Centrafrique: appel à
suspendre une grève de 40 jours dans la fonction
publique
BANGUI (AFP) -
mardi 03 janvier 2006 - 15h26 - L'Union
syndicale des travailleurs de Centrafrique (USTC), principale centrale
syndicale du pays, a appelé ses militants à suspendre la grève observée
depuis le 16 novembre dans la fonction publique et à reprendre le travail dès
mardi, a annoncé son secrétaire général.
"Les dirigeants syndicaux ont décidé de suspendre la grève à
compter de ce jour et d'appeler les militants à reprendre le travail", a
déclaré Noël Ramadan.
"Toutefois, nous devons rencontrer le Premier ministre pour éviter à
nos militants les tracasseries administratives" a-t-il ajouté, craignant
"des pressions et des sanctions de tous ordres" sur les ex-grévistes.
Après une grève d'une dizaine de jours en octobre, les fonctionnaires
centrafricains avaient à nouveau cessé le travail le 16 novembre, exigeant le
versement "d'un trait" de deux mois de salaires en retard.
Le gouvernement, confronté à une situation financière catastrophique ne
parvient pas à payer régulièrement ses 20.000 fonctionnaires. Après avoir
versé les salaires de mars et avril en deux temps, fin novembre et début décembre,
le gouvernement a payé les salaires de mai 2005, juste avant le nouvel an.
Recevant les syndicats le 30 novembre, le président centrafricain François
Bozizé s'était dit prêt au dialogue mais avait posé comme préalable la
reprise du travail.
"Le dialogue, oui, mais le travail! Sans cela, notre dialogue ne
servira à rien", avait expliqué M. Bozizé. "La balle est dans le
camp des syndicats. La décision leur appartient. L'avenir de la République
centrafricaine est entre leurs mains, car sans travail il n'y a pas d'avenir
pour la RCA", avait-il poursuivi.
Le travail reprenait progressivement mardi dans la plupart des établissements
scolaires publics, les plus touchés par la grève.
"Dans toutes les luttes syndicales, on ne gagne jamais à 100%. Et plus
la grève perdure, plus elle s'essouffle aussi. Il faut donc se ressourcer pour
mieux lutter au cas où le gouvernement continuait à fouler au pied les
engagements pris", a expliqué M. Ramadan sur les raisons de l'appel de l'USTC
à suspendre la grève.
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Bozizé appelle les syndicats à reprendre
le travail
Bangui, Centrafrique, 01/01 - Le chef
de l`Etat centrafricain, le général François Bozizé, a appelé vendredi,
les syndicats en grève depuis deux mois pour réclamer le paiement d`arriérés
de salaires, à se remettre "sérieusement au travail" afin "d`éviter
le tombeau".
"Nous n`avons nullement l`intention de nuire à l`action syndicale, mais
ce que nous demandons aux syndicats, c`est d`intégrer dans leurs actions les
difficultés dans lesquelles se trouve le pays", a déclaré François
Bozizé, au cours d`une rencontre avec les organisations syndicales réunies au
palais présidentiel en présence des corps constitués de l`Etat et du corps
diplomatique.
Après avoir écouté les responsables syndicaux, dont M. Noël Ramadane de
l`Union syndicale des travailleurs de Centrafrique (USTC) qui l`a notamment
accusé d`envenimer chaque fois la situation par des déclarations
"injurieuses" à l`endroit des syndicats, le chef de l`Etat leur a
demandé de comprendre que le pays se trouve "au bord de la
catastrophe".
"Il n`y a rien, l`argent avec lequel on vous a payés, ça vient de l`extérieur,
nous n`allons pas continuer comme ça !", a encore déclaré François
Bozizé, avant d`ajouter : "nous sommes entre le marteau et l`enclume et
c`est le travail qui peut nous sauver".
Il a par ailleurs, considéré l`occupation de la bourse du travail par les
forces de l`ordre le 10 décembre dernier comme un "débordement"
susceptible de survenir dans toute action de ce type.
L`explication entre le chef de l`Etat et les syndicats intervient 24 heures après
le versement, par le gouvernement, des salaires du mois de mai 2005 grâce à
un prêt de 8,5 milliards octroyé par la Banque des Etats de l`Afrique
centrale (BEAC) à l`Etat centrafricain.
