loin s'en faut, réussi à dissiper la peur d'éventuelles
attaques des "zaraguinas".
"Nous avons toujours peur, surtout de nous déplacer d'un
village à un autre", avoue Marthe, une paysanne quadragénaire.
"Certes, la présence des militaires nous rassure mais ils ne
peuvent pas toujours être là au moment où les +coupeurs de route+
surgissent". Alors les Centrafricains craignent déjà la
perspective d'un départ des soldats africains, dont le mandat s'achève
le 30 juin. "Le travail très important accompli par la Fomuc doit
être consolidé", estime le chef d'état-major de l'armée de
Bangui, le général Antoine Gambi.
Surtout, les populations redoutent de voir leur sécurité dépendre
des seules Faca, qu'elles accusent de multiples dérapages et exactions.
"Je sais qu'après le départ de la Fomuc et des Français, nous
allons vivre des moments graves ici. Les +coupeurs de route+ vont
revenir (...) pour tuer, piller et terroriser", s'alarme Jean-Paul,
un enseignant à la retraite. "Et les Faca ne feront rien contre
eux". |
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HCR : un millier de réfugiés centrafricains
arrivés au Tchad depuis décembre dernier
27 janvier 2006 – Fuyant les attaques de groupes armés dans la
partie nord de leur pays, près d'un millier de réfugiés de
République centrafricaine, principalement des femmes et des enfants,
sont arrivés dans le sud du Tchad depuis le mois de décembre, a
indiqué aujourd'hui l'agence des Nations Unies pour les réfugiés.
« Les réfugiés sont arrivés à Bekoninga, un village à 35
kilomètres de Goré, la ville principale du sud du Tchad. Ils ont
quitté leurs villages dans le nord de la République centrafricaine,
notamment Bémal, Markounda, Bossangoa, Bedam et Bekoto, et ont
traversé la frontière à Kaba », a informé Marie-Hélène Verney,
porte-parole du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés
(HCR), lors d'une conférence de presse donnée aujourd'hui au Palais
des Nations à Genève.
« Les nouveaux réfugiés ont rapporté aux équipes du HCR sur le
terrain qu'ils avaient fui l'insécurité croissante dans le nord de la
République centrafricaine, notamment les attaques répétées de
groupes armés, les exécutions sommaires, les maisons brûlées et les
opérations de recherche violentes menées par les militaires
centrafricains dans leurs villages », a rapporté la porte-parole.
« Ils se plaignent d'être victimes d'exactions de toutes parts avec
la montée de l'anarchie dans le nord de la République centrafricaine.
Certains ont raconté que leurs enfants ont été kidnappés et que des
rançons ont été demandées », a ajouté Marie-Hélène Verney.
Des missions de surveillance sur la frontière ont été menées
conjointement par les Tchadiens et le HCR pour « vérifier la présence
de réfugiés et enregistrer les nouveaux arrivants de la semaine
dernière ».
Un premier groupe de 516 réfugiés - soit 98 familles - a été
transféré hier dans le camp de réfugiés de Gondjé, à 13
kilomètres de Goré et à 48 kilomètres de la frontière. Gondjé
accueille maintenant plus de 3 000 personnes de République
centrafricaine. Environ 500 réfugiés restent encore sur la frontière.
Le HCR a prévu de les transférer la semaine prochaine.
Depuis juin 2005, plus de 11 000 réfugiés originaires de
République centrafricaine ont traversé la frontière vers le sud du
Tchad à cause de l'insécurité croissante, rappelle l'agence pour les
réfugiés.
Au total, ce sont plus de 43 000 réfugiés de République
centrafricaine qui sont accueillis dans les trois sites de réfugiés à
Yaroungou, Amboko et Gondjé dans le sud du Tchad. La plupart sont
arrivés en 2003.
Le HCR prend également en charge plus de 200 000 réfugiés du
Darfour dans 12 camps de réfugiés dans l'est du Tchad. |
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ALERTE DE L’UNION AFRICAINE
SUR UNE POSSIBLE OFFENSIVE ARMÉE
RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - MISNA - 31/12/2005 10.55
Des groupes armés non encore identifiés seraient en train de
préparer une vaste offensive en République centrafricaine selon l’Union
africaine (Ua), qui s’est rendue dans le pays du 25 octobre au 8
novembre dernier. Rappelant que la situation s’est soudainement
aggravée début juin 2004 après l’installation à la présidence de
l’ancien chef d’état-major François Bozizé, chef d’une
rébellion ayant duré 6 mois, l’Ua note que des groupes armés
agissent comme s’ils préparaient quelque chose ; ces groupes
pourraient comprendre des fidèles de l’ex-président Ange-Félix
Parassé, mais également des militaires ayant appuyé la rébellion de
Bozizé en 2003 déçus de leur récompense. Des déserteurs de l’armée
tchadienne pourraient aussi se trouver dans la zone. Des attaques et des
pillages commis depuis quelques mois dans le nord du pays ont poussé
plus de 20.000 Centrafricains à se réfugier au sud du Tchad, où ils
reçoivent l’assistance des Nations Unies. Dans un premier temps, ces
épisodes ont été attribués au banditisme, mais ils pourraient en
réalité dépendre de groupes armés bien organisés.
