
Fiche technique de la Centrafrique
© AFP/Infographie |
BANGUI (AFP) - mardi 27
juin 2006 - 11h45 - De
violents combats ont opposé dans la nuit de dimanche à lundi l'armée
centrafricaine et les forces de la Cémac à des rebelles tchadiens dans
le nord-est de la Centrafrique, faisant de nombreuses victimes, a annoncé
mardi le ministère centrafricain de la Défense.
Ces affrontements autour de la localité de Gordil, à plus de 800 km
au nord-est de Bangui non loin de la frontière tchadienne, ont fait 71
morts dans les rangs des rebelles tchadiens et 5 parmi les soldats
centrafricains et de la Communauté économique et monétaire de
l'Afrique centrale (Cémac), a précisé sous couvert de l'anonymat une
source militaire centrafricaine.
Selon un communiqué du ministère centrafricain de la Défense, ces
combats ont pour origine l'attaque dans la nuit du 25 au 26 juin d'un
"détachement de militaires appartenant à la Fomuc (Force
multinationale de la Cémac) et aux forces armées centrafricaines qui
étaient stationné à Gordil" par "un groupe de rebelles
tchadiens fortement armés".
"Les combats qui s'ensuivirent ont été particulièrement
intenses, faisant de nombreux morts de part et d'autre", a ajouté
le texte, sans faire état d'aucun bilan officiel.
Dénonçant des "événements extrêmement graves, qui démontrent
à l'évidence que le sol centrafricain est devenu une véritable terre
de combat pour les opposants au régime de N'Djaména", le
gouvernement centrafricain a demandé l'aide de la communauté
internationale pour "faire cesser (ces) agressions".
"La RCA n'a pas d'ennemi, aussi elle n'entend pas se faire
dicter sa politique par des individus sans foi ni loi", concluent
les autorités de Bangui, réaffirmant leur soutien aux "régimes
frères démocratiquement élus".
Le régime du président François Bozizé, fidèle soutien de son
voisin tchadien Idriss Deby Itno qui l'avait aidé à prendre le pouvoir
en 2003, a dénoncé ces derniers mois plusieurs violations de l'extrême
nord-est de son territoire, aux confins du Tchad et du Soudan, par des
rebelles tchadiens hostiles au pouvoir de N'Djamena.
Le 26 mai, deux militaires centrafricains y avaient été tué lors
d'un accrochage avec des "rebelles lourdement armés", selon
Bangui. Un mois plus tôt, le gouvernement centrafricain avait dénoncé
le viol de son espace aérien par un avion cargo venu du Soudan déposer
dans la localité de Tiringoulou des "hommes en armes" et du
matériel.
Toujours selon Bangui, une colonne de rebelles tchadiens venue du
Soudan était également passée par la Centrafrique pour rallier le
Tchad les 8 et 9 avril, quelques jours avant l'échec de l'offensive du
Front uni pour le changement (Fuc) le 13 avril aux portes de N'Djamena.
A la suite de cet incident, la Centrafrique avait annoncé la
fermeture de ses frontières avec le Soudan, accusé de soutenir les
rebelles tchadiens.
Combats
dans le nord-est de la RCA: 13 soldats et 20
assaillants tués
LIBREVILLE - Une attaque contre un camp de l'armée centrafricaine et
de la Force multinationale de la Cémac dans le nord-est de la
Centrafrique a fait lundi 33 tués, dont 13 dans les rangs des
militaires et 20 dans ceux des assaillants, selon un bilan officiel
communiqué mardi par l'Onu.
"Le bilan provisoire" des combats qui se sont déroulés
lundi matin à Gordil, à plus de 800 km au nord-est de Bangui, non
loin de la frontière tchadienne, "fait état de 11 morts du côté
des Faca (Forces armées centrafricaines), de deux morts du côté de
la Fomuc et de sept blessés, dont trois graves dans les deux
rangs", indique le Bureau de l'Onu en Centrafrique (Bonuca) dans
un communiqué reçu par l'AFP à Libreville.
Les deux soldats de la Fomuc (Force multinationale de la Communauté
économique et monétaire de l'Afrique centrale) tués sont Tchadiens,
a précisé à l'AFP la responsable de la section Information du
Bonuca, Aïssatou Laba Touré, jointe à Bangui depuis Libreville.
"Les assaillants ont enregistré 20 morts et un individu fait
prisonnier", ajoute le Bonuca, qui attribue l'attaque du camp à
des "bandes armées (qui) feraient partie des groupes rebelles
ayant entrepris de déstabiliser la RCA (République
centrafricaine)", sans plus de précision.
Plusieurs rébellions en gestation, hostiles au président
centrafricain François Bozizé, font régner l'insécurité dans le
nord de la Centrafrique.
Le ministère centrafricain de la Défense avait mardi matin attribué
l'attaque du cantonnement des Faca et de la Fomuc à des
"rebelles tchadiens fortement armés".
Il n'avait pas donné de bilan mais une source militaire
centrafricaine avait fait état de 71 morts dans les rangs des
rebelles tchadiens et 5 parmi les soldats centrafricains et de la
Fomuc.
Dénonçant des "événements extrêmement graves, qui démontrent
à l'évidence que le sol centrafricain est devenu une véritable
terre de combat pour les opposants au régime de N'Djamena", le
gouvernement centrafricain a demandé l'aide de la communauté
internationale pour "faire cesser (ces) agressions".
"La RCA n'a pas d'ennemi, aussi elle n'entend pas se faire dicter
sa politique par des individus sans foi ni loi", indiquent dans
ce texte les autorités de Bangui, réaffirmant leur soutien aux
"régimes frères démocratiquement élus".
Le régime du président Bozizé, fidèle soutien de son voisin
tchadien Idriss Deby Itno qui l'avait aidé à prendre le pouvoir en
2003, a dénoncé ces derniers mois plusieurs violations de l'extrême
nord-est de son territoire, aux confins du Tchad et du Soudan, par des
rebelles tchadiens hostiles au pouvoir de N'Djamena.
Le 26 mai, deux militaires centrafricains avaient été tués non loin
de Birao (une centaine de kilomètres au nord-est de Gordil) lors d'un
accrochage avec des "rebelles lourdement armés", selon
Bangui. Un mois plus tôt, le gouvernement centrafricain avait dénoncé
le viol de son espace aérien par un avion cargo venu du Soudan déposer
dans la localité de Tiringoulou des "hommes en armes" et du
matériel.
Toujours selon Bangui, une colonne de rebelles tchadiens venue du
Soudan était également passée par cette zone de la Centrafrique
pour rallier le Tchad les 8 et 9 avril, quelques jours avant l'échec
de l'offensive du Front uni pour le changement (Fuc) le 13 avril aux
portes de N'Djamena.
A la suite de cet incident, la Centrafrique avait annoncé la
fermeture de ses frontières avec le Soudan, accusé de soutenir les
rebelles tchadiens.
(©AFP / 27 juin 2006 19h48)
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