VERS LA MODERNISATION DE LA VIE POLITIQUE

Politique, 19 juin - 24 juin 2006

Selon les observateurs nationaux et internationaux , la Classe Politique Centrafricaine a beaucoup déçu par son inconséquence et son incapacité à assumer clairement les responsabilités et charges de l'État. Ainsi, il est devenu indispensable aujourd'hui, de moderniser notre vie politique nationale au travers de débats sincères et sans concessions au sein de la majorité et étendus aux autres organisations politiques.

En effet, si nous voulons marquer une franche rupture avec le régime déchu d'Ange Félix Patassé, alors seule la modernisation de notre vie politique pourra nous éviter la répétition des graves crises politico-militaires que nous avons déjà connus.

C'est parce qu'il nous faut inscrire définitivement la République Centrafricaine sur la voie de la Paix et de la Prospérité, qu'il est de notre devoir et de notre responsabilité, de promouvoir la volonté de Défendre la République, la Cohésion et la Concorde Nationale.

En Démocratie, s'il est certain que nous engageons notre responsabilité collective en participant à un gouvernement, il est d'autant plus nécessaire et normal de conserver un regard critique sur nos actions, afin de garantir au peuple la réalisation légitimement attendue de l'amélioration de ses conditions de vie.

La rédaction

LE CONFIDENT LE GPPMP S'ACHEMINE VERS UN BICÉPHALISME CERTAIN
CENTRAFRIQUE
PRESSE
Le parricide de Patassé par Martin Ziguélé !
Patassé en prend son parti - 25/6/2006

L'HIRONDELLE

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LE DÉMOCRATE N°2153




L’HIRONDELLE N°1376




CONGRÈS DU MLPC : Le parricide de Patassé par Martin Ziguélé

Le parricide de Patassé par Martin Ziguélé

Le coup de force que viennent de réaliser, Martin Ziguélé et ses partisans manipulés par lui depuis Paris , consacre définitivement le parricide de ce dernier à l’égard de celui qui l’avait  fait prince, à savoir le président Ange Félix Patassé. On savait que Martin Ziguélé, qui avait pris la décision de se présenter à la mascarade électorale de Bozizé en mai 2005, avait ce faisant, gravement poignardé le président Patassé et la famille MLPC dans le dos. Il n’aurait pas pu faire le score qu’il avait fait sans l’astucieuse campagne qu’il avait effectuée en se drapant dans les habits du MLPC et au nom de son président, Ange Félix Patassé, arbitrairement empêché lui, de prendre part  à ces pseudo élections. Ziguélé avait ainsi pu recueillir sur son nom les suffrages de tous ceux qui, sans doute de bonne foi, croyaient qu’il était le digne représentant de Patassé. Certains s’en mordent les doigts aujourd’hui.

En réalité, Ziguélé n’avait pas bénéficié de la totalité des suffrages de l’électorat du MLPC, le président Patassé n’ayant pas appelé à voter pour lui. C’est un secret de polichinelle que les deux hommes sont jusqu’ici, profondément en désaccord. Ziguélé qui, croyant que son heure étant arrivée de succéder à Patassé à la tête du puissant outil électoral qu’est le MLPC, piaffait jusqu’à présent d’impatience. Il lui fallait, outre le fait d’avoir semé la confusion dans les rangs de l’ électorat MLPC pendant la campagne électorale de 2005, parachever l’entreprise de division et de zizanie, en orchestrant la destitution de Patassé de la tête de son parti pour prendre sa place afin de mieux se préparer pour les prochaines échéances électorales.  Jusqu’ici, Martin Ziguélé s’est toujours défendu de n’être pour rien dans les turbulences qui agitent le MPLC alors que c’est de notoriété publique qu’il s’en délecte en tirant les ficelles depuis Paris, du réseau de marionnettes qu’il a savamment  constitué au pays et qui lui sont entièrement dévouées moyennant quelques subsides qu’il leur fait tomber opportunément. Mû par de dévorantes ambitions, il confond vitesse et précipitation.

En faisant réunir illégalement ( car en violation des textes réglementaires du MLPC ) avec la complicité du pouvoir en place, une session ordinaire de ce parti opportunément transformée en congrès par ses hommes de main pourtant sous sanction, afin de l’élire président du MLPC tout en destituant Patassé, Ziguélé n’a rien fait d’autre qu’un coup de force inadmissible dont on parlera encore longtemps. S’étant aperçu qu’il est allé trop loin dans sa trahison, il a décidé, l’espace d’un week-end de jouer son va tout, quitte à humilier le président Patassé dont il sait qu’il ne lui pardonnera pas sa trahison.