Il faudrait attendre l`assemblée générale de l`USTC samedi à la bourse du
travail pour savoir si le "cri du coeur" du chef de l`Etat a été
entendu par la base de l`organisation, qui continue jusqu`ici de réclamer le
versement en une fois de deux mois de salaires avant de reprendre le travail.
Centrafrique-social-fonctionnaires-grève
Crise sociale: le président Bozizé reçoit les syndicats centrafricains
BANGUI, 30 déc (AFP) - Le président
centrafricain François Bozizé recevait vendredi en fin de matinée les
dirigeants des centrales syndicales, en vue de tenter de mettre fin à la crise
sociale que traverse la Centrafrique depuis plusieurs mois, une réunion
retransmise en direct à la radio nationale. Après une grève d'une dizaine de
jours en octobre, les fonctionnaires centrafricains, qui réclament le paiement
de leurs arriérés de salaire, ont à nouveau cessé le travail depuis la
mi-novembre. "Malgré les deux mois de salaire payés, il semble que les
syndicats dans leur réunions auraient demandé deux ou trois mois de salaire
à payer d'un coup. Est-ce vrai? est-ce faux?", s'est interrogé le président
Bozizé en ouvrant la réunion. "A ma connaissance, les syndicats n'ont
pas donné le mot d'ordre pour la reprise du travail. C'est une affaire grave
dans un pays sinistré comme la RCA (République centrafricaine). Si nous ne
travaillons pas, je crois bien que c'est le tombeau", a-t-il ajouté. Lors
de négociations en octobre-novembre, le gouvernement s'était engagé à
verser les salaires de mars et avril avant le 25 novembre. Mars fut versé le
29, et avril quinze jours après. Les syndicats estiment qu'il s'agit du rythme
habituel et ont appelé leurs adhérents à ne reprendre le travail qu'après
le versement "d'un trait" de deux mois de salaire. Le président a
ensuite passé la parole à son Premier ministre Elie Doté. Les ministres
impliqués dans les négociations et les dirigeants syndicaux s'exprimeront
ensuite. Confronté à une grave crise financière, l'Etat centrafricain ne
parvient plus à payer régulièrement ses quelque 20.000 agents.
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NÉGOCIATIONS GOUVERNEMENT-SYNDICAT: LA DÉCLARATION FINALE
TANT ATTENDUE
Entre le gouvernement centrafricain représenté par son excellence
Jean-Paul Ngoupandé, ministre d'Etat aux affaires étrangères, à
l'intégration régionale et à la francophonie, ci-dessus désigné employeur,
et les fédérations et syndicats autonomes de l'union syndicale des
travailleurs de Centrafrique du secteur public ainsi que la coordination
nationale des centrales syndicales, ci-dessus désignés représentant les
intérêts des travailleurs du secteur public adhérents de leur organisation.
Contexte : A'initiative du gouvernement, les six centrales syndicales
reconnues en République centrafricaine et leurs fédérations syndicales
affiliées ont été invitées à des négociations le 26 Octobre 2005 en vue
de la recherche d'une solution négociée aux problèmes sociaux soulevés par
ces dernières et faisant l'objet d'une correspondance adressée par la
coordination nationale des centrales syndicales à son excellence M. le premier
ministre chef du gouvernement en date du 11 juillet 2005 d'une part, et de la
grève déclenchée le 19 Octobre 2005 par les fédérations des syndicats
autonomes du secteur public affiliées à l'USTC d'autre part.
Objet des négociations: les négociations ont porté sur la demande
d'un moratoire de 18 mois à accorder au gouvernement pour le règlement des
problèmes sociaux, objet de la revendication des centrales et fédérations
syndicales, parties aux dites négociations. Il s'agit des points suivants :
pour les fédérations du secteur public et les syndicats autonomes de l'USTC
:
le paiement des arriérés des salaires de l'année 2005 ;
le déblocage total des effets financiers des fonctionnaires et agents de l'Etat
pour la coordination nationale des centrales syndicales :
le versement de 3 mois de salaires, 3 trimestres de pension et 3 mois de bourse
;
le contrôle paiement des fonctionnaires et agents de l'Etat
le paiement des salaires à terme échu
le paiement des arriérés des salaires des régimes Kolingba, Patassé et
Bozizé
le déblocage des salaires ;
la suppression des abattements des salaires ;
la gestion des richesses de la R.C.A.
la formation des syndicats
Objectif des négociations : Le gouvernement souhaite obtenir des
partenaires sociaux une trêve syndicale de 18 mois nécessaires à la
création des conditions économiques et financières favorables au règlement
des objets de la revendication.
