FODEM - FRANCE - le 16/05/2006

A PROPOS DE LA PAIX.

LE PACTE DE REFORME POUR LA MODERNITE

Saturnin NDOMBY

3ème Vice-président

     La paix est la résultante de la cohésion sociale et de l'unité nationale.
     Elle se construit au quotidien et ne peut être durable lorsque les citoyens ont faim.

     Au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle, le choix de la paix et de l'apaisement a conduit à la naissance de la majorité actuelle.
     Les ministres issus de cette majorité sont les ministres de la République et ils servent le bien commun.
     Quelles que soient les convictions, les sensibilités de chacun, ils sont d'abord au service de la République.

     La vie démocratique ne peut s'exprimer autrement que par des groupements d'hommes et de femmes qui se réunissent autour d'une idée centrale, d'un idéal, d'un projet.
     Au sein de la République, il est normal que la minorité politique s'exprime d'une façon différente de la majorité.
     La démocratie sans institutions est un danger. Il faut des institutions qui la protègent, le cas échéant contre elle-même.
     La société ne peut pas compter sur la simple vertu des citoyens, il faut des institutions pour que l'harmonie des groupes humains ne soit pas à la merci des humeurs, des impulsions et des intérêts de ceux qui le composent.
     Il n'y a de sociétés que par les institutions. Il n'y aurait pas de liberté, de justice et même de nations sans institutions. Nous devons croire à la force des institutions. Nous devons leur accorder la place qu'il faut.
     Pour qu'il y ait réconciliation, il faut qu'il y ait vérité. La paix est aussi à ce prix. Nous avions montré lors du dialogue national que la réconciliation était possible, donc que la paix peut être une réalité en Centrafrique.
     Le comité de suivi des actes du dialogue national doit être renforcé et écouté. Le conseil de la médiation doit occuper le terrain, avec les moyens à la hauteur de sa mission. Il doit être une réalité.
     Son rôle dans la préservation et la consolidation de la paix est indispensable.

     C'est difficile de gouverner en démocratie comme c'est difficile de gouverner lorsqu'il faut s'entendre avec d'autres, et il faut s'entendre avec d'autres.
     On ne peut pas gouverner un pays rien que par le raisonnement, mais par le souffle.
     L'unanimité, non seulement n'est pas nécessaire, elle risque d'être dangeureuse dans la décision parce que à force de vouloir l'unanimité, on risque de cesser d'être une majorité politique plurielle.

     Le retour à l'ordre constitutionnel depuis bientôt un an et des efforts du gournement ont permis aux institutions financières internationales de reprendre progressivement les programmes d'aides indispensables à la consolidation de la paix et aux programmes de développement.
     La paix comme facteur de développement doit être un objectif permanent pour les pouvoirs publics.
     La démocratie suppose à la fois la discussion et le dialogue. La part de discussion, de la contestation, de la dialectique doit être assurée.
     Exercer le pouvoir, c'est donner l'espoir.

     Si les informations qui nous parviennent du terrain, notamment sur les questions des droits de l'homme, du respect des libertés individuelles et de la protection de la population où qu'elle soit, sont avérées, elles sont de nature à ternir l'image de la majorité et à anéantir le travail de tout le gouvernement qui a pourtant commencé à porter des fruits.
     Il appartiendrait alors à chacun de prendre ses responsabilités devant la nation.
Mais la première des responsabilités lorsqu'on est au pouvoir, c'est de garantir la sécurité de toute la population et l'intégrité territoriale. Et ça, c'est aussi la responsabilité de chaque citoyen. Il ne doit pas exister de clivage au sein de la République lorsqu'il s'agit de la sécurité de la nation et de la population. La responsabilité politique est ici collective.
     Nous devons construire ensemble une démocratie sociale qui soit une démocratie apaisée.

     Il nous faut admettre que pour préserver l'équilibre entre l'ordre et la liberté, des institutions sont nécessaires, qui arbitrent entre les intérêts et les passions.

Saturnin NDOMBY.

VIVE LE CENTRAFRIQUE MODERNE AVEC LE FODEM !

                                                                                         FODEM FRANCE
                                                                                         NDOMBY Saturnin
                                                                                         3ème Vice-président
                                                                                        
satndomby@hotmail.com

VOIR AUSSI :
SUR LA QUESTION DES SALAIRES IMPAYÉS.
ET SI LA QUESTION CENTRAFRICAINE ÉTAIT AUSSI GÉNÉRATIONNELLE ?
LE TEMPS DU DEVOIR.
DE LA DÉMOCRATIE ÉLECTORALE A LA RESPONSABILITÉ POLITIQUE COLLECTIVE.