NOTE
D'INFORMATION SUR LA SITUATION SÉCURITAIRE EN RÉPUBLIQUE
CENTRAFRICAINE (RCA) ET LA VISITE DANS LA RÉGION D'UNE MISSION DE L'UA
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L'UA prolonge le mandat de ses soldats de la paix en RCA |
| Addis-Abeba, Ethiopie (PANA) -
Le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA) a
prolongé le mandat de la Force multinationale de la Communauté économique
et monétaire de l'Afrique centrale en République centrafricaine (RCA)
pour aider à la restauration de la sécurité et de la stabilité dans
le pays, notamment dans le Nord, une région qui connaît une situation
explosive. 30/12/2005 |
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La RCA lutte contre une insécurité exacerbée par la pauvreté |
| Addis-Abeba, Ethiopie (PANA) -
Sept mois environ après son retour à la légalité constitutionnelle,
la République centrafricaine (RCA) va entrer dans l'année 2006 sans
donner l'impression d'être sortie de la zone de turbulences. |
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UA-Centrafrique-sécurité
Bangui demande l'aide de l'UA pour lutter contre les
"bandits" au nord
ADDIS ABEBA, 29 déc (AFP) - Les autorités centrafricaines ont
demandé jeudi à l'Union africaine (UA) un soutien militaire et
logistique pour l'aider à lutter contre les "bandits" et
"groupes armés" qui sévissent dans le nord du pays. Lors du
Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA consacré à la situation
sécuritaire en Centrafrique, le ministre centrafricain des Affaires
étrangères Laurent Ngoh Baba a sollicité un appui militaire,
notamment en hélicoptères et autres moyens de transport, et une aide
logistique de l'UA. Actifs depuis de nombreuses années, des
"groupes armés" et "coupeurs de route" multiplient
les exactions dans le nord-ouest de la Centrafrique depuis six mois. Un
groupe jusque-là inconnu a revendiqué des raids menés récemment sur
deux villages du nord du pays. "Nous nous battons seuls depuis 10
ans et nous avons besoin de soutien matériel pour notre armée
(émanant) de l'Union africaine et des Etats membres, afin de pouvoir
combattre les bandits -originaires des pays voisins- qui attaquent notre
système de transport et notre édifice social", a déclaré le
ministre devant le Conseil. S'exprimant devant des journalistes à
l'issue de Conseil, M. Baba a souligné que Bangui n'accusait pas ses
voisins de soutenir ces groupes armés, mais sollicitait leur soutien
pour mettre fin à ces attaques. Le Conseil devrait publier un
communiqué concernant la demande centrafricaine d'ici vendredi, a fait
savoir l'UA. La Centrafrique est agitée par une grave crise sociale et
financière. Son histoire récente a souvent été secouée par les
mutineries et les coups d'Etat.
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Bozizé à N'Djamena pour s'informer de la situation
à la frontière Tchad-Soudan
Gabonews (Libreville)
ACTUALITÉS
27 Décembre 2005
Publié sur le web le 27 Décembre 2005
N'djamena
Le président centrafricain François Bozizé, arrivé à N'Djamena
lundi en fin d'après midi, a été reçu dans la soirée par le chef de
l'Etat tchadien, Idriss Déby avec qui il a évoqué la situation
trouble à la frontière entre le Tchad et le Soudan, a annoncé la
radio nationale tchadienne.
« Je suis venu voir mon grand frère Idriss Déby pour s'informer de
l'évolution de la situation à la frontière avec le Soudan », a déclaré
le chef de l'Etat centrafricain au sortir de l'audience au Palais présidentiel.
« Tout ce qui touche le Tchad et le Soudan touche directement la
Centrafrique », a affirmé le général Bozizé.
Lors du dernier sommet France - Afrique à Bamako, M. Bozizé a
rencontré le président soudanais, le général El Béchir. Les deux
hommes avaient évoqué la situation à la frontière soudano-tchadienne,
a affirmé le général Bozizé.
« J'ai maintenant une vision assez complète de la situation au
regard de deux versions que les chefs d'Etat du Soudan et du Tchad m'ont
donné sur le conflit qui les oppose », a affirmé le général Bozizé.
Le président Déby de son côté a réitéré son accusation contre
Khartoum qui prépare, dit-il « une nouvelle agression contre le Tchad
».
« Une colonne de plus de 50 véhicules a quitté la ville soudanaise
d'El Geneina et se dirige vers la région du Salamat », a annoncé le
chef de l'Etat tchadien.
Pour le Président Déby, « Khartoum ne mérite pas d'accueillir le
prochain sommet de l'Union africaine » avant d'ajouter « El Béchir ne
doit pas être le prochain président de l'Union africaine ».
« Comment peut-on réaliser l'Union africaine quand certains chefs
d'Etat africains se plaisent à déstabiliser les pays africains ?»,
s'est interrogé le Président Déby.
Le président Déby a par ailleurs soutenu qu'après le Tchad, ce
sera la RCA que le Soudan déstabilisera. Pour cela, déclare-t-il, il
demandera un sommet extraordinaire de la CEMAC dans les prochains jours.
Ce sommet extraordinaire devrait se tenir avant le sommet de l'Union
africaine, a-t-il ajouté. |
La
situation sécuritaire dans le nord
de la RCA très préoccupante
(Les
dépêches de Brazzaville 10/10/2005)
Le haut-commissaire de l’UNHCR, Antonio
Guterres, a rencontré le 6 octobre des représentants de la République
centrafricaine (RCA), du Tchad et du Cameroun pour évoquer la situation
préoccupante de la sécurité dans le nord et l’ouest de la RCA.
