Le parricide de Patassé par Martin Ziguélé
Le coup de force
que viennent de réaliser, Martin Ziguélé et ses partisans manipulés par
lui depuis Paris , consacre définitivement le parricide de ce dernier à
l’égard de celui qui l’avait fait
prince, à savoir le président Ange Félix Patassé. On savait que Martin
Ziguélé, qui avait pris la décision de se présenter à la mascarade
électorale de Bozizé en mai 2005, avait ce faisant, gravement poignardé
le président Patassé et la famille MLPC dans le dos. Il n’aurait pas pu
faire le score qu’il avait fait sans l’astucieuse campagne qu’il avait
effectuée en se drapant dans les habits du MLPC et au nom de son
président, Ange Félix Patassé, arbitrairement empêché lui, de prendre
part à ces pseudo élections.
Ziguélé avait ainsi pu recueillir sur son nom les suffrages de tous ceux
qui, sans doute de bonne foi, croyaient qu’il était le digne
représentant de Patassé. Certains s’en mordent les doigts aujourd’hui.
En réalité,
Ziguélé n’avait pas bénéficié de la totalité des suffrages de
l’électorat du MLPC, le président Patassé n’ayant pas appelé à
voter pour lui. C’est un secret de polichinelle que les deux hommes sont
jusqu’ici, profondément en désaccord. Ziguélé qui, croyant que son
heure étant arrivée de succéder à Patassé à la tête du puissant outil
électoral qu’est le MLPC, piaffait jusqu’à présent d’impatience. Il
lui fallait, outre le fait d’avoir semé la confusion dans les
rangs de l’ électorat MLPC pendant la campagne électorale de 2005,
parachever l’entreprise de division et de zizanie, en orchestrant la
destitution de Patassé de la tête de son parti pour prendre sa place afin
de mieux se préparer pour les prochaines échéances électorales.
Jusqu’ici, Martin Ziguélé s’est toujours défendu de n’être
pour rien dans les turbulences qui agitent le MPLC alors que c’est de
notoriété publique qu’il s’en délecte en tirant les ficelles depuis
Paris, du réseau de marionnettes qu’il a savamment
constitué au pays et qui lui sont entièrement dévouées moyennant
quelques subsides qu’il leur fait tomber opportunément. Mû par de
dévorantes ambitions, il confond vitesse et précipitation.
En faisant réunir
illégalement ( car en violation des textes réglementaires du MLPC ) avec
la complicité du pouvoir en place, une session ordinaire de ce parti
opportunément transformée en congrès par ses hommes de main pourtant sous
sanction, afin de l’élire président du MLPC tout en destituant Patassé,
Ziguélé n’a rien fait d’autre qu’un coup de force inadmissible dont
on parlera encore longtemps. S’étant aperçu qu’il est allé trop loin
dans sa trahison, il a décidé, l’espace d’un week-end de jouer son va
tout, quitte à humilier le président Patassé dont il sait qu’il ne lui
pardonnera pas sa trahison.
Aussitôt
l’annonce de sa prétendue élection faite, il a téléphoné lui-même à
un journaliste de Radio France Internationale (RFI) pour réclamer une
médiatisation de la chose. C’est dire combien il suivait de près les
événements et à quel degré il était impatient au point de courir sans
scrupule derrière les journalistes.
Martin Ziguélé
doit savoir au fond de lui même que ceux-là mêmes qu’il manipule
actuellement pour les besoins de ses objectifs politiques ne sont qu’une
bande de nullards cupides et responsables en grande partie du naufrage du
MLPC et du régime du président Patassé. Compter sur de tels individus si
décriés dans le pays pour se lancer à la conquête du pouvoir paraît
être une mission impossible. La brève expérience de la période
électorale de 2005 devrait en principe l’édifier mais visiblement il ne
semble pas en avoir tiré quelques leçons.
