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Vers
un mécanisme contre l`insécurité transfrontalière
Yaoundé, Cameroun, 28/08 - Un mécanisme
de coopération et de gestion des questions liées à l`insécurité
transfrontalière verra bientôt le jour entre le Cameroun, la République
centrafricaine (RCA) et le Tchad, a appris la PANA vendredi à Yaoundé,
à l`issue d`une réunion de haut niveau de deux jours consacrée à ce
sujet.
Les délégués des trois Etats se sont également engagés à créer des
structures nationales en charge de la lutte contre la prolifération et la
circulation des armes légères et de petit calibre, en même temps que
des actions de sensibilisation seront menées en direction de la
population civile.
Ils ont lancé un appel à la communauté internationale, en particulier
au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en vue
d`apporter une assistance accrue aux pays de la sous-région, confrontés
aux difficultés relatives à l`afflux des réfugiés et personnes déplacées.
De même, la communauté internationale a été appelée à appuyer les
efforts entrepris par les Etats dans le domaine de la démobilisation et
la réinsertion des ex-combattants, notamment les enfants soldats.
L`insécurité qui prévaut dans les zones frontalières Cameroun-
RCA-Tchad est due au phénomène des coupeurs de route, des braconniers,
des bandes armées constituées d`ex-combattants, militaires et bandits de
grand chemin, a expliqué à la PANA le commandant de la force
multinationale de la Communauté des Etats de l`Afrique centrale (CEMAC),
le général Auguste Roger Bibaye Itandas.
Les principales causes de ce phénomène, a-t-il poursuivi, sont la
porosité des frontières, les crises socio-politiques au sein des Etats,
la prolifération des armes de guerre de petit calibre, les armes de
fabrication locale, la complicité des populations et les transhumances.
"Une bonne partie des armes proviennent des différentes mutineries
et des attaques d`armureries, qui ont eu lieu dans certains pays de la
sous-région".
Ces bandes armées sévissent par petits groupes, en fonction des saisons
et ne sont pas toujours faciles à cerner. Il s`agit d`abord de pouvoir
les identifier, et cela n`est pas toujours facile, a-t-il ajouté.
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Centrafrique:
la Force de la Cémac va se déployer
en dehors de Bangui
BANGUI
- La force multinationale de la Communauté économique et monétaire
de l'Afrique centrale (Cémac), déployée à Bangui depuis 2002,
va bientôt se déployer dans le nord et l'est de la Centrafrique
pour participer à leur sécurisation du pays, a déclaré mardi
son chef.
"Le
mandat de la Fomuc (Force multinationale de la Cémac) a
aujourd'hui été étendu. La force se déploie maintenant en
province pour participer à la sécurisation du pays", a déclaré
le général gabonais Auguste-Roger Bibaye Itandas, lors d'une
conférence de presse au camp militaire de la Mpoko, à Bangui.
"Tout
en maintenant une présence sur Bangui, en y participant à la même
mission de protection de quelques installations, des sites, au
maintien de la sécurité en ville, elle va participer désormais
à la sécurisation du reste du pays", a-t-il ajouté.
Il
a précisé que les éléments de la force se déploieraient dans
un mois à Paoua, à près de 500 km au nord de Bangui, et à Bria,
à un demi-millier de km à l'est de la capitale, en appui aux
Forces armées centrafricaines (Faca).
Des
violences opposant des groupes armés non identifiés, et des
"exactions" de "bandes armées" ont poussé
plusieurs milliers d'habitants de la région de Paoua à se réfugier
au Tchad voisin depuis juin, selon le Haut Commissariat des
Nations unies pour les réfugiés (HCR).
La
Fomuc, forte de 38O hommes (gabonais, congolais et tchadiens) et
épaulée par un soutien logistique français, était jusqu'à présent
déployée uniquement à Bangui, mais effectuait des missions
ponctuelles à l'intérieur du pays.
Initialement
déployée en décembre 2002 pour protéger le président
centrafricain de l'époque, Ange-Félix Patassé, la Fomuc est
restée à Bangui après la prise du pouvoir par le général François
Bozizé, en mars 2003, avec pour mandat d'accompagner la période
de transition qui a débouché, en mai, sur l'élection de ce
dernier.
Le
29 juin, elle a reçu un nouveau mandat de six mois qui prévoit
l'accompagnement du processus de stabilisation et de relance économique
de la Centrafrique.
Selon
le général Bibaye Itandas, le renouvellement du mandat
"peut sous-entendre que son action a été jugée
positive" au cours du processus électoral, qui s'est déroulé
sans incident majeur.
"La
Fomuc se déploiera sur des sites, comme des régions sensibles.
C'est une mission qu'elle va mener en liaison et en appui des
forces de défense et de sécurité centrafricaines, pour le bien-être
de la population qui aspire au retour à la paix et surtout à la
reprise de l'activité économique", a-t-il assuré.
Pays
pauvre et enclavé d'Afrique centrale, la Centrafrique, dont
l'histoire est marquée par la violence politique, connaît depuis
plusieurs années une grave crise financière.
(©AFP
/ 23 août 2005 18h02)
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