La paix est la
résultante de la cohésion sociale et de l'unité nationale.
Elle se construit au quotidien et ne peut être durable lorsque les
citoyens ont faim.
Au lendemain du premier
tour de l'élection présidentielle, le choix de la paix et de
l'apaisement a conduit à la naissance de la majorité actuelle.
Les ministres issus de cette majorité sont les
ministres de la République et ils servent le bien commun.
Quelles que soient les convictions, les sensibilités de chacun, ils sont
d'abord au service de la République.
La vie démocratique ne
peut s'exprimer autrement que par des groupements d'hommes et de femmes
qui se réunissent autour d'une idée centrale, d'un idéal, d'un projet.
Au sein de la République, il est normal que la
minorité politique s'exprime d'une façon différente de la majorité.
La démocratie sans institutions est un danger.
Il faut des institutions qui la protègent, le cas échéant contre
elle-même.
La société ne peut pas compter sur la simple
vertu des citoyens, il faut des institutions pour que l'harmonie des
groupes humains ne soit pas à la merci des humeurs, des impulsions et des
intérêts de ceux qui le composent.
Il n'y a de sociétés que par les institutions.
Il n'y aurait pas de liberté, de justice et même de nations sans
institutions. Nous devons croire à la force des institutions. Nous devons
leur accorder la place qu'il faut.
Pour qu'il y ait réconciliation, il faut qu'il y
ait vérité. La paix est aussi à ce prix. Nous avions montré lors du
dialogue national que la réconciliation était possible, donc que la paix
peut être une réalité en Centrafrique.
Le comité de suivi des actes du dialogue
national doit être renforcé et écouté. Le conseil de la médiation
doit occuper le terrain, avec les moyens à la hauteur de sa mission. Il
doit être une réalité.
Son rôle dans la préservation et la
consolidation de la paix est indispensable.
C'est difficile de
gouverner en démocratie comme c'est difficile de gouverner lorsqu'il faut
s'entendre avec d'autres, et il faut s'entendre avec d'autres.
On ne peut pas gouverner un pays rien que par le
raisonnement, mais par le souffle.
L'unanimité, non seulement n'est pas
nécessaire, elle risque d'être dangeureuse dans la décision parce que
à force de vouloir l'unanimité, on risque de cesser d'être une
majorité politique plurielle.
Le retour à l'ordre
constitutionnel depuis bientôt un an et des efforts du gournement ont
permis aux institutions financières internationales de reprendre
progressivement les programmes d'aides indispensables à la consolidation
de la paix et aux programmes de développement.
La paix comme facteur de développement doit
être un objectif permanent pour les pouvoirs publics.
La démocratie suppose à la fois la discussion
et le dialogue. La part de discussion, de la contestation, de la
dialectique doit être assurée.
Exercer le pouvoir, c'est donner l'espoir.
Si les informations qui
nous parviennent du terrain, notamment sur les questions des droits de
l'homme, du respect des libertés individuelles et de la protection de la
population où qu'elle soit, sont avérées, elles sont de nature à
ternir l'image de la majorité et à anéantir le travail de tout le
gouvernement qui a pourtant commencé à porter des fruits.
Il appartiendrait alors à chacun de prendre ses
responsabilités devant la nation.
Mais la première des responsabilités lorsqu'on est au pouvoir, c'est de
garantir la sécurité de toute la population et l'intégrité
territoriale. Et ça, c'est aussi la responsabilité de chaque citoyen. Il
ne doit pas exister de clivage au sein de la République lorsqu'il s'agit
de la sécurité de la nation et de la population. La responsabilité
politique est ici collective.
Nous devons construire ensemble une démocratie
sociale qui soit une démocratie apaisée.
Il nous faut admettre que
pour préserver l'équilibre entre l'ordre et la liberté, des
institutions sont nécessaires, qui arbitrent entre les intérêts et les
passions.
Saturnin NDOMBY.
VIVE
LE CENTRAFRIQUE MODERNE AVEC LE FODEM !
FODEM FRANCE
NDOMBY Saturnin
3ème Vice-président
satndomby@hotmail.com