Le haut-commissaire a déclaré que l’UNHCR soutient les appels lancés
pour davantage d’assistance internationale à la RCA afin de
stabiliser le nord du pays où des groupes armés et une anarchie généralisée
ont provoqué la fuite de quelque 10 000 personnes du nord du pays vers
le Tchad depuis juin 2005, rejoignant ainsi les autres 30 000 réfugiés
centrafricains déjà au Tchad. «Si le soutien international tarde à
venir, nous craignons d’autres mouvements de populations aussi bien
vers le Tchad que vers le Cameroun,» a-t-il lancé.
200 nouveaux réfugiés centrafricains sont arrivés dans le sud du
Tchad la semaine dernière. L’Est du Cameroun a également accueilli 6
500 réfugiés centrafricains après les attaques par des groupes armés
dans l’ouest de la RCA début 2005.
Les participants à la réunion ont souligné que la RCA a peu de
ressources pour faire face à l’insécurité dans le nord. Les
communications sont en mauvais état dans toute la région concernée et
dans les zones frontalières des trois pays. Le haut-commissaire a
insisté sur le fait que la restauration de la sécurité dans la région
était la première condition avant le retour volontaire des réfugiés,
ainsi que la fourniture d’aide humanitaire pour les déplacés.
Les participants ont également réitéré la nécessité d’une
assistance au développement pour restaurer les infrastructures de base
et voir l’agriculture renaître.
© Copyright Les depeches de Brazzaville |
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L'insécurité et le manque d'infrastructures de
base font fuir des milliers de Centrafricains vers le Tchad (IRIN)
GORE,10/09/2005 (IRIN) - L’insécurité qui règne dans certaines
régions du nord de la République centrafricaine (RCA) et l’absence d’infrastructures
de base sont autant de raisons qui ont poussé des milliers de personnes
a fuir vers le Tchad, ont indiqué les nouveaux réfugiés.
Selon l’agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR), près
de 12 000 Centrafricains ont fui le Nord-ouest de la RCA pour se
réfugier au sud du Tchad. Le HCR revoit ces chiffres après la nouvelle
vague de réfugiés arrivée ces deux dernières semaines.
« Nous avions peur, nos enfants n’avaient pas de soins », a
déclaré Christophe Mbaidjella, qui a fui le village de Bebingui. «
Dans ces conditions, pourquoi voulez-vous qu’on continue à rester ?
»
Depuis des années, certains Centrafricains envoient leurs enfants
poursuivre des études au Tchad en raison du manque d’écoles dans les
villages, a confié à IRIN Beosso Roangar, le chef du district de Kaba
Roangar, situé à quelques kilomètres de la frontière tchadienne.
Selon les réfugiés qui attendent d’être transférés vers un
camp, c’est à la fois le manque d’infrastructures de base et l’absence
de protection qui justifient leur exode vers le Tchad.
La région nord de la RCA est en proie à de graves troubles, une
situation très fréquente dans ce pays qui a connu plusieurs coups d’Etat
militaires et des années de guerre civile.
Le chef de la mission du HCR en RCA, Bruno Geddo, a conduit une
mission pluridisciplinaire de l’ONU à Markounda, une ville
frontalière située au Nord-ouest de la RCA.
« C’est l’insécurité qui engendre une chute totale de l’économie
», a indiqué M. Geddo lors de l’entretien téléphonique qu’il a
eu avec IRIN depuis Bangui, la capitale centrafricaine. Si elle reste l’une
des causes principales de cet exode, explique-t-il, il y a aussi l’absence
de centres de santé et d’établissements scolaires dans la région,
ainsi que les pénuries alimentaires, car l’insécurité empêche les
villageois de cultiver.
« Les conditions ne sont pas réunies pour que les gens puissent
partir [du Tchad] et retrouver leurs maisons », a-t-il ajouté.
A neuf ans, Michael Asne, vêtu d’habits en lambeaux, a confié à
IRIN que sa famille et lui-même avaient fui le village de Bebingui en
emportant presque rien.
« Nous étions en brousse quand nous avons entendu des coups de feu
», a-t-il indiqué. « Nous nous sommes joints à d’autres personnes
qui fuyaient pour arriver ici. On avait sur nous les quelques ustensiles
emmenés aux champs pour préparer à manger. Nous avons abandonné nos
champs, nos maisons avec le peu que nous avions ».
Un représentant du gouvernement n’a pas voulu décrire les
conditions de vie dans la région.
Dans certaines régions du nord de la RCA, aucune agence de l’ONU
ni organisation non-gouvernementale ne sont présentes car la sécurité
de leurs personnels n’est pas garantie. Les représentants des Nations
unies en RCA ont refusé de commenter les conclusions d’une
évaluation de la sécurité menée par des experts de l’ONU le mois
dernier dans le Nord du pays.
Les gouvernements du Tchad et de la RCA – ainsi que les autorités
camerounaises – ont commencé à mener des opérations conjointes pour
sécuriser la région et juguler le trafic des armes légères. Le
gouvernement a récemment exhorté la communauté internationale à lui
apporter une aide pour stabiliser la région qui partage une frontière
terrestre avec trois pays limitrophes.
Selon les travailleurs humanitaires et les représentants de l’ONU,
les groupes armés qui s’en prennent aux populations civiles seraient
composés de criminels de droit commun et d’ex-miliciens ayant pris
part aux conflits qui ont sévi dans la région. Pour d’autres, le
gouvernement de la RCA n’a pas les moyens de sécuriser la zone.
