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bien décidé à mettre l'Afrique au premier plan lors du G8 |
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bien décidé à mettre l'Afrique au premier plan lors du G8
Son conseiller pour la sécurité nationale Steve Hadley a également souligné que l'aide américaine à l'Afrique allait doubler en passant de 4,3 milliards de dollars par an en 2004 à 8,6 milliards en 2010. Dans un discours jeudi à Washington, consacré à l'Afrique et au G8, le président américain a annoncé que "sur les quatre prochaines années, nous allons fournir 400 millions de dollars pour former un demi-million d'enseignants et donner des bourses scolaires à 300.000 jeunes, essentiellement des filles". "Nous devons donner aux filles en Afrique une chance d'échapper à l'exploitation et de décider de leur propre avenir", a-t-il déclaré, demandant au Congrès américain de débloquer à cette fin 55 millions de dollars sur les trois prochaines années. M. Bush a également annoncé qu'il allait demander à ses partenaires du G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Grande-Bretagne et Russie) lors de leur sommet du 6 au 8 juillet à Gleneagles (Ecosse) de se joindre à une initiative internationale pour lutter contre la malaria. "Sur les cinq prochaines années, avec l'approbation du Congrès, nous dépenserons plus de 1,2 milliard de dollars pour cette campagne", a souligné M. Bush. La Maison Blanche a précisé qu'une partie de cette somme sera versée au Fonds mondial déjà mis en place pour lutter contre les pandémies en Afrique. "L'année prochaine nous agirons dans trois pays, la Tanzanie, l'Ouganda et l'Angola. Les Etats-Unis étendront ensuite cet effort à au moins quatre autres pays particulièrement touchés en 2007 et encore au moins cinq autres en 2008", a-t-il affirmé. Le Premier ministre britannique Tony Blair, hôte du G8, a fait de l'aide à l'Afrique l'un des thèmes principaux du sommet. George W. Bush avait déjà annoncé en recevant M. Blair à la Maison Blanche début juin une aide d'urgence de 674 millions de dollars à l'Afrique, notamment pour lutter contre les pénuries alimentaires dans la Corne de l'Afrique. "Après des années de colonisation, de marxisme et de racisme, l'Afrique est au seuil de grands progrès", a affirmé le président américain jeudi. "Mais vaincre l'extrême pauvreté demande un partenariat, pas le paternalisme. Le développement économique n'est pas quelque chose que nous faisons pour les pays concernés, c'est quelque chose qu'ils font avec nous. Leurs dirigeants doivent jouer le rôle principal pour favoriser les réformes et les progrès et ne pas recevoir passivement de l'argent", a affirmé M. Bush. "Lors des décennies écoulées, nous avons appris que sans liberté économique et sociale, sans état de droit et sans des gouvernements efficaces et honnêtes, l'aide internationale n'apporte pas beaucoup de bénéfices et a peu d'impact". Il a lancé à ce propos une violente attaque contre le président du Zimbabwe Robert Mugabe, qu'il a accusé de "détruire" son pays, en appelant les pays voisins à agir. "Il y a à côté (de chez vous) une personne qui est en train de détruire un pays par ses mauvaises politiques et cela n'est pas bien. Les Nations voisines doivent être fortes", a affirmé George W. Bush lors d'un entretien avec des médias, dont l'AFP, à la Maison Blanche. Lors de cet entretien, M. Bush a également défendu l'action de son administration face au "génocide" au Darfour, une région du Soudan. "Nous sommes le pays qui a appelé cela un génocide et nous prenons la situation très au sérieux", a-t-il affirmé, répondant à une question sur le fait que son administration aurait décidé de baisser le ton contre Khartoum pour ne pas compromettre la coopération antiterroriste avec le Soudan.
