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| Joachim GOYANGO |
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1er
Vice-Président |
Des
informations de sources concordantes, relayées par les radios
internationales, font état de la mort de deux militaires, dont un
officier et plusieurs blessés au cours d’une embuscade, à Birao, dans
la région de la Vakaga.
Nonobstant
le fait que la mission d’un soldat est de se trouver là où le devoir
de défense de la Patrie lui en fait obligation et, si nécessaire, d’y
sacrifier sa vie, ce grave événement invite à l’urgente nécessité
de faire de la recherche des voies et moyens pour éradiquer l’insécurité
sur l’étendue du territoire, non plus l’affaire d’un groupe de
personnes, mais une obligation qui s’impose à l’ensemble des
partenaires de la Majorité Présidentielle, si ce n’est à la Nation
toute entière.
Le
Bureau Politique du FODEM rappelle que, le 21 avril 2005, à la
suite d’un vote unanime, le FODEM avait apporté, au terme d’un
Accord Politique, son soutien pour le second tour de l’élection présidentielle
du 08 mai 2005, au Général d’Armée François BOZIZE.
L’essentiel
de cet Accord Politique prévoyait la mise en place d’un Gouvernement de
large consensus, l’éradication de l’insécurité et le redressement
économique, afin de marquer une franche rupture avec le régime déchu
d’Ange Félix PATASSE, fait de gestion solitaire du pouvoir, de
sectarisme, avec un Président de la République, un Président de
l’Assemblée Nationale et des Premiers Ministres successifs issus de la
même région, l’ethnicisation des nominations dans l’Administration
et à la tête des Entreprises du Secteur Parapublic.
En
dépit des efforts notables que déploie le Gouvernement dans tous les
domaines, et plus particulièrement dans le paiement régulier des
salaires, une nouveauté depuis sept ans, l’insécurité continue
d’hypothéquer la Paix et le Redressement Économique.
Face
aux périls que fait peser sur le pays et sur les populations cette vaste
campagne de terreur, avec des assassinats ciblés, des embuscades
sanglantes, le Bureau Politique du FODEM invite tous les acteurs de
la Majorité Présidentielle, dont le Chef de l’Etat, à briser le
cloisonnement du débat politique, fruit d’une méfiance suicidaire pour
la Majorité, et d’ouvrir sans délai une concertation politique, en vue
d’échanges francs, dénués de toute complaisance, pour restaurer la
confiance et la cohésion politique, permettant de s’attaquer, d’un même
élan, à l’insécurité, car, seule l’Union fait la Force.
En
cette année 2006, au cours de laquelle le baril de pétrole flambe au
dessus de 70 $US, tous les pays qui disposent du pétrole, de l’uranium,
du diamant, d’or et de ressources forestières et agricoles, se préoccupent
de les mettre en valeur pour éradiquer l’extrême pauvreté des masses
populaires.
La
République Centrafricaine qui dispose des mêmes richesses naturelles
doit s’engager dans cette voie, en les mettant en valeur, pour d’abord
compter sur ses propres forces, avant l’appui extérieur, en privilégiant
une orientation politique et diplomatique cohérente et lisible par
l’ensemble des partenaires politiques et économiques.
Afin
de faire échec aux manœuvres visant à l’enlisement de l’économie
centrafricaine et le pourrissement de l’action gouvernementale, le
Bureau Politique du FODEM lance un Appel pressant aux
Centrafricaines et aux Centrafricains attachés aux valeurs républicaines,
à la Démocratie et à la Paix, afin qu’ils unissent leurs efforts dans
le cadre d’une Coalition pour la Défense de la République, capable de
mettre définitivement hors d’état de nuire les partisans de l’éternel
recommencement.
Bangui,
le 27 mai 2006