L'Union européenne va réhabiliter les routes de Bangui

     BANGUI (AFP) - mardi 31 janvier 2006 - 17h44 - L'Union européenne (UE) a annoncé mardi qu'elle financerait la réhabilitation du réseau routier de Bangui, la capitale centrafricaine, à hauteur de 7,53 millions d'euros (4,94 milliards de francs CFA).

Une convention signée avec le gouvernement centrafricain prévoit "le financement de travaux de réhabilitation d'un maximum de 12.900 mètres linéaires, le long de cinq axes principaux de circulation de la ville de Bangui, ainsi que du contrôle, des évaluations et des audits de ces travaux", déclare l'UE dans un communiqué.

Cet accord, souligne-t-elle, "marque la reprise de la coopération entre l'Union européenne et la RCA (République centrafricaine), qui avait été provisoirement suspendue" après l'arrivée au pouvoir par un coup d'Etat de François Bozizé, en mars 2003, "et qui a repris suite au retour à l'ordre constitutionnel" avec les élections du printemps 2005.

La coopération entre l'UE et la Centrafrique avait été relancée officiellement en septembre avec la signature d'une convention de près de 945 millions de FCFA (1,44 million d'euros) pour le financement de la réhabilitation des 200 km de la piste en latérite reliant Bambari, dans le centre du pays, à Bria, plus à l'est. Les travaux sur cet axe ont été lancés à la mi-janvier.

Projets FED en cours en République centrafricaine

Les taxis-motos sortent de l’informel
(Le Potentiel 03/02/2006)


Sous l’impulsion de la mairie de Bangui, une société de transport urbain par taxi-moto dessert les banlieues de la ville. Une initiative inédite en Afrique où l’exploitation de ce mode de transport est une activité largement informelle.

Des motos flambant neuves conduites par des jeunes gens en tenue kaki : à Bangui, les taxis-motos ne roulent visiblement pas dans l’informel. Depuis octobre dernier, la société Cogica (Commerce général et international en Centrafrique) exploite une flotte de taxis-motos dans un rayon d’une vingtaine de kilomètres autour de la capitale centrafricaine. Ce mode de transport était interdit à Bangui jusqu’à ce que le maire, Jean-Barkesse Gombekétté, décide en août 2005 d’autoriser leur circulation pour desservir les banlieues. Les voitures et les bus ne circulent pas sur les pistes de la périphérie, étroites et en mauvais état.

Sautant sur l’occasion, Cogica a aussitôt importé d’Arabie Saoudite des engins bon marché. «Dans cette phase test, nous avons déjà près de 40 motos et nous sommes en train d’en commander d’autres, afin de couvrir toutes les périphéries de Bangui», se réjouit Moussa Abraham, un des responsables de la société, plongé dans une pile de dossiers du personnel. L’entreprise soucieuse de bien faire les choses a recruté et formé des conducteurs. Ceux-ci ne peuvent transporter des passagers que s’ils ont le permis moto. Ils bénéficient d’un vrai contrat qui fixe salaire et conditions de travail. Le règlement intérieur de la société a d’ailleurs été avalisé par l’Inspection du travail. Cogica, propriétaire des véhicules, les assure contre le risque d’accident, de même que leurs passagers.

De telles garanties pour les conducteurs comme pour les personnes transportées tranchent avec la situation de la plupart des taxis-motos qui roulent dans les villes africaines où cette activité reste largement informelle. Au Cameroun, par exemple, des engins brinquebalants se faufilent dans la circulation sans permis ni assurance. Ils travaillent pour eux-mêmes ou pour des particuliers, mais sans contrat de travail ni réel salaire. Leur rémunération se résume à leur recette amputée du montant forfaitaire qu’ils doivent verser chaque jour au propriétaire de l’engin. Ce dernier est seulement tenu de payer une taxe municipale par engin.

COUP DOUBLE

A Bangui, la commune encaisse plutôt des taxes de stationnement. Une initiative apparemment «prometteuse» et rentable à en croire Mme Chantal Moehama, chargée de communication de la mairie, «puisqu’elle permet à la municipalité d’accroître ses recettes». «Le maire, poursuit-elle, voudrait bien que d’autres hommes d’affaires emboîtent le pas à Cogica et investissent dans cette activité». La municipalité a fait d’une pierre deux coups : elle dispose d’une source supplémentaire de recettes tout en désenclavant les quartiers périphériques à moindre coût.