Position des parties :
Du paiement des arriérés des salaires de l'année 2005
Position des fédérations et syndicats autonomes de l'USTC : après débats,
les fédérations et syndicats affiliés à l'USTC ont jugé que le minimum
acceptable sur les 9 mois réclamés est le paiement immédiat de 4 mois de
salaires.
La coordination nationale des centrales syndicales a réitéré quant à
elle, sa demande de 3 mois de salaires, 3 trimestres de pension et trois mois
de bourses.
Position du gouvernement : le gouvernement, tout en prenant acte des
réclamations des organisations syndicales et tenant compte de la tension de
trésorerie actuelle, se propose de verser entre le 20 et le 25 Novembre 2005,
deux (2) mois de salaires . Il propose en outre, la mise en place d'un comité
paritaire devant évaluer les recettes sur six mois et en cas d'amélioration
de la trésorerie de payer deux autres mois aux fonctionnaires tout en assurant
la régularité mensuelle des salaires.
Du déblocage des salaires
Position des centrales syndicales : la partie syndicale demande au gouvernement
de payer les fonctionnaires et agents de l'Etat au niveau actuel de leur
avancement, conformément à l'article 96 du décret n° 00.172 du 10 juillet
2000 fixant les règles d'application de la loi n° 99.016 du 16 juillet 1999,
portant statut général de la fonction publique centrafricaine.
Position du gouvernement : en raison des données fiables sur la question, le
gouvernement propose de mettre en place un comité paritaire chargé de faire
le pointage, d'étudier les simulations et proposer les mesures à prendre en
fonction d'un chronogramme.
du contrôle paiement
Position des centrales syndicales : la coordination nationale des
centrales syndicales plaide en faveur de :
versement rapide des salaires de janvier et février 2005 en retard aux ayants
droit ;
rétablissement sans délai des allocations familiales suspendues ;
accélération de la procédure administrative ouverte contre les
fonctionnaires et agents de l'Etat suspendus ;
publication des suspendus des autres départements ministériels ;
constitution des commissions paritaires de suivi des résultats dudit
contrôle.
Position du gouvernement : le gouvernement affirme avoir soldé les salaires de
janvier 2005 et se propose d'apurer le mois de Février 2005 dans un court
délai.
Au sujet des allocations familiales suspendues, le gouvernement a rassuré les
partenaires sociaux qu'elles feront l'objet d'un rétablissement avec rappel
sur les salaires de mars 2005.
Pour ce qui est de la procédure administrative engagée contre certains
fonctionnaires et agents de l'Etat à la suite du recensement paiement, le
gouvernement déclare que des dispositions sont en train d'être prises afin de
mener à bien ces dossiers dans l'équité et la justice.
Du paiement à terme échu
Position des centrales syndicales : la coordination nationale demande au
gouvernement de respecter le terme échu dans le paiement des salaires au plus
tard le 5 du mois suivant.
Position du gouvernement : le gouvernement répond qu'il ne s'y oppose pas et
qu'il demeure disposé à tout mettre en œuvre pour créer les conditions du
paiement des salaires à terme échu.
Des arriérés des salaires des deux précédents régimes
Position des centrales syndicales : la coordination nationale demande au
gouvernement de mettre en place en concertation avec les partenaires sociaux
les mécanismes susceptibles de conduire à un règlement définitif de cette
question qui n'a que trop duré.
Position du gouvernement : le gouvernement réaffirme sa disponibilité à
accéder à cette demande après une actualisation des données s'y rapportant.
Des abattements des salaires
Position des centrales syndicales : la coordination des centrales syndicales
plaide pour sa suppression dans le cadre de l'exercice budgétaire 2006.
Position du gouvernement : le gouvernement répond que cette mesure a été
prise dans le cadre des ajustements exigés par la conjoncture économique du
moment et que sa suppression dépendra de l'amélioration des conditions
financières.
