Naufrage sur le fleuve Oubangui

"Il ne faut plus jamais exposer la vie des paisibles citoyens centrafricains."  

Une Nouvelle Approche pour le Transport Fluvial

     Le Ministre d'État décide et ordonne la reprise des activités fluviales.

    Avec la succession dramatique de naufrages sur le fleuve Oubangui, le Ministre d'État à l'Équipement, aux Transports et à l'Aviation civile ne pouvait ne pas réagir. "Il ne faut plus jamais exposer la vie des paisibles citoyens centrafricains." dixit Charles MASSI. Un sacré défi que notre ministre a décidé de relever dans les plus brefs délais.

     Dans un premier temps, le Ministre d'État décide de la suspension totale du trafic et de la mis en place d'un comité technique ad hoc chargé de la définition des mesures d'urgence et de la réglementation du secteur fluviale en République Centrafricaine. Puis, après analyse et concertation, fixe les conditions d'exploitations des baleinières et ordonne la reprise des activités fluviales (voir documents ci-dessous).

     Un premier constat s'imposait : malgré les efforts actuels du gouvernement pour réhabiliter le réseau routier reliant les villes de province à la capitale, le transport fluvial est et reste actuellement le seul moyen disponible et praticable (en cette période de saison des pluies) pour les villes riveraines du fleuves OUBANGUI. C'est le cas par exemple des villes de l'Est du pays : Bema, Limassa, Satema, Mobaye, Zangba, Kouango et Possel.

    Deuxièmement : la réglementation en matière de transport fluviale était quasi informelle et surtout inappliquée. Elle se limitait à l'obligation faite aux transporteurs de respecter le tonnage net à embarquer, à l'interdiction de la navigation de nuit et à la souscription d'une police d'assurance.

    Force était de constater que la réglementation en vigueur était inefficace à assurer la sécurité juste est normal que tous les citoyens (usagers des voies fluviales) sont en droit d'attendre de l'État.

    C'est ainsi que l'arrêté fixant les conditions d'exploitation des baleinière pris par le Ministre d'État Charles MASSI est aujourd'hui un modèle du genre en matière de circulation fluviale sur le fleuve Oubangui. A charge pour les autres pays ayant en commun l'usage du fleuve Oubangui Chari d'harmoniser leur réglementation. Écoutez Charles MASSI sur RFI.

    Nous exprimons notre fierté à l'égard du travail accompli en l'espèce par le Président Fondateur du FODEM qui a su joindre l'acte à la parole en vue de régler un problème récurrent qui a causé la perte inadmissible de nombreuses vies par le passé. Aujourd'hui, nous attendons de l'ensemble des acteurs du secteur fluvial (publics et privés) la stricte application de cette nouvelle réglementation. Nous sommes certains que cela permettra d'éviter à l'avenir que de nouveaux "mini Joola" se reproduisent sur le fleuve Oubangui Chari.

    Les règles même si elles nous contraignent ne sont elles pas faites pour tous nous protéger.

    La rédaction

Dans la presse :

Charles MASSI,
Ministre d’État à l’Équipement, aux Transports, à l’Aviation Civile

Naufrage sur le fleuve Oubangui
Une embarcation transportant environ 150 personnes a fait naufrage samedi en Centrafrique sur le fleuve Oubangui, ont indiqué jeudi des rescapés et des proches de passagers, qui ont fait état de morts et de disparus mais n’ont pu fournir de bilan précis.
 
L’embarcation, qui remontait le fleuve depuis Bangui vers l’est du pays, a fait naufrage à une soixantaine de kilomètres en amont de la capitale centrafricaine avec environ 150 personnes à bord pour une capacité maximale de 80 passagers, ont indiqué ces mêmes sources.
 
Seul un quart des passagers a pu gagner les rives congolaise et centrafricaine de ce fleuve qui sépare la Centrafrique de la République démocratique du Congo (RDC), ont estimé plusieurs rescapés.
 
Le bilan devrait être difficile à établir, les corps repêchés ayant été enterrés à la sauvette et parfois dans des fosses communes par les villageois alentours, selon ces rescapés.
 
Le naufrage a été confirmé de sources officielles, mais aucun bilan n’a pu être fourni pour l’heure par les autorités.

Voir aussi : Une Nouvelle Approche pour le Transport Fluvial - LE CONFIDENT