Fin de la grève des transports - 10/1/2006

Taxis et taxis-bus circulaient à nouveau mardi dès les premières heures de la matinée à Bangui, au lendemain d’une grève de 24 heures contre la hausse des prix des carburants qui a paralysé la capitale centrafricaine.

Lundi, le ministre des Transports Charles Massi avait qualifié le mouvement d’"illégal" et de "sauvage", mais avait ouvert des négociations avec les syndicats qui réclament l’annulation de la hausse des prix à la pompe ou une augmentation des tarifs du transport urbain.

Les syndicats des transports, qui regroupent chauffeurs de taxis et taxis-bus ont accepté de participer à un comité conjoint avec le gouvernement pour trouver des solutions.

Outre la hausse des prix des carburants qui grèvent leurs recettes, les syndicats avaient mis en avant les difficultés avec les exploitants des véhicules et le racket de la police. Mardi, les chauffeurs refusaient désormais tout marchandage sur le prix de la course alors qu’ils concédaient jusqu’ici parfois des réductions aux passagers en raison de la grave crise sociale que traverse le pays.

Un décret a augmenté début janvier les prix des carburants d’entre 40 et 50 francs CFA (entre 6,1 et 7,6 centimes d’euros) le litre, conséquence de la limitation des subventions des prix des carburants prévues dans la loi de Finances 2006.

Les prix des carburants n’avaient pas connu d’augmentation depuis la flambée des cours mondiaux du brut, et l’Etat, dont la situation financière est catastrophique, en a supporté seul le coût.

Écoutez Charles MASSI sur RFI le 17/01/2006 à propos de fin de la grève dans les transports.
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