De la question des richesses du pays
Position des centrales syndicales :la coordination nationale des centrales
syndicales exhorte le gouvernement à un recensement complet et actualisé des
richesses ainsi qu'à une gestion orthodoxe et efficace de celles-ci.
Position du gouvernement : le gouvernement a pris bonne note de cette
proposition
De la formation des syndicats
Position des centrales syndicales : la coordination nationale des centrales
syndicales plaide pour l'ouverture d'une ligne de crédit à partir du budget
de l'exercice 2006 destinée au renforcement des capacités des syndicats.
Position du gouvernement : en réponse, le gouvernement propose aux
partenaires sociaux de saisir le département de tutelle d'une requête à cet
effet.
Engagements :
Du côté de l'Etat : le gouvernement s'engage à :
payer deux (2) mois de salaires aux fonctionnaires et agents de l'Etat entre le
20 et le 25 Novembre 2005 ;
payer immédiatement un (1) trimestre de pension,
poursuivre l'effort régulier du paiement de salaire,
procéder dans six (6) mois à une évaluation sur la situation des recettes
publiques dans l'optique de payer à nouveau deux (2) autres mois de salaires,
mettre en place un comité technique paritaire chargé d'étudier les
problèmes du déblocage des effets financiers des avancements et du règlement
des arriérés des salaires des deux précédents régimes ,
actualiser le dossier et la procédure de la mise en place de la caisse
autonome des pensions .
Du côté des centrales syndicales : la coordination nationale des centrales
syndicales accorde au gouvernement une trêve syndicale de six (6) mois au
cours de laquelle, elle s'engage à suspendre les actions revendicatives de ses
bases.
L'USTC, par la voix de ses fédérations et syndicats autonomes déclare se
donner le temps nécessaire pour observer le gouvernement dans ses réformes.
Dispositions finales :
Les parties signataires s'engagent à respecter strictement les termes des
présents protocoles. Chaque partie se réserve le droit de dénoncer tout
manquement constaté. Les parties décident de la mise en place d'un comité
suivi-évaluation dont la composition et les modalités de fonctionnement
seront déterminées par un acte réglementaire du premier ministre, chef du
gouvernement.
Ont signé :
Pour : le gouvernement Jean-Paul Ngoupandé
le FSEC-USTC Noël Ramadan
la FNTSS Anne-Patricia Issene
le FEN SIFOR Innocent Yakoda
le FSI PLAT Augustin Dolly-Débat
la FSI MAEF Joseph Ndémakara
la FSTC Marie-Clotilde Azomolégba
la SYNPALOC Fabien Mondélé
le SYNAPOST Jean-Nestor Koudouckette
la CSTC Jean-Richard Sandos Oualanga
la CCT C Pierre Doyemet
l'OSLP Gabriel Ngouandjitanga
l'UCTC Daniel Guengombé
Lundi 14 Novembre 2005
Mathurin Nestor Constant Momet
Source : http://www.leconfident.net
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Gouvernement-syndicats
: suspension des négociations
- 27/10/2005
Le gouvernement et les syndicats centrafricains ont suspendu mercredi soir
les négociations entamées pour trouver une solution aux revendications des
fonctionnaires, qui exigent le paiement de neuf mois d’arriérés de
salaires, ont annoncé jeudi les parties.
"La rencontre de ce jour (mercredi) a été marquée par un large
échange de vues entre le gouvernement et les centrales syndicales sur les
aspects méthodologiques de la rencontre", ont indiqué gouvernement et
syndicats dans un communiqué commun.
"La suspension a été décidée par les parties en présence pour
permettre à la délégation de l’Union syndicale des travailleurs de
Centrafrique (USTC) de discuter de certaines questions spécifiques avec ses
organes", précise le texte. "Les deux parties ont convenu de se
retrouver dans un meilleur délai pour la reprise des négociations",
conclut-il.
"Ce n’est pas une rupture mais une suspension qui se justifie car
nous avons reçu mandat des travailleurs par rapport aux revendications",
a expliqué à l’AFP Noël Ramadan, le secrétaire général de l’USTC, à
l’origine de la grève d’une semaine qui s’est achevée mercredi.
