|
Taxis et taxis-bus circulaient à nouveau mardi dès
les premières heures de la matinée à Bangui, au lendemain d’une
grève de 24 heures contre la hausse des prix des carburants qui a
paralysé la capitale centrafricaine.
Lundi, le ministre des Transports Charles Massi avait qualifié
le mouvement d’"illégal" et de "sauvage",
mais avait ouvert des négociations avec les syndicats qui
réclament l’annulation de la hausse des prix à la pompe ou une
augmentation des tarifs du transport urbain.
Les syndicats des transports, qui regroupent chauffeurs de taxis
et taxis-bus ont accepté de participer à un comité conjoint avec
le gouvernement pour trouver des solutions.
Outre la hausse des prix des carburants qui grèvent leurs
recettes, les syndicats avaient mis en avant les difficultés avec
les exploitants des véhicules et le racket de la police. Mardi, les
chauffeurs refusaient désormais tout marchandage sur le prix de la
course alors qu’ils concédaient jusqu’ici parfois des
réductions aux passagers en raison de la grave crise sociale que
traverse le pays.
Un décret a augmenté début janvier les prix des carburants d’entre
40 et 50 francs CFA (entre 6,1 et 7,6 centimes d’euros) le litre,
conséquence de la limitation des subventions des prix des
carburants prévues dans la loi de Finances 2006.
Les prix des carburants n’avaient pas connu d’augmentation
depuis la flambée des cours mondiaux du brut, et l’Etat, dont la
situation financière est catastrophique, en a supporté seul le
coût. Écoutez
Charles MASSI sur RFI le 17/01/2006 à propos de fin de la grève
dans les transports.
Début 2ème minute et 50 secondes
|