L’idée d’introduire les taxis motos dans le transport urbain des passagers résulte de la flambée des tarifs des taxis et des bus, elle-même conséquente de la hausse des prix du carburant. Pour parvenir à leurs fins, les autorités de Bangui avaient appelé dans les médias le secteur privé à investir dans ce mode de transport bon marché. Pari apparemment réussi puisqu’une course de deux kilomètres coûte 100 Fcfa (0,15 €) en taxi-moto contre 150 Fcfa (0,23 €) en taxi classique.

Plus rapides et moins chers que la voiture à Bangui, les deux-roues font aussi recette dans le transport des personnes à… Paris. A cette nuance près que dans les embarras de la capitale française, il s’agit de motos-taxis haut de gamme destinées à une clientèle chic et pressée pour qui le temps c’est de l’argent.

Jules Yanganda/Syfia

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Aide exceptionnelle du FMI - 30/1/2006

Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé lundi l’octroi d’un crédit de 10,2 millions de dollars (8,4 millions d’euros) à la Centrafrique au titre de l’aide d’urgence aux pays sortant d’un conflit, selon un communiqué.

L’aide accordée, à la demande du gouvernement de la République centrafricaine, doit permettre de "stabiliser la situation macro-économique, soutenir le processus des réformes et favoriser l’assistance extérieure".

La direction du FMI a félicité les autorités pour les efforts entrepris pour améliorer l’état des finances publiques, la transparence et le système judicaire ainsi que les secteurs sociaux, selon le communiqué.

Le gouvernement de Bangui est notamment invité par le FMI à poursuivre les efforts en matière de libéralisation du commerce, réforme des entreprises publiques et de développement du secteur financier.

IMF Approves US$10.2 Million in Emergency Post-Conflict Assistance for the Central African Republic

Press Release No. 06/18
January 30, 2006

The Executive Board of the International Monetary Fund (IMF) has approved a credit of SDR 6.962 million (about US$10.2 million) in Emergency Post-Conflict Assistance for the Central African Republic to continue the efforts begun under the first Emergency Post-Conflict Assistance-supported program (see press release 04/158 of July 23, 2004) to stabilize the macroeconomic situation, support the ongoing reform process, and catalyze external assistance.

Following the Executive Board's discussion of the request by the Central African Republic, on January 27, 2006, Mr. Agustín Carstens, Deputy Managing Director and Acting Chair, said:

"The stable political and security situation in the Central African Republic (C.A.R.) since the conclusion of the presidential and legislative elections last year is encouraging for the economic prospects of the country. The authorities are now in a position to focus firmly on economic and financial policy issues, which should enhance policy implementation in the period ahead. In this setting, the authorities have undertaken recently a set of strong corrective actions, particularly in the fiscal and governance areas.

"The government's program for 2006, supported by Emergency Post-Conflict Assistance (EPCA) from the Fund, focuses on the priorities of stabilizing public finances and strengthening governance. It is an important step in putting the country on the path of sustainable economic growth and normalizing relations with external creditors. It is to be hoped that the program will catalyze much-needed financial support and technical assistance from the donor community.

"Steady improvements in revenue performance will be central to stabilizing public finances. The measures already taken to increase revenue, notably the increase in petroleum taxes, and the value added tax rate, are commendable. Further actions to strengthen tax administration and combat customs fraud are necessary to broaden the currently thin tax base, and ensure that the state has the resources to meet its core expenditure needs. On the expenditure side of the budget, the measures to control the wage bill are encouraging, but it will be important to continue with efforts to contain wages, and strengthen public expenditure and treasury management. The objective is to ensure that scarce public resources are channeled toward the country's priority sectors.

"The authorities' focus on improving transparency and further strengthening the judiciary is well placed. Progress in these areas is needed to enhance accountability in the public sector, and support private sector development. Continued progress on structural reforms, including liberalizing trade, helping the development of the financial sector, and reforming public enterprises, will also be essential to support the economic recovery over the medium term.

"The authorities have undertaken efforts to address the dire situation in the social sectors. Further actions by the authorities and substantial support from the international community will be needed to make significant gains in this area," Mr. Carstens said.