Après la récente mission pluridisciplinaire menée par ses
représentants, l’ONU préconise trois types d’intervention : une
aide humanitaire pour répondre aux besoins urgents, des actions en vue
de résoudre le problème d’insécurité et des projets à longs
termes pour relancer l’économie, a expliqué M. Geddo du HCR.
Les fortes pluies isolent des milliers de réfugiés
Le bureau du HCR au Tchad essaie depuis plusieurs jours d’entrer en
contact avec un nouveau groupe de réfugiés – 2 000 personnes selon
les autorités locales – dans le village de Bekam rendu inaccessible
par les fortes pluies qui ont coupé les routes et un pont.
« Le pont est sous l’eau », a expliqué au téléphone Bernard
Ntwari, le porte-parole du HCR, depuis Ndjaména, la capitale
tchadienne. « Jusqu’à présent, nous n’avons pas pu entrer en
contact avec eux ».
Les réfugiés qui arrivent depuis le mois de juin viennent s’ajouter
aux 30 000 Centrafricains vivant dans les camps d’Amboko et de
Yaroungou depuis qu’ils ont fui la guerre civile en RCA, en 2002.
Avec ces milliers de nouveaux réfugiés, le camp d’Amboko, près
de Gore – où le HCR envisageait de les installer – est presque
saturé. L’agence est contrainte de trouver un nouveau camp, a
indiqué Ntwari.
Cette semaine, le HCR a eu l’autorisation du gouvernement tchadien
de créer un nouveau camp et jeudi - en collaboration avec les
autorités locales – un nouveau site a été identifié à quelque 10
km d’Amboko.
Il est primordial d’installer les réfugiés dans des camps où ils
peuvent recevoir de la nourriture et une assistance humanitaire,
explique le HCR.
Leur installation est aussi importante pour les communautés locales
qui, déjà pauvres, doivent se battre pour assurer leur subsistance.
Les deux pays font partie des Etats les plus pauvres de la planète.
L’indice de développement humain 2005 de l’ONU publié cette
semaine classe respectivement le Tchad et la RCA aux 173ième et
171ième rangs des 177 Etats les plus pauvres de la planète.
Certains réfugiés ont confié à IRIN que les communautés locales
ont été accueillantes et très généreuses. En effet, beaucoup de
réfugiés sont allés rejoindre des membres de leur famille ou des
beaux-parents au Tchad. Mais les tensions sont inévitables.
Alors qu’un véhicule du HCR passait devant quelques villageois de
Kaba Roangar – où 200 Centrafricains venaient de trouver refuge –
un jeune homme s’est écrié : “Vous les gens du HCR, je vous donne
deux jours pour évacuer les gens qui sont chez moi sinon vous les
retrouverez dehors”.
Mais la plupart des locaux font tout ce qu’ils peuvent pour venir
en aide aux réfugiés centrafricains, même si les moyens dont ils
disposent sont limités.
Roangar, le chef du village de Kaba Roangar, se dit inquiet. « Il
faut que le HCR intervienne vite sinon nous sommes dépassés parce
notre situation alimentaire qui était déjà précaire. Et là, nous
avons épuisé nos stocks ».
« Il me restait environ 20 kilos de maïs », a expliqué un chef de
famille du village de Mballa, au Tchad, qui a accueilli des centaines de
réfugiés. « Mais lorsque nos frères et sœurs sont arrivés [de
RCA], nos réserves se sont épuisées en très peu de temps. Je me
demande ce que nous allons devenir ».
09/09/05
© Copyright IRIN |
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Les réfugiés centrafricains au Tchad ont fui "des hommes
en armes" (AFP)
AMBOKO (AFP) - samedi 10 septembre 2005 - 10h48 - Que fuient les
15.000 Centrafricains réfugiés dans le sud du Tchad depuis début juin
? Les exactions d'"hommes en armes", répondent-ils unanimes,
dénonçant pillages et exécutions sommaires sans toutefois être en
mesure d'en identifier clairement les auteurs.
"Je me trouvais dans mon champ lorsque Bebingui, mon village, a
été attaqué par des hommes en armes. Ma fille de 7 ans est venue
m'informer", raconte Dillah, un agriculteur du nord-ouest de la
Centrafrique réfugié depuis quelques semaines dans le camp d'Amboko,
une localité de l'extrême sud du Tchad.
"J'ai pu prendre la fuite avec elle, mais j'ignore où se
trouvent mon épouse et mes sept autres enfants", déplore cet
homme de 45 ans.
Depuis trois mois, quelque 15.000 réfugiés centrafricains ont
franchi la frontière tchadienne pour se joindre aux 30.000 autres de
leurs compatriotes arrivés début 2003.
Si ces derniers avaient fui les combats entre l'armée centrafricaine
et la rébellion qui a porté le général François Bozizé au pouvoir
à Bangui le 15 mars 2003, les raisons qui ont poussé les nouveaux
arrivés vers l'exode sont plus obscures.
La version officielle parle de "coupeurs de route", ces
bandits de grand chemin qui rançonnent les passagers des véhicules qui
s'aventurent entre le nord-ouest de la Centrafrique et le Tchad ou le
Cameroun. Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés
(HCR) évoque, lui, des violences entre "bandes armées" non
identifiées. L'armée de Bangui a en tout cas dû intervenir début
juin pour sécuriser le nord-ouest de la République centrafricaine.
Côté tchadien, on attribue l'insécurité à d'anciens membres de
la garde d'Ange-Félix Patassé, l'ex-président centrafricain chassé
en 2003 par le général Bozizé. On évoque notamment Abdoulaye Miskine,
un haut gradé du régime Patassé et grand ennemi du régime de
N'Djamena.