L'aide des États-Unis à l'Afrique atteint un niveau sans
précédent (Bob Geldof et Bono font l'éloge du président Bush avant la réunion au sommet du G8.) (860) Par Jim Fisher-Thompson Rédacteur du « Washington File » Washington - Le président Bush n'est pas un célèbre chanteur de rock ni un producteur de spectacles, mais il se sert du pouvoir de la présidence pour aider les Africains en proie à des problèmes de pauvreté et de maladie sans parallèle dans le monde, ont déclaré deux célèbres militants qui s'emploient à maintenir l'attention du monde sur les difficultés de l'Afrique. « M. Bush a, en réalité, fait plus pour l'Afrique que tout autre président des États-Unis », a récemment déclaré au magazine Time le producteur britannique Bob Geldof, principal organisateur des concerts « Live 8 » qui auront lieu le 8 juillet dans divers pays afin d'attirer l'attention sur les besoins de l'Afrique en matière de développement. Bono, le principal chanteur du groupe irlandais U2 et qui milite depuis longtemps en faveur de l'apport d'une aide à l'Afrique, s'est fait l'écho de M. Geldof lorsqu'il a déclaré à une chaîne de télévision américaine le 26 juin : « M. Bush a déjà doublé, voire triplé, l'aide des États-Unis à l'Afrique (...) Je pense que ce que son gouvernement et lui ont fait en matière de lutte contre le sida est incroyable. Quelque 250.000 Africains suivent un traitement antiviral et doivent littéralement leur vie aux États-Unis. » Si le président Bush, a-t-il ajouté, « agit avec autant de hardiesse en faveur de l'Afrique pendant son second mandat que durant son premier, il méritera une place dans l'histoire pour avoir changé le destin de ce continent ». Selon des statistiques du gouvernement des États-Unis, l'aide à l'Afrique, aussi bien celle du secteur privé que celle du secteur public, a atteint un niveau sans précédent et montre la prise de conscience accrue des besoins de ce continent par M. Bush qui s'est engagé à augmenter cette aide, notamment pour lutter contre la pandémie de sida, au cours de son voyage de juillet 2003 dans plusieurs pays africains. Récemment, tant M. Bush que le premier ministre britannique, M. Tony Blair, ont décidé de faire de l'aide à l'Afrique subsaharienne un des grands sujets de la prochaine réunion au sommet du groupe des Huit (G8) qui doit se tenir à Gleneagles (Ecosse) du 6 au 8 juillet. Ils ont aussi beaucoup contribué à la prise de décision par les grands pays industriels de réduire considérablement la dette extérieure de 14 pays d'Afrique subsaharienne. Par ailleurs, M. Blair préconise le plan d'action en faveur de l'aide au développement de l'Afrique élaboré par un organisme qu'il a créé et qui porte le nom de Commission pour l'Afrique. Ce plan prévoit le doublement de l'aide annuelle à ce continent, qui est actuellement de l'ordre de 25 milliards de dollars. Le 13 juin, lorsque le président Bush s'est entretenu avec 5 chefs d'État africains, il leur a donné l'assurance que les États-Unis étaient « résolus à redoubler leurs efforts afin d'atténuer la faim chronique, de réduire la dette et de lutter contre les maladies dans le continent africain ». Qualifiant le sida de l'une des grandes causes de souffrance en Afrique, il a dit que la lutte contre cette maladie était l'un des dossiers prioritaires de son gouvernement. « C'est une crise que l'on peut stopper, a-t-il déclaré. Je tiens à vous dire que lorsque les États-Unis prennent un engagement, ils le tiennent. » Cet engagement porte sur un plan d'urgence de lutte contre le sida consacré principalement aux pays d'Afrique subsaharienne. Dans le cadre de ce plan, les États-Unis ont fourni environ 780 millions de dollars en 2004, montant qui devrait passer à 1,1 milliard de dollars en 2005. Le secrétaire d'État adjoint, M. Robert Zoellick, accorde également une grande attention à l'Afrique. Au début du mois de juin, il a déclaré au Rwanda, lors d'une réunion consacrée au financement de la création d'entreprises, « l'aide au développement des États-Unis affectée à l'Afrique subsaharienne a triplé ou quadruplé (depuis 2000) pour passer à 3, voire 5 milliards de dollars ces deux dernières années ». Le rôle du secteur privé est aussi important à cet égard, a-t-il fait remarquer. « Si l'on ajoute le montant des investissements nets, des envois de fonds des travailleurs étrangers résidant aux États-Unis et de l'aide des ONG, l'aide des États-Unis a atteint 48 milliards de dollars l'an dernier, soit deux fois et demie le montant de l'aide au développement. » Par ailleurs, « si l'on tient compte de l'aide au développement, des apports de capitaux privés, de l'aide des ONG et des échanges commerciaux, les États-Unis fournissent 70 % du soutien que le G7 apporte aux pays en développement ». En vue d'aider les pays africains à accélérer leur croissance économique en créant un climat plus propice aux investissements étrangers, le président Bush a créé le Compte du millénaire. Jusqu'ici, 8 pays d'Afrique subsaharienne peuvent prétendre à une aide dans le cadre de ce fonds, et Madagascar a déjà signé un contrat qui lui permettra de recevoir 110 millions de dollars au titre de la modernisation de son infrastructure dans les zones rurales. (Les articles du «Washington File» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/fr/) L'aide et la bonne gouvernance
sont essentielles au développement, dit M. Natsios (Propos de
l'administrateur de l'USAID à une session spéciale de l'ONU) (880) Par Judy