La participation de l’USTC à la suite des négociations sera décidée
samedi à l’occasion d’une assemblée générale, a-t-il précisé.
"Nous allons nous organiser pour que les travaux reprennent", a
pour sa part indiqué à la radio nationale le ministre des Affaires
étrangères Jean-Paul Ngoupandé, qui préside les discussions. "L’esprit
qui a prévalu est celui de tout faire pour aboutir à un compromis",
a-t-il ajouté.
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Bangui
demande un moratoire aux syndicats
(AngolaPress
27/10/2005)
Bangui, Centrafrique, 27/10- Le Premier ministre
centrafricain, Elie Doté, a sollicité, ce mercredi, pour son gouvernement
"un moratoire d`au moins dix huit mois (18)" pour lui permettre de créer
les conditions de règlement des problèmes sociaux qui sont à l`origine d`une
grève déclenchée par l`Union syndicale des travailleurs de Centrafrique qui
réclament neuf mois d`arriérés de salaires, a constaté la PANA sur place.
M. Doté a fait cette requête aux délégués des six centrales syndicales du
pays, à l`ouverture d`un round de négociations dans la salle de conférence
de l`ASECNA à Bangui.
Il s`agit, selon lui, de mettre à profit ce temps pour faire aboutir les réformes
structurelles financières en cours et de mesurer leur impact sur le niveau des
recettes publiques.
Il a également indiqué que ce temps permettra de mettre sur pied une équipe
d`experts de la Fonction publique et des Finances afin de travailler sur le
problème des arriérés de salaires et leur paiement.
En réponse à la sollicitation de M. Doté, les délégués syndicaux ont
demandé du temps pour examiner les propositions du gouvernement et présenter
éventuellement leurs propres propositions.
Présidés par le ministre d`Etat chargé des Affaires étrangères, Jean-Paul
Ngoupandé, les travaux de ce forum de négociation démarrent au moment où la
grève des travailleurs du secteur public entre dans sa troisième semaine.
En négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) pour la
conclusion d`un programme post-conflit, le gouvernement centrafricain a dû
adopter des mesures d`austérité en août dernier pour tenter d`améliorer les
recettes et maîtriser la masse salariale, considérées comme les principales
faiblesses des finances publiques
© Copyright AngolaPress
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| La grève se durcit
dans la fonction publique centrafricaine (PANA) |
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Bangui, 16/10/05 – (PANA) Les adhérents de l`Union syndicale des
travailleurs de Centrafrique (USTC) ont décidé samedi, au cours d`une assemblée
générale ayant regroupé les fédérations du secteur public à la bourse du
travail de Bangui, d`observer une grève de 8 jours à compter du 19 octobre
prochain afin de réclamer 9 mois d`arriérés de salaires, a constaté la PANA
sur place.
Cet arrêt de travail devrait s`accompagner tous les soirs à 18 heures,
d`un concert de casseroles destiné à sensibiliser les pouvoirs publics à la
nécessité de satisfaire les revendications des travailleurs qui attendent
leurs salaires pour manger à leur faim.
Les 8 fédérations USTC du secteur public réagissent ainsi à ce qu`elles
considèrent comme le silence du gouvernement face à une première grève
d`avertissement, du 12 au 14 octobre dernier, destinée à réclamer 9 mois
d`arriérés de salaires ainsi que la levée d`une mesure de blocage des
salaires décidée en 1985.
Dans une brève intervention en Sango (langue nationale), M. Noël Ramadane,
le secrétaire général adjoint de l`USTC, a accusé le gouvernement de répondre
à leurs revendications par le silence et par une menace voilée consistant en
une mesure de suspension collective prise par le chef du gouvernement à
l`encontre des agents de l`Etat accusés de fraude à l`issue d`un contrôle
d`effectifs effectué en septembre dernier.
"Il ne faut pas que le gouvernement fasse de la diversion,
nos revendications demeurent 9 mois de salaires », a-t-il martelé,
ajoutant que pour les cas de fraude relevés par le contrôle, chaque agent
devra individuellement faire valoir ses arguments devant le conseil de
discipline et dans le respect de la loi.
