ACAP - BANGUI - le 16/05/2006

Satisfecit de Bretton Woods

Bangui 15 mai (ACAP) La Banque mondiale pourrait envisager un vaste programme de reconstruction pour la République Centrafricaine à l’issue d’une mission d’évaluation prévue dans 3 mois, a-t-on appris lundi, de source officielle.

Centrafrique/Économie :

Le FMI et la BAD satisfaits


Bangui 15 mai (ACAP) La Banque mondiale pourrait envisager un vaste programme de reconstruction pour la République Centrafricaine à l’issue d’une mission d’évaluation prévue dans 3 mois, a-t-on appris lundi, de source officielle.

L’annonce a été faite par le ministre des Finances et du Budget, Théodore Dabanga lors d’une conférence de presse au cours de laquelle il a indiqué que la mission conjointe du FMI et de la Banque mondiale, qui a achevé une mission d’évaluation le 6 mai dernier à Bangui, est rentrée satisfaite des avancées enregistrées dans le domaine des Finances publiques.

Les partenaires ont promis une autre mission d’évaluation décisive dans trois mois, à l’issue de laquelle il serait possible que la Banque Mondiale relance ses investissements en Centrafrique soit en accordant au pays une aide post-conflit, soit en envisageant un vaste programme de reconstruction, a-t-il expliqué.

Selon M. Dabanga, le FMI avait conditionné son aide au gouvernement centrafricain par une action de ce dernier en vue d’assurer le contrôle des recettes, la maîtrise des dépenses et, surtout, la bonne gouvernance.

Le gouvernement a su et pu faire preuve de volonté politique, a-t-il affirmé, précisant que l’ouverture à Douala (Cameroun) d’un guichet unique pour le dédouanement des importations, la création d’un fichier unique de la fonction publique (FURCA) et le contrôle paiement des agents de l’Etat effectué en octobre 2005 s’inscrivaient dans cette perspective.

A titre d’exemple, M. Dabanga a indiqué que lors de la récente mission, les recettes trimestrielles de l’Etat étaient de 16 milliards, alors que la mission précédente des institutions de Bretton Woods avait demandé que celles-ci passent de 10 à 15 milliards.

Pendant cette conférence, M. Dabanga a affirmé que sa mission principale était d’assainir les finances publiques et que pour y parvenir, il était appelé à privilégier les partenaires des institutions financières internationales telles que le FMI et la BAD quelles que soient les contraintes.

Cette conférence intervient 10 mois après la nomination de M. Théodore Dabanga à la tête du ministère des Finances et du Budget et deux semaines après la mission conjointe du FMI et de la BAD destinée à évaluer la situation du pays qui a conclu un programme post-conflit en février dernier.

                                                                                                                                  Jérémie Soupou/ACAP
                                                                                                                                  16 mai 2006