Mais de nombreux observateurs attribuent cette insécurité à
d'anciens combattants qui ont porté M. Bozizé au pouvoir, désoeuvrés
depuis la fin de leur rébellion.
A Amboko, parmi les réfugiés, tous s'accordent à parler
d'exactions perpétrées par des hommes en tenue militaire et bien
armés.
"Je travaillais au champ lorsque des coups de feu ont retenti de
toutes parts. Je me suis mis à fuir ", se souvient Nodjiam Elias,
arrivé au mois d'août en provenance du village centrafricain de
Bétoko. Lui aussi a perdu la trace du reste de sa famille.
Ces hommes armés pillent systématiquement les villages et
exécutent certains des villageois, selon les rescapés. "Ils ont
tué mon mari devant moi, à coups de fusil", soupire Albertine Dio,
qui peine à retenir son émotion devant ses deux enfants.
Ceux qui n'ont pas été directement victimes de la violence ont fui
car l'insécurité leur empêchait d'aller cultiver leurs champs.
"Depuis le début de la saison des pluies (avril-mai), nous
avons peur d'aller en brousse. Personne n'a pu semer chez nous à
Bebingui", explique une autre réfugiée, Mme Djakounga. "Nous
avions peur de la famine, nous avons préféré venir ici puisqu'on nous
a parlé d'une assistance internationale", confie-t-elle.
Face à l'aggravation de la situation sécuritaire, des ministres du
Tchad, de la Centrafrique et du Cameroun ont préconisé fin août des
opérations conjointes et des patrouilles mixtes entre les armées des
trois pays.
Quant à la force multinationale de la Communauté économique et
monétaire de l'Afrique centrale (Cémac), installée à Bangui, elle a
annoncé qu'elle se déploierait fin septembre dans la région de Paoua,
dont sont originaires une grande partie des réfugiés |
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Les pluies ralentissent l'aide humanitaire
pour les 2000 réfugiés arrivés récemment au sud du Tchad (UNHCR)
Les fortes pluies ayant abîmé les ponts, le HCR éprouve
beaucoup de difficultés pour rejoindre les réfugiés de Békam
BEKAM, Tchad, 7 septembre (UNHCR) – De fortes pluies et des routes
endommagées empêchent l'agence des Nations Unies pour les réfugiés
d'atteindre les quelque 2000 Centrafricains arrivés au sud du Tchad
durant ces deux dernières semaines.
Après que les autorités tchadiennes aient signalé l'arrivée de
nouveaux réfugiés centrafricains, une mission conjointe composée de
l'UNHCR, des autorités locales et des représentants de l'organe pour
les réfugiés du gouvernement tchadien, la CNAR (Commission nationale
d'accueil et de réinsertion des réfugiés) ont tenté cette semaine
d'accéder aux réfugiés dans le village de Bekam. L'équipe n'a pu
franchir le wadi (rivière) car un pont était détruit. De nouvelles
tentatives sont prévues dès la décrue des eaux.
Ces réfugiés ont récemment fui l'insécurité au nord de la
République centrafricaine. Depuis juin 2005, des milliers d'autres ont
fui les combats entre les troupes gouvernementales et les groupes
armés.
« Au cours de ce dernier trimestre, nous avons dû faire face à des
flux importants de réfugiés avec des ressources restreintes au sud du
Tchad », indique Ana Liria-Franch, déléguée de l'UNHCR au Tchad. «
Alors que le gouvernement tchadien nous a autorisé à chercher un
nouveau site où accueillir les réfugiés, nous ne pouvons rendre
visite aux réfugiés dans les villages en raison des fortes pluies qui
ont endommagé les routes et les ponts, c'est l'un des problèmes
majeurs que nous rencontrons actuellement. »
Le gouvernement tchadien a donné son feu vert à l'UNHCR pour
trouver un nouveau site pour relocaliser les nouveaux réfugiés à la
frontière et anticiper les prochains afflux. Le camp d'Amboko, le
principal camp de réfugiés au sud du Tchad, va bientôt atteindre la
limite de sa capacité, soit 27 400 réfugiés. En même temps, l'UNHCR
et ses partenaires continuent de transférer les 4000 réfugiés
centrafricains arrivés au Tchad début août, fuyant le banditisme et
les attaques des groupes armés dans leurs villages.
Maskemde, âgé de 60 ans, fait partie des nouveaux arrivants. Il
décrit l'insécurité dans son village au début du mois d'août : «
Le 9 août, nous travaillions dans nos champs lorsque nous avons entendu
des tirs. Nous avons quitté les champs pour savoir ce qui s'était
passé, et les femmes et les enfants du village nous ont conseillés de
ne pas rester. Nous nous sommes cachés dans la brousse durant deux
jours et finalement, comme la situation ne s'améliorait pas, nous avons
décidé de traverser la frontière et de nous rendre au Tchad. »
Angélique, âgée de 9 ans, est toujours à la frontière avec son
père, en attendant d'être relocalisée à Amboko dans les jours qui
viennent. « Je ne sais pas où se trouvent ma mère et mes frères »,
dit-elle. « Nous avons fui parce que des gens sont venus et ont
commencé à tirer. Nous ne savons pas qui ils étaient, nous avons fui
parce que nous avions peur. »
L'UNHCR a récemment reçu 500 tentes supplémentaires, en provenance
de ses stocks de l'est du Tchad en vue du transfert des réfugiés
centrafricains dès que possible.