Au 2ème jour de la grève d`avertissement de l`USTC, jeudi dernier, le
Premier ministre avait publié au cours d`une déclaration radiotélévisée
les résultats de contrôle d`effectifs, donnant pour la seule ville de Bangui
1 699 cas d`irrégularités sur 17 933 fonctionnaires et agents recensés.
M. Doté avait alors annoncé une "mesure de suspension de
fonction et de solde pour tous les agents concernés" ainsi
q`une éventuelle "suite judiciaire" afin de permettre
à l`Etat de "recouvrer les sommes indûment perçues
», d`un montant global de 71 millions F CFA.
Le gouvernement centrafricain, qui accueille fin octobre une mission du Fonds
monétaire international pour la conclusion d`un programme post-conflit, avait
annoncé des mesures censées permettre une économie mensuelle de 600 millions
F CFA sur la masse salariale dont le dérapage constitue une des principales
faiblesses des finances publiques. |
| Vers
une grève dans le secteur public (PANA) |
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Bangui, 10 octobre 2005 (PANA) L'Union syndicale des travailleurs de
Centrafrique (USTC) a notifié lundi au gouvernement, sa décision d'observer
une grève d'avertissement de 3 jours à partir du 12 octobre courant afin de réclamer
le versement de 9 mois d'arriérés de salaires, a constaté la PANA sur place.
A l'issue de 4 heures de négociations au ministère de la Fonction
publique, le gouvernement et les 8 fédérations USTC de la fonction et le
gouvernement se sont séparés sur un constat d'échec.
"Le gouvernement ne peut pas donner des promesses utopiques",
a fait valoir le ministre délégué aux Finances, M. Nicolas Ganzé, ajoutant
que la situation de la trésorerie de l'Etat centrafricain était très
difficile et qu'il restait encore un reliquat de 150 millions FCFA à payer aux
fonctionnaires de Bangui ayant fait l'objet d'un contrôle en septembre
dernier.
"On pensait que le gouvernement allait nous faire des
propositions concrètes", ont répondu les délégués
syndicaux, avant d'annoncer en choeur que "la grève est consommée"
et de joindre le geste à la parole en signant, séance tenante, la lettre de
notification de la grève, valable du 12 au 14 octobre prochain.
Ce désaccord entre le gouvernement et l'USTC, principale centrale syndicale
du pays, intervient 8 jours après la remise au cabinet du Premier ministre
Elie Doté d'un préavis de grève signé des secrétaires des 8 fédérations
USTC du secteur public et exigeant le versement de 9 mois d'arriérés de
salaires et le déblocage de ces mêmes salaires.
Confronté à des difficultés financières, le gouvernement centrafricain
avait pris, en 1985, la décision de bloquer jusqu'à nouvel ordre les salaires
de tous ses fonctionnaires et agents, décision toujours en vigueur 20 ans après,
pour les mêmes raisons.
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| Les
profs préfèrent en tirer les enseignements
- 28/9/2005 |
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Les enseignants de l’Université de Bangui ont déclenché
mercredi une grève illimitée pour exiger du gouvernement le versement du
reliquat d’arriérés de diverses indemnités et d’heures supplémentaires.
"Nous avons demandé au gouvernement (...) de nous verser
le reliquat des +frais de vacation+ qui se chiffre à 191 millions de francs
CFA (291.000 euros)", mais celui-ci n’a proposé "de ne verser que
10 millions", a déclaré à l’AFP Thierry Zouma, porte-parole du
Collectif des enseignants du Supérieur.
"C’est une grève. Nous arrêtons tout: les cours pour
ceux qui n’ont pas encore terminé, les examens, pour ceux qui ont commencé.
Nous arrêtons tout, jusqu’à ce que le gouvernement réagisse", a-t-il
ajouté, précisant que les enseignants exigeaient le versement de la totalité
de la somme.
Cette question des arriérés d’indemnités empoisonne la vie
universitaire depuis mi-avril. Les enseignants avaient alors cessé les cours
et paralysé les activités administratives jusqu’en juin, ne reprenant le
travail qu’après le versement de 120 des 600 millions de francs CFA qu’ils
exigeaient au titre de ces arriérés.
L’Etat, confronté à une grave crise financière et incapable
de payer à échéance ses fonctionnaires - qui ont reçu début septembre leur
salaire de janvier - s’était également engagé à éponger progressivement
le reliquat, via des versements hebdomadaires.