Avec ce coup d’état au sein du MLPC qu’il vient de
réaliser, Ziguélé peut penser qu’il a enfoncé un coin au président
Patassé mais ce dernier, en vieux singe, a certainement plus d’une
flèches dans son carquois et les prochains jours nous apporteront des
éléments précieux d’appréciation. Une chose est sûre, Ziguélé et
ses partisans qui n’ont eu de cesse d’avancer jusqu’à présent à
visages masqués, ont avec leur parricide de ce week-end, définitivement
jeté ledit masque en contribuant ainsi à une sérieuse clarification au
sein du redoutable MLPC.
Communiqué de la Fédération MLPC France
Europe Amérique et....par Me Lin Banouképa
Mouvement
de Libération du Peuple Centrafricain
(M L P
C)
Justice
–Liberté -Travail
Fédération
Europe / Amériques / Asie /Océanie/ Moyen-Orient
Le
samedi 24 juin 2006, la Fédération France/Europe Asie Moyen Orient apprend
avec stupeur les résultats des initiatives d’un certain nombre de
camarades suspendus du parti à la suite d’actes contraires au règlement
intérieur qu’il ont posés, décision prise par une assemblée générale
de notre bureau politique élargie aux membres de notre Conseil Politique
National fin décembre 2005. Cette sanction leur interdisait tout
mandat de représentation du parti, d’entreprendre, d’agir, de dire ou
de poser des actes au nom du MLPC.
Voilà
que les camarades sanctionnés entrent en rébellion ouverte, violant les
dispositions statutaires et réglementaires de notre parti, ce qui démontre
à suffisance le peu d’esprit militant qui les anime sauf à confirmer
leur avidité des aisances du pouvoir égoïste les guidant en leurs actes
quotidiens.
Ces
militants suspendus et rebelles prennent en catimini l’initiative de se
réunir en une pseudo session de notre parti en toute illégalité du 21 au
24 du mois en cours puis décident de la transformer à 2 heures de la fin
de leur simulacre, en un prétendu congrès du MLPC.
Il y a
lieu de rappeler que notre parti a perdu le pouvoir avec ces camardes au
gouvernement à la primature et dans les hautes sphères de l’Etat. A ce
jour, tout porte à croire, à les entendre ou les voir faire, comme s’ils
n’avaient pas échoué par le fait de la réussite du coup d’état en
l’absence du Président de la République (complicité du coup
d’état réussi ou incompétence sont les seuls attributs qui leurs sont
connus et murmurés à présent sans oublier les allocutions approximatives,
incohérentes et une forte proportion à abuser de la chose publique).
Un sérieux et conséquent politique s’ils le sont, il y a lieu avant
toute précipitation d’asseoir une démarche d’inventaire, de remise en
cause qui s’impose à eux, comme à nous militants du MLPC.
Nos
rebelles de camarades viennent de poser des actes criminels, contraires aux
valeurs et idéaux de notre parti, actes n’engageant pas le MLPC ni ses
militants et de loin notre fédération qui n’a de déférence qu’en
notre Président, le camarde Ange Félix PATASSE et les membres de notre
bureau politique élus lors du congrès de juin 2004.
Pour
éviter toute confusion et amalgames auprès des militantes, militants et
sympathisants du MLPC, votre fédération dénonce l’entreprise anti -
parti des camarades suspendus de notre parti et confirme avec force que la
direction du parti issue des résolutions de notre congrès sous
l’autorité du camarade Ange Félix PATASSE revêt sans conteste la
légitimité statutaire de droit et ce, conformément à la manifestation de
la volonté souveraine de la base.
Militantes
et militants du MLPC que nous sommes, démocrates d’esprit, nous ne
pouvons dénier le droit à un Centrafricain ou groupe de compatriotes de
créer leur parti politique.