Nous préparons aussi le rapatriement de 1542 Tchadiens réfugiés au
nord de la République centrafricaine. Ils avaient fui vers la
République centrafricaine au début des années 80. En 2001, l'UNHCR a
procédé à une opération de rapatriement pour les réfugiés
tchadiens, mais ce groupe avait opté pour rester en République
centrafricaine. Maintenant, l'insécurité grandissante dans la région
les presse à demander de l'aide pour rentrer au Tchad. Le premier
convoi de retour est prévu pour le 19 septembre.
Par Djerassem Mbaiorem et Bernard Ntwari UNHCR Tchad
Publié le 7 septembre 2005 |
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000 Centrafricains se réfugient au Tchad pour fuir les raids
(Alwihda
19/08/2005)
Plus de 4 000 réfugiés centrafricains ont afflué depuis ces 10
derniers jours dans le Sud du Tchad, révélant que des bandes armées
avaient violé des jeunes femmes et pillé leurs maisons, rapportait
mercredi un représentant des Nations unies.
Selon George Menze qui travaille pour le Haut commissariat des Nations
unies pour les réfugiés (HCR) à Gore, dans le Sud du Tchad, une
mission d’évaluation achevée cette semaine révélait que 4 085 réfugiés
avaient déjà franchi la frontière depuis le 7 août.
C’est la troisième vague de Centrafricains fuyant vers le Tchad
voisin depuis ces deux derniers mois.
Au début du mois de juin, des milliers de personnes ont trouvé refuge
de l’autre côté de la frontière. Elles déclarent avoir fui une série
d’affrontements qui auraient opposé les forces gouvernementales de la
République Centrafricaine à des « groupes armés non identifiés ».
Un autre groupe d’environ 2 000 personnes est arrivé au Tchad à la
fin du mois de juillet.
Selon M. Menze, les derniers arrivés ont signalé que des groupes armés
de 30 à 40 hommes avaient attaqué leurs villages, violant des jeunes
femmes et pillant l’ensemble de leur nourriture et de leurs biens.
Toujours selon lui, les réfugiés ont révélé aux représentants du
HCR que dans certains cas, ces hommes portaient des uniformes
militaires.
« Cela semble dépasser le simple banditisme », affirmait M. Menze. «
Ces groupes semblaient organisés. Cela devient plus sérieux ».
Ce mois-ci, des experts de la sécurité des Nations unies ont mené une
mission d’évaluation dans le Nord de la République Centrafricaine.
Ils ont cependant refusé d’en communiquer les conclusions.
La région a connu une longue période d’agitation, en raison de coups
d’Etats, d’une guerre civile et de l’instabilité de la zone
frontalière avec le Tchad voisin.
Selon plusieurs sources militaires, l’armée centrafricaine et les
forces tchadiennes ont récemment mené des opérations conjointes
destinées à éliminer les groupes armés qui terrorisent la population
dans cette région.
Les représentants des Nations unies connaissant la région affirment
que le gouvernement de la République Centrafricaine n’est pas en
mesure de contrôler les groupes armés du Nord du pays.
Les organisations humanitaires internationales et les agences des
Nations unies n’opèrent pas dans cette région car la sécurité ne
peut y être garantie. De plus, les travailleurs humanitaires affirment
que cette instabilité se traduit par une absence de soins de santé et
de nombreux services élémentaires pour les habitants.
M. Menze soutient que, dans les prochains jours, le HCR mettra en place
un processus d’identification et d’enregistrement plus complet,
avant de transférer les réfugiés dans le camp d’Amboko, près de
Gore, où ils rejoindront leurs compatriotes qui ont fui le pays cette
année.
30 000 réfugiés centrafricains vivent à Amboko et dans d’autres
camps situés dans le Sud du Tchad, depuis les affrontements qui ont
opposé les forces fidèles à l’ancien président Ange-Félix Patassé
à celles de son ancien chef d’état-major, Francis Bozizé, qui a été
élu président dans le courant du mois de juin.
Source:
Alwihda - IRIN
©
Copyright Alwihda
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| Des
Centrafricains fuient vers le Tchad
- 19/8/2005 |
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Plus de 4.000 nouveaux réfugiés centrafricains
sont arrivés dans le sud du Tchad ces derniers jours, fuyant
des "exactions" de "bandes armées" dans le
nord de leur pays, a-t-on appris jeudi auprès du Haut
Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à
N’Djamena.
"Au total, 4.086 Centrafricains ont la
franchi la frontière tchadienne autour du 10 août et sont
refugiés à Bekoninga, à 35 km de Goré", localité de
l’extrême sud du Tchad située à 600 km au sud de
N’Djamena, a déclaré à l’AFP un responsable du HCR qui a
requis l’anonymat.
"Ces réfugiés qui viennent de la sous-préfecture
de Paoua dans le nord de la RCA (République centrafricaine) se
disent victimes des exactions des bandes armées et surtout des
viols de leurs femmes", a-t-il ajouté.
"Pour le moment, ces réfugiés vivent à
l’air libre à côté d’une rivière où ils
s’abreuvent", a-t-il poursuivi, précisant que le HCR
avait entamé des discussions avec les autorités tchadiennes
afin d’identifier un nouveau site d’accueil.
"Autrement, nous serons debordés", a-t-il prévenu.
Selon ce responsable, il n’est pas exclu que d’autres réfugiés
puissent traverser la frontière dans les prochains jours.
Début juin, quelques 10.000 Centrafricains
avaient fui au Tchad voisin en raison de combats opposant des
groupes armés non-identifiés aux soldats tchadiens et
centrafricains.