"Le gouvernement comptait verser une certaine somme par semaine aux
enseignants, selon un montant fixé en fonction des recettes de l’Etat, pour
apurer les arriérés, mais les difficultés de trésorerie n’ont pas permis
un versement régulier", a expliqué un fonctionnaire du Trésor public.
Début août, les enseignants s’étaient déjà remis en grève
pour contester la gestion par le gouvernement d’une somme de 250 millions de
francs CFA, tirée d’un don français d’un million d’euros et destinée
à payer une partie de ces arriérés.
L’Université de Bangui est agitée depuis fin 2004 par une série de
mouvements des enseignants ou des étudiants, toutes liées au paiement des
arriérés de bourses, salaires et indemnités.
Les étudiants de l’Université avaient lancé le 22 septembre une grève de
trois jours pour obtenir le versement immédiat d’un trimestre de bourses et
le paiement de leurs arriérés de bourses qui s’élèvent, selon l’Association
nationale des étudiants centrafricains (Aneca), à dix-huit mois.
Les syndicats ont récemment exigé le paiement de trois mois
d’arriérés de salaire aux fonctionnaires, de trois mois d’arriérés de
bourse aux étudiants et de trois trimestres d’arriérés de pension aux
retraités, avant la rentrée scolaire du 3 octobre.
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| L'université
de Bangui en grève - 28/9/2005 |
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Les enseignants de l'Université de Bangui ont déclenché
mercredi une grève illimitée pour exiger du gouvernement le versement du
reliquat d'arriérés de diverses indemnités et d'heures supplémentaires.
"Nous avons demandé au gouvernement (...) de nous verser
le reliquat des +frais de vacation+ qui se chiffre à 191 millions de francs
CFA (291.000 euros)", mais celui-ci n'a proposé "de ne verser que 10
millions", a déclaré à l'AFP Thierry Zouma, porte-parole du Collectif
des enseignants du Supérieur.
"C'est une grève. Nous arrêtons tout: les cours pour ceux
qui n'ont pas encore terminé, les examens, pour ceux qui ont commencé. Nous
arrêtons tout, jusqu'à ce que le gouvernement réagisse", a-t-il ajouté,
précisant que les enseignants exigeaient le versement de la totalité de la
somme.
Cette question des arriérés d'indemnités empoisonne la vie
universitaire depuis mi-avril. Les enseignants avaient alors cessé les cours
et paralysé les activités administratives jusqu'en juin, ne reprenant le
travail qu'après le versement de 120 des 600 millions de francs CFA qu'ils
exigeaient au titre de ces arriérés.
L'Etat, confronté à une grave crise financière et incapable
de payer à échéance ses fonctionnaires - qui ont reçu début septembre leur
salaire de janvier - s'était également engagé à éponger progressivement le
reliquat, via des versements hebdomadaires.
"Le gouvernement comptait verser une certaine somme par semaine aux
enseignants, selon un montant fixé en fonction des recettes de l'Etat, pour
apurer les arriérés, mais les difficultés de trésorerie n'ont pas permis un
versement régulier", a expliqué à l'AFP un fonctionnaire du Trésor
public.
Début août, les enseignants s'étaient déjà remis en grève
pour contester la gestion par le gouvernement d'une somme de 250 millions de
francs CFA, tirée d'un don français d'un million d'euros et destinée à
payer une partie de ces arriérés.
L'Université de Bangui est agitée depuis fin 2004 par une série de
mouvements des enseignants ou des étudiants, toutes liées au paiement des
arriérés de bourses, salaires et indemnités.
Les étudiants de l'Université avaient lancé le 22 septembre une grève de
trois jours pour obtenir le versement immédiat d'un trimestre de bourses et le
paiement de leurs arriérés de bourses qui s'élèvent, selon l'Association
nationale des étudiants centrafricains (Aneca), à dix-huit mois.
Les syndicats ont récemment exigé le paiement de trois mois
d'arriérés de salaire aux fonctionnaires, de trois mois d'arriérés de
bourse aux étudiants et de trois trimestres d'arriérés de pension aux
retraités, avant la rentrée scolaire du 3 octobre.
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