Au
lieu d’être sources du désordre en notre sein, les camarades suspendus
et entrés en dissidence et ayant pour financier et manipulateur Martin
ZIGUELE secondés de Marie – Chantal Gabriel Jean Edouard KOYAMBOUNOU,
Jackson MAZETTE, Jean Michel MANDABA etc. … feront mieux de créer leur
propre parti politique.
Fort
de ce qui précède, la fédération MLPC France/Europe/Amériques/Moye-
Orient/Asie/Océanie en appelle aux dissidents de notre parti de vite
enregistrer leur nouveau parti politique au ministère de
l’intérieur à Bangui, de cesser d’user à des fins lucratives les
logos, dénominations, emblèmes et devises de notre parti.
Car
notre parti ne peut être réduit à une association d’assoiffés du
pouvoir composée d’individus en quête de satisfecit primaire, égoïste
et ridicule. La grandeur d’un homme politique passe par une discipline,
l’observation stricte des règles et dispositions régissant le parti
politique dont – ils se réclament adhérent ou membre.
Militantes
et militants du MLPC l’heure est grave, notre adversaire premier du moment
(BOZIZE) a réussi l’inféodation de notre parti par l’entremise de nos
camarades fragiles qui n’ont pu résister aux épreuves actuelles.
En ces
heures et jours délicats de la lutte politique, nous vous appelons à opter
pour une unité déterminée autour de notre Président afin, de sauver la
maison MLPC des griffes de ses prédateurs et marchands de satisfaction
personnelle qui n’ont pour seule stratégie que de troquer le MLPC à
l’adversaire.
Notre
objectif à atteindre aujourd’hui et demain est de définir avec les
filles et fils de Centrafrique un nouveau pacte social et républicain pour
le développement de la Centrafrique sous l’autorité de notre Président.
Nous
appelons les militantes, militants des cellules, sections, sous –
fédérations, fédérations, les organes connexes, les Conseillers
Politiques Nationaux ainsi que les membres du bureau politique à ne point
reconnaître le nouveau parti politique crée par les dissidents rebelles,
résultat d’une longue machination, manœuvre ourdie dans nos dos
pour imploser l’invincible MLPC.
Camarades
militantes, militants & sympathisants du MLPC ensemble, uni et
discipliné nous vaincrons et la démocratie triomphera.
Vive
le MLPC
Vive
les militantes & militants du MLPC
Vive
la démocratie
Fait
à Paris le, 24 juin 2006
Le
Président Fédéral
Représentant
du Président du Parti
Lin BANOUKEPA
Source Centrafrique-Presse
| Patassé
en prend son parti - 25/6/2006 |
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L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé
(photo), en exil au Togo, a été suspendu par son parti, le
Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), qui a
annoncé dimanche avoir élu à sa tête l'ancien Premier
ministre, Martin Ziguélé.
Au terme d'un congrès extraordinaire de trois
jours à Bangui, le MLPC, parti d'opposition au président
François Bozizé, qui avait renversé M. Patassé en mars 2003, a
suspendu et interdit samedi soir de toute activité en son sein
l'ancien chef d'Etat.
"Il s'agit d'une radiation de M. Patassé qui
est prononcée. Et puisque le congrès extraordinaire n'est pas
l'organe compétent, il appartiendra au congrès ordinaire prévu
l'an prochain d'entériner la décision", a déclaré le
secrétaire général du MLPC, Jean-Michel Mandaba.
"En attendant, M. Patassé n'a pas le droit de
parler au nom du MLPC, ni d'utiliser son logo", a-t-il
ajouté.
En exil à Lomé depuis sa chute, l'ancien
président avait affirmé ne pas reconnaître le bureau politique
qui a convoqué ce congrès. Il n'est donc pas venu y assister et
a prévenu qu'il ne rentrerait dans le pays qu'en tant que chef de
l'Etat "démocratiquement élu", et non en tant que chef
de parti.
Pour M. Mandaba, cette déclaration "signifie
qu'il dirige une rébellion de l'extérieur".