D’autres réfugiés ont continué d’arriver en juillet par
petits groupes, fuyant selon le HCR "des bandes armées"
qui "font le tour des villages pour s’approvisionner en
vivres et piller la population".
Le responsable du HCR n’a pas précisé jeudi
le nombre total de réfugiés centrafricains se trouvant
actuellement au Tchad.
Les réfugiés arrivés en juin avaient été
regroupés début juillet près de Goré au camp d’Amboko, qui
accueillait déjà 13.000 des 30.000 Centrafricains ayant fui
leur pays après le coup d’Etat du général François Bozizé
en mars 2003.
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AFRIQUECENTRALE.INFO |
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Fin
des opérations de sécurisation à la frontière
Centrafrique-Tchad
17 JUIN 2005 - CENTRAFRIQUE / TCHAD
/ SECURITE
Les opérations de sécurisation
menées par l'armée centrafricaine dans le nord du pays, qui ont
provoqué l'exode de milliers de Centrafricains au Tchad depuis début
juin, sont terminées, a-t-on appris vendredi de source militaire
centrafricaine. "Les unités des Forces armées
centrafricaines (Faca) qui ont participé à ces opérations sont
en train de regagner leur base à Bangui", a précisé cette
source sous couvert de l'anonymat, sans fournir de bilan des
combats qui les ont opposées à des bandes armées non-identifiées.
Selon cette source, ces affrontements ont débuté le 3 juin par
l'attaque par des "coupeurs de route" -bandits de grand
chemin qui détroussent les voyageurs- d'un véhicule qui se
rendait au Tchad. Conformément aux accords entre les deux pays,
l'armée tchadienne a alors donné la chasse à ces malfaiteurs
sur le territoire de son voisin. "La fuite de milliers de
Centrafricains au Tchad est consécutive à cette opération de
poursuite parce qu'elle a coïncidé avec une autre opération des
Faca contre un groupe de coupeurs de route munis de fusils de
chasse et de guerre, qui attaquent depuis quelques mois les
routiers et les villages frontaliers des deux pays", a
expliqué cette source militaire. "La population s'est donc
sentie prise en tenailles et a pris la fuite pour se réfugier
dans les localités les plus proches au sud du Tchad",
a-t-elle ajouté. Le ministre tchadien de la Défense Emmanuel
Nadingar a précisé qu'il n'y avait "pas eu d'action
conjointe entre armées tchadienne et centrafricaine".
"L'action du 3 juin a été menée par l'armée
centrafricaine, nous en avons simplement fait le constat quand
nous sommes arrivés sur place", a poursuivi M. Nadingar.
Interrogé sur l'identité de ces "coupeurs de route",
le porte-parole de la présidence centrafricaine Alain-Georges
Ngatoua a répondu qu'ils étaient "des bandits armés qui évoluent
indifféremment de part et d'autre de la frontière".
"Ce sont des brigands qui interceptent des véhicules de
commerçants venant de Bangui vers le Tchad", a pour sa part
indiqué le ministre tchadien. Selon un nouveau bilan fourni
vendredi par le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés
(HCR) à N'Djamena, 8.500 ressortissants centrafricains ont passé
la frontière pour fuir ces combats. "Ils sont présentement
8.500 dans la préfecture de Yambodo, à 60 km de Goré", a déclaré
un responsable du HCR. "Le dernier lot de réfugiés est
arrivé avec du bétail et quelques biens matériels et est composé
à 65% de femmes et d'enfants", a-t-il ajouté, précisant
que le HCR et les autorités tchadiennes étaient à la recherche
d'un endroit pour leur installer un camp d'hébergement. Quelque
27.000 Centrafricains qui avaient fui en 2002 et 2003 les combats
qui opposaient à l'époque les partisans du président actuel
François Bozizé à celui de son prédécesseur déchu Ange-Félix
Patassé, vivent toujours dans deux camps du sud du Tchad.
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DAKAR,
le 16 juin (IRIN) - Plus de 8 000 centrafricains ont fui leur pays
et se sont réfugiés dans la région sud du Tchad au cours des
quinze derniers jours pour échapper aux nouveaux combats qui se déroulent
actuellement dans le nord-ouest de la République Centrafricaine
(RCA), a indiqué l’agence des nations unies pour les réfugiés
(HCR).
La nouvelle vague de réfugies vient grossir les 30 000
Centrafricains qui vivent en exil depuis près de trois ans dans
le sud du Tchad, a déclaré de Ndjamena Bernard Ntwari, représentant
du HCR.
Selon Ntwari, le récent exode des populations a commencé à la
suite des combats qui ont opposé le 3 juin les forces armées
centrafricaines à un groupe de rebelles.
A Bangui, la capitale de la République centrafricaine où François
Bozizé entame depuis samedi son mandat présidentiel, les autorités
ont confirmé ces affrontements, sans pouvoir identifier le groupe
de rebelles impliqué dans les combats.
La plupart des 8 632 réfugiés enregistrés jusqu’à présent
au Tchad sont hébergés par la population locale dans les
communes rurales de Betel, Bekandja, Matita et Bilbo, mais
certains sont encore livrés à eux-mêmes, a indiqué Ntwari.
“Des petits groupes de personnes arrivaient encore mardi dernier
avec leur bétail et leurs effets personnels”, a ajouté le représentant
du HCR.
Une équipe de représentants de différentes agences des Nations
unies et d’organisations non-gouvernementales est actuellement
présente sur le terrain pour évaluer les besoins, a indiqué
Ntwari.