Aita Correspondante du « Washington File » Nations unies - Pour appuyer la croissance et éradiquer la pauvreté dans les pays en développement, il ne suffit pas de faire des contributions financières, il faut aussi une combinaison de conditions propices et notamment mobiliser les ressources, encourager le commerce et l'investissement et veiller à une bonne gouvernance, a déclaré l'administrateur de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), M. Andrew Natsios, lors d'une session spéciale de l'Assemblée générale des Nations unies. S'adressant le 27 juin aux participants au « Dialogue de haut niveau de l'Assemblée générale sur le financement du développement », M. Natsios a précisé que les États-Unis ne pensaient pas qu'il faille fixer un montant particulier en matière d'aide pour réussir le développement et apporter des améliorations définitives au sort des gens. « Il ne sert à rien de discuter du montant idéal de l'aide publique au développement, de dire qu'elle devrait être de 68 milliards de dollars, de 100 milliards ou de 195 milliards lorsque les règles les plus fondamentales nécessaires à la génération de la richesse ne sont pas en place », a fait remarquer M. Natsios. « Le progrès du développement est, en tout premier lieu, lié à l'engagement pris par les pays et à la volonté politique de gouverner équitablement, de promouvoir la liberté économique et d'investir dans la population », a-t-il ajouté. Les États-Unis, a-t-il indiqué, admettent la nécessité d'accroître le volume de l'aide et des autres ressources visant le développement. « Mais, pour maintenir les récentes augmentations de l'aide publique au développement et garantir que les objectifs énoncés dans la Déclaration du millénaire pourront être atteints, nous devons aussi garantir l'efficacité, la durabilité et les résultats de cette aide », a-t-il déclaré. Un rapport de la Commission de l'ONU sur le secteur privé et le développement, a-t-il rappelé, « estime que les pays en développement ont des avoirs privés se montant à 9,4 milliards de dollars qui ne peuvent être pleinement mobilisés, du fait surtout de la corruption et de protections juridiques inadéquates pour ce qui est des biens et des contrats ». Il a précisé que dans l'un des pays en développement, il fallait 203 jours pour enregistrer une entreprise alors que dans un autre, il fallait 1.459 jours pour faire respecter les clauses d'un contrat. Du fait des obstacles auxquels se butent les entreprises, celles-ci restent petites et en marge de l'économie. L'aide publique au développement des États-Unis, a-t-il précisé, a été supérieure à l'engagement pris par le président Bush lors du sommet sur le développement qui s'est tenu en 2002 à Monterrey (Mexique). Cette aide est passée de 10 milliards de dollars en 2000 à plus de 19 milliards en 2004, un quart du total ayant été fourni par les membres de l'Organisation de coopération et le développement économiques (OCDE). Les États-Unis versent environ 500 millions de dollars par an aux services de planisme familial volontaire et de soins maternels dans 60 pays. L'USAID, a-t-il indiqué, s'est associée à des sociétés privées faisant preuve de responsabilité sociale, et a, depuis 2002, investi 1 milliard de dollars dans 290 alliances entre les secteurs public et privé dans 98 pays, suscitant un apport de 3 milliards de dollars de la part de ses partenaires. Il a souligné que, dans les prochaines années, le Compte du millénaire devrait aider financièrement les pays qui gouvernent de façon équitable, investissent dans leur population et appuient la croissance reposant sur l'économie de marché. L'administrateur de l'USAID a aussi loué le Nouveau Partenariat pour le développement en Afrique (NEPAD), auquel les États-Unis accordent tout leur soutien. L'objectif du NEPAD, mené sous la direction de l'Union africaine, est de trouver des solutions aux difficultés auxquelles se heurte le continent africain et d'œuvrer à l'éradication de la pauvreté, à promouvoir une croissance durable, à faciliter l'intégration de l'Afrique à l'économie internationale et à accélérer l'émancipation des femmes. Pour sa part, le secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan, a déclaré aux participants à la réunion que, conjuguées à un travail acharné pendant de nombreuses années, les annonces faites récemment à propos de l'allégement de la dette et des augmentations de l'aide publique au développement « nous ont amenés à un seuil décisif dans notre recherche du développement et de la dignité humaine ». L'espoir est aujourd'hui permis, a dit M. Annan, « car de nombreux pays en développement ont réussi à sortir des millions de personnes de la pauvreté (...) Et le mouvement est réellement engagé parce que les membres de la communauté internationale ont joint leurs forces et ont fait des efforts soutenus et sans précédent. » Le Dialogue de haut niveau de l'Assemblée générale sur le financement du développement, qui se tient les 27 et 28 juin à New York, vise à donner aux gouvernements une occasion de consolider ou de renforcer leurs projets d'aide au développement en appui aux Objectifs du millénaire pour le développement et à les préparer pour le prochain sommet du G8 qui se tiendra du 6 au 8 juillet en Écosse et le Sommet marquant le 60e anniversaire des Nations unies, en septembre. (Les articles du «Washington File» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/fr/) |
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