Dernier Premier ministre du président Patassé
avant sa chute, Martin Ziguélé, arrivé deuxième au scrutin
présidentiel de 2005 derrière François Bozizé, a
officiellement pris la tête du MLPC, principal parti de
l'opposition et fragilisé depuis un an par ses querelles
internes.
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LE GPPMP S'ACHEMINE VERS
UN BICÉPHALISME CERTAIN
Dans un communiqué conjoint publié le samedi 17 juin 2006, les
formations politiques MDI/PS de Daniel Nditifei Boysembé et FODEM de
Charles Massi ont fait une analyse lucide, sans complaisance des actions
menées par le GPPMP depuis sa création le 11 février 2006. Les leaders de
ces partis politiques reprochent à ce regroupement politique son
incapacité de mobiliser les militants autour des idéaux qu'ils défendent
et qui sont contenus dans la convention portant création du Groupe des
Partis Politiques de la Majorité Présidentielle qui consistent à
réfléchir sur les grands problèmes touchant à la vie politique,
économique, sociale et culturelle de la nation; de veiller à la mise à
exécution du projet de société du président de la République élu en
participant activement à la gestion de la chose publique de manière
multiforme. Au lieu de cela, les partis membres du groupe de la Majorité
Présidentielle passent le clair de leur temps à faire de la politique
politicienne occultant l'intérêt général. Le MDI/PS et le FODEM ne sont
pas allés par le dos de la cuillère pour relever le manque d'initiatives
des membres du GPPMP à la recherche des voies et moyens pour éradiquer
l'insécurité sur toute l'étendue du territoire. Les initiateurs de ce
projet estiment que le développement de l'insécurité et le
dysfonctionnement notable du groupe sont l'œuvre de ses membres qui ne font
pas assez des propositions pour sortir le pays de l'ornière. Ceux-ci sont
animés par des intérêts égoïstes et surtout calculateurs à la veille
de la formation d'un nouveau gouvernement qui s'annonce imminente. En clair,
le GPPMP brille par une incompétence notoire.
Excédés par ces pirouettes, Charles Massi et Nditifei Boysembé
rassemblent leur énergie, décident de s'organiser en force de propositions
concrètes au sein d'une Coordination de la Majorité Présidentielle qui va
s'ouvrir vers d'autres formations politiques. Ceci, conformément à
l'esprit et la lettre des différents protocoles d'accords politiques
signés avec le président de la République. Ces deux partis politiques
entendent œuvrer efficacement pour le respect des droits de l'homme, la
bonne gouvernance, la consolidation de l'unité et de la solidarité
nationale. La démarche de Massi et Nditifei s'inscrit dans le cadre du
protocole d'accords politique signé entre les partis et le Président
Bozizé en décembre 2004. L'article 6 dudit protocole stipule qu'une fois
élu, le candidat Bozizé impliquera dans la mesure du possible les partis
membres de l'ancien Collectif à la gestion de la chose publique en fonction
des critères de compétence et de probité. Or, les nominations et
promotions dans l'administration publique ne répondent pas à ces critères
qui, pourtant, doivent guider les autorités dans leur choix.
Du coup, nous assistons à une querelle de leadership qui risque de
précipiter le GPPMP vers une implosion certaine. Car, chaque sensibilité
défend sa vision qui apparaît comme une stratégie de lutte qui est la
meilleure.
La création de la Coordination de la Majorité Présidentielle est un
revers pour le Président en exercice du GPPMP, Jean Serge Wafio et
l'ensemble des 32 députés de la majorité parlementaire.
De sources concordantes, la Coordination procède au recrutement de ses
membres au sein du groupe des partis de la Majorité Présidentielle.
En cas, il n'y a pas encore le feu en la demeure mais l'électricité est
dans l'air.
Mercredi 21 Juin 2006
Marcel Dexter Gazikolguet
Source : http://www.leconfident.net
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