Tandis que la communauté internationale est préoccupée par le
sort des quelque 200 000 réfugiés qui, fuyant le conflit du
Darfour, au Soudan, se sont installés dans la région semi-désertique
de l’est du Tchad, près de 30 000 réfugiés centrafricains
vivent encore dans la zone boisée du sud du Tchad.
Des camps de réfugiés sont installés à Amboko, près de la
ville frontalière de Gore, et à Yaroungo, près de Maro, à 250
km à l’est.
Plus de 40 000 Centrafricains s’étaient réfugiés dans le sud
du Tchad lors des combats qui ont opposés les forces loyales à
l’ancien président Ange-Felix Patassé et les troupes du chef
d’Etat-major d’alors, le Général Bozizé, en octobre 2002.
Depuis, plusieurs réfugiés ont rejoint leur domicile.
En mars 2003, Bozizé a finalement réussi à renverser Patassé
avec l’aide de centaines de mercenaires tchadiens.
Le mois dernier, le général de 58 ans a légitimé son pouvoir
en République centrafricaine en obtenant 64 pour cent des
suffrages au deuxième tour du scrutin présidentiel, face à sont
adversaire politique, l’ancien Premier ministre Martin Ziguelé.
La plupart des mercenaires tchadiens qui ont aidé Bozizé à
prendre le pouvoir ont perçu une prime et sont retournés chez
eux. Mais l’année dernière, ces combattants désœuvrés ont
été accusés d’être les auteurs des nombreux actes de
banditisme perpétrés de part et d’autre de la frontière entre
le Tchad et la RCA, ainsi qu’au nord du Cameroun.
En avril dernier, près de 3 000 membres de la communauté des
Mbororo, un groupe ethnique originaire du nord-ouest de la RCA se
sont réfugiés dans la région nord du Cameroun fuyant certains
ex-combattants pro-Bozizé qui avaient commencé à attaquer leurs
villages et à voler leur bétail.
Dans la perspective d’un séjour prolongé de ces réfugiés
centrafricains dans le sud du Tchad, les agences de l’ONU les
ont transférés vers de nouveaux sites où ils pourront disposer
de terres cultivables.
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(Xinhuanet
15/06/2005) Depuis début
juin, des milliers de civils centrafricains ont trouvé refuge
dans le sud du Tchad pour fuir aux combats entre l'armée de
Bangui et quelques bandes armées "non encore identifiés",
selon une information en provenance de Bangui mardi.
Selon
des sources du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés
(HCR), au moins 5 000 personnes ont traversé la frontière depuis
samedi dernier à cause de combats survenus dans la localité de
Markounda, dans le nord de la République Centrafricaine, et se
sont réfugiées dans la zone de Goré (à environ 600 kilomètres
au sud de N'Djamena).
Une
délégation du HCR a quitté N'Djamena pour Gorè avec le mandat
de vérifier la situation sur le terrain, évaluer quel type
d'assistance fournir aux réfugiés et fournir un site d'accueil.
Des sources du gouvernement de Bangui ont confirmé les combats,
sans fournir cependant de bilan, selon la même source. Fin
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Copyright Xinhuanet
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«
Depuis quelques jours, une campagne de désinformation vise à
laisser croire que des combats opposeraient dans le Nord du pays,
les forces armées centrafricaines à des éléments non-identifiés.
Le ministère de la défense Nationale tient à démentir ces allégations
totalement fantaisistes et méchantes. Depuis le début de l'année,
afin de favoriser le bon déroulement des élections présidentielle
et législatives, sept (7) bataillons des Forces armées
centrafricaines ont été déployés en province en plus des unités
territoriales. Outre la sécurisation des opérations électorales,
ces unités avaient aussi pour mission, de lutter contre les
coupeurs de route qui, traditionnellement dans cette période, sévissent
le long des frontières centrafricano-tchadiennes et
centrafricano-camerounaises.
Nos
unités ont d'ailleurs au cours des mois écoulés, remporté de
brillants succès contre ces individus sans foi ni loi, démontrant
ainsi que l'instruction et l'entraînement, repris sous l'égide de
la coopération militaire française avaient porté leurs fruits en
matière d'efficacité opérationnelle.
En
outre, il y a une dizaine de jours, une opération combinée entre
les forces tchadiennes et centrafricaines a été montée pour
neutraliser une bande de brigands qui avait été repérée par
l'armée tchadienne dans la région de Gorée, au sud du Tchad.
Cette opération étant achevée et les opérations électorales
terminées, nos unités s'apprêtent maintenant à regagner leurs
différents cantonnements dans la ville de Bangui.
Dans
ce contexte, les propos tenus par certains médias nationaux ou
internationaux parlant notamment de plusieurs morts centrafricains,
de véhicules détruits ou encore de guerre larvée au nord du pays,
sont totalement irresponsables et ne reflètent que la mentalité
des nostalgiques du malheur passé du peuple centrafricain.
Par
ailleurs, le gouvernement s'étonne de l'activisme de certaines
officines de presse, bien connues pour leurs engagements politiques
et sont promptes à relayer sans aucune vérification, les rumeurs
propagées par les ennemis de la Nation.
A
cette occasion, le ministère de la Défense rappelle son entière
disponibilité à répondre aux interrogations de la presse
nationale et internationale, notamment sur d'éventuels engagements
des forces armées centrafricaines à l'intérieur du pays ».
Centrafrique
Presse le: June 15, 2005
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