FODEM - FRANCE - le 01/04/2006

COMPTE-RENDU DE LA TABLE RONDE AVEC LE COMITE DE SUIVI DU DIALOGUE NATIONAL

LE PACTE DE REFORME POUR LA MODERNITE

Saturnin NDOMBY

3ème Vice-président

Le samedi 1er avril 2006 à ROUBAIX dans le nord de la FRANCE, dans le cadre de la semaine "CENTRAFRIQUE à ROUBAIX", organisée par l'antenne Europe du comité de suivi des actes du dialogue national, s'est tenue une table ronde sur le thème :

LE DIALOGUE NATIONAL, 2 ANS APRÈS.

La communauté centrafricaine s'est fortement mobilisée et avec elle, tous les amis de la Centrafrique, les associations centrafricaines et internationales qui oeuvrent pour la Centrafrique et les autorités de la ville de ROUBAIX.
Cette rencontre a permis à madame Catherine SAMBA PANZA, présidente du comité de suivi des actes du dialogue national (CSADN) qui a fait le déplacement de BANGUI de rendre compte de tout ce qui a été fait, de ce qui reste à faire et des difficultés rencontrées.

Lors des échanges nombreux et très intéressants, l'occasion était donnée à la présidente du comité de suivi de faire le point sur la mise en place des institutions, le retour à l'ordre constitutionnel et surtout de rappeler la difficulté d'obliger les autorités à mettre à exécution les recommandations fortes du dialogue national qui, il faut se souvenir, ont un caractère exécutoire.
L'absence de contraintes juridiques non prévues par le dialogue national expliquerait cette difficulté.

Le vice-président du FODEM France, monsieur Saturnin NDOMBY a rappelé lors de cette table ronde la lourde responsabilité du comité de suivi des actes du dialogue national en rappelant notamment le discours de clôture des assises du dialogue nationaL prononcé par le chef de l'état qui disait :

" Si les différentes autorités dans le passé n'ont appliqué que très partiellement les recommandations et résolutions des différents fora organisés en Centrafrique, il n'en demeure pas moins qu'aussi bien les organes de suivi que les acteurs politiques concernés ont notamment failli à leur devoir ".

L'occasion était ainsi offerte à madame SAMBA PANZA de réaffirmer la pleine conscience qu'elle a de l'indispensable mission du comité de suivi des actes du dialogue national.
Le représentant du FODEM a également demandé à la présidente du comité de suivi d'indiquer à la communauté et à l'assistance les relations que celui-ci entretient avec les institutions, notamment le parlement, le gouvernement et la présidence de la république.

Au delà du constat négatif de la non exécution de la majorité des recommandations fortes du dialogue national, madame SAMBA PANZA a rappelé avec force et conviction et soutenue par le vice-président du FODEM France le devoir de la nation et en premier lieu des responsables politiques de privilégier le dialogue et la concertation dans la recherche des solutions à tous nos conflits soient-ils sociaux ou politiques.

De nombreuses questions ont été posées par le public, notamment sur la necessité et le désir de vérité. Le devoir des autorités d'informer la population centrafricaine sur les évènements dans le nord du pays et de la protéger en lui garantissant la paix comme élément déterminant de la cohésion nationale a été une revendication unanime.
De nombreuses associations centrafricaines oeuvrant pour la Centrafrique ont saisi l'occasion pour expliquer à madame SAMBA PANZA les difficultés administratives qu'elles rencontrent, non pas en France, mais en Centrafrique, pour réaliser leurs missions si indispensables pour la population.

La présence de Sophie DUCASSE, première dauphine de miss France 2006, qui est aussi centrafricaine, a permis de rappeler que tout est possible en Centrafrique.

Le comité de suivi qui n'est qu'un organe de suivi n'a pas à justifier des insuffisances des organes d'application.
Le peuple attend beaucoup du Conseil national de la médiation qui a un grand rôle à jouer dans le règlement des conflits et la consolidation de l'unité nationale.

Des avancées ont été réalisées sur le terrain, notamment en ce qui concerne les salaires, le domaine des transports et de l'aviation civile.
Le désenclavement de BANGUI grâce à l'action du gouvernement à travers le Ministre d'état Charles MASSI qui a pu obtenir une déserte de la capitale par la compagnie congolaise TAC pour l'espace CEMAC et la compagnie libyenne AFRIQIYAH pour l'Afrique et l'Europe à faible coût et en adéquation avec le pouvoir d'achat centrafricain est à saluer.

La rédaction.

VIVE LE CENTRAFRIQUE MODERNE AVEC LE FODEM !

                                                                                         FODEM FRANCE
                                                                                         NDOMBY Saturnin
                                                                                         3ème Vice-président
                                                                                        
satndomby@hotmail.com

VOIR AUSSI :
SUR LA QUESTION DES SALAIRES IMPAYÉS.
ET SI LA QUESTION CENTRAFRICAINE ÉTAIT AUSSI GÉNÉRATIONNELLE ?
LE TEMPS DU DEVOIR.
DE LA DÉMOCRATIE ÉLECTORALE A LA RESPONSABILITÉ POLITIQUE COLLECTIVE.