Aussitôt l’annonce de sa prétendue élection faite, il a téléphoné lui-même à un journaliste de Radio France Internationale (RFI) pour réclamer une médiatisation de la chose. C’est dire combien il suivait de près les événements et à quel degré il était impatient au point de courir sans scrupule derrière les journalistes.

Martin Ziguélé doit savoir au fond de lui même que ceux-là mêmes qu’il manipule actuellement pour les besoins de ses objectifs politiques ne sont qu’une bande de nullards cupides et responsables en grande partie du naufrage du MLPC et du régime du président Patassé. Compter sur de tels individus si décriés dans le pays pour se lancer à la conquête du pouvoir paraît être une mission impossible. La brève expérience de la période électorale de 2005 devrait en principe l’édifier mais visiblement il ne semble pas en avoir tiré quelques leçons.

Avec ce coup d’état au sein du MLPC qu’il vient de réaliser, Ziguélé peut penser qu’il a enfoncé un coin au président Patassé mais ce dernier, en vieux singe, a certainement plus d’une flèches dans son carquois et les prochains jours nous apporteront des éléments précieux d’appréciation. Une chose est sûre, Ziguélé et ses partisans qui n’ont eu de cesse d’avancer jusqu’à présent à visages masqués, ont avec leur parricide de ce week-end, définitivement jeté ledit masque en contribuant ainsi à une sérieuse clarification au sein du redoutable MLPC.

Communiqué de la Fédération MLPC France Europe Amérique et....par Me Lin Banouképa

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

(M L P C)

Justice –Liberté -Travail

Fédération  Europe / Amériques / Asie /Océanie/ Moyen-Orient

Le samedi 24 juin 2006, la Fédération France/Europe Asie Moyen Orient apprend avec stupeur les résultats des initiatives d’un certain nombre de camarades suspendus du parti à la suite d’actes contraires au règlement intérieur qu’il ont posés, décision prise par une assemblée générale de notre bureau politique élargie aux membres de notre Conseil Politique National fin décembre 2005.  Cette sanction leur interdisait tout mandat de représentation du parti, d’entreprendre, d’agir, de dire ou de poser des actes au nom du MLPC.

Voilà que les camarades sanctionnés entrent en rébellion ouverte, violant les dispositions statutaires et réglementaires de notre parti, ce qui démontre à suffisance le peu d’esprit militant qui les anime sauf à confirmer leur avidité des aisances du pouvoir égoïste les guidant en leurs actes quotidiens.

Ces militants suspendus et rebelles prennent en catimini l’initiative de se réunir en une pseudo session de notre parti en toute illégalité du 21 au 24 du mois en cours puis décident de la transformer à 2 heures de la fin de leur simulacre,  en un prétendu congrès du MLPC.

Il y a lieu de rappeler que notre parti a perdu le pouvoir avec ces camardes au gouvernement à la primature et dans les hautes sphères de l’Etat. A ce jour, tout porte à croire, à les entendre ou les voir faire, comme s’ils n’avaient pas échoué par le fait de la réussite du coup d’état en l’absence du Président de la République (complicité du coup d’état réussi ou incompétence sont les seuls attributs qui leurs sont connus et murmurés à présent sans oublier les allocutions approximatives, incohérentes et une forte proportion à abuser de la chose publique). Un sérieux et conséquent politique s’ils le sont, il y a lieu avant toute précipitation d’asseoir une démarche d’inventaire, de remise en cause qui s’impose à eux, comme à nous militants du MLPC.

Nos rebelles de camarades viennent de poser des actes criminels, contraires aux valeurs et idéaux de notre parti, actes n’engageant pas le MLPC ni ses militants et de loin notre fédération qui n’a de déférence qu’en notre Président, le camarde Ange Félix PATASSE et les membres de notre bureau politique élus lors du congrès de juin 2004.

Pour éviter toute confusion et amalgames auprès des militantes, militants et sympathisants du MLPC, votre fédération dénonce l’entreprise anti - parti des camarades suspendus de notre parti et confirme avec force que la direction du parti issue des résolutions de notre congrès sous l’autorité du camarade Ange Félix PATASSE revêt sans conteste la légitimité statutaire de droit et ce, conformément à la manifestation de la volonté souveraine de la base.

Militantes et militants du MLPC que nous sommes, démocrates d’esprit, nous ne pouvons dénier le droit à un Centrafricain ou groupe de compatriotes de créer leur parti politique.

Au lieu d’être sources du désordre en notre sein, les camarades suspendus et entrés en dissidence et ayant pour financier et manipulateur Martin ZIGUELE secondés de Marie – Chantal Gabriel Jean Edouard KOYAMBOUNOU, Jackson MAZETTE, Jean Michel MANDABA