Une marche pour la paix


Une marche pour la paix

Bangui, 3 avril (ACAP) - Le groupe de plaidoyer pour le concept genre a organisé lundi 3 avril 2006 à travers les rues de Bangui, une marche de soutien pour la paix en Centrafrique, qui s’est achevée au Palais présidentiel par la remise au chef de l’Etat, François Bozizé, d’un mémorandum par lequel les femmes centrafricaines marquent leur désapprobation et leur indignation face aux traitements inhumains infligés à leurs compatriotes des zones du Nord-ouest agitées par la rébellion, a constaté un journaliste de l’ACAP.

Centrafrique/politique :

Une marche pour la paix

Bangui, 3 avril (ACAP) - Le groupe de plaidoyer pour le concept genre a organisé lundi 3 avril 2006 à travers les rues de Bangui, une marche de soutien pour la paix en Centrafrique, qui s’est achevée au Palais présidentiel par la remise au chef de l’Etat, François Bozizé, d’un mémorandum par lequel les femmes centrafricaines marquent leur désapprobation et leur indignation face aux traitements inhumains infligés à leurs compatriotes des zones du Nord-ouest agitées par la rébellion, a constaté un journaliste de l’ACAP.

« Non à la guerre », « oui au dialogue », « non au tribalisme », « pensez à nos enfants », pouvait-on lire entre autres slogans inscrits sur les banderoles déployées par le cortège de manifestantes, qui regroupait l’épouse du chef de l’Etat, Monique Bozizé, les épouses des membres du gouvernement, celles des militaires, de l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA) ainsi que des femmes leaders des ONG humanitaires et des femmes chrétiennes.
A l’issue de la marche, Mme Georgette Déballet, Vice-doyenne de la faculté des Lettres à
L’université de Bangui a donné lecture du document, soulignant que « dans les zones agitées par les rébellions, il est aisé d’imaginer la détresse et le désarroi des populations dont certains se sont réfugiés dans la brousse et d’autres au Tchad voisin. »

« Leurs conditions de vie sont devenues précaires, la scolarité des enfants est hypothéquée, la prise en charge des femmes enceintes désespérée. Fuyant la mort par les armes, les réfugiés et déplacés s’exposent à une mort quasi certaine du fait des privations ou de l’hostilité du lieu de vie. Il y aurait lieu de craindre une réduction de la population, voire une dénatalité dans ce secteur », a ajouté l’oratrice avant la remise du document, qui appelle les différents mouvements de rébellions à déposer immédiatement les armes et à chercher d’autres moyens, notamment le dialogue, pour faire entendre leurs voix de façon pacifique.

Il exhorte également le gouvernement à rechercher les voies et moyens appropriés pour que la paix et la quiétude reviennent dans le nord du pays afin de favoriser le retour des populations dans leurs villes et villages.

Rappelons que le groupe de plaidoyer avait organisé le 31 mars dernier, une journée de jeûne et de prière, rencontré les autorités politiques centrafricaines pour faire connaître sa préoccupation, rencontré les institutions internationales afin de les inviter à se préoccuper de la paix et de la sécurité dans le pays.

Cette marche intervient alors que l’insécurité persiste dans les localités du Nord-ouest, notamment à Paoua (485 km de Bangui) où un attaque a eu lieu le 29 janvier dernier, entraînant une riposte des forces de sécurité ainsi que la fuite des populations civiles qui ont trouvé refuge en brousse ou au Tchad voisin.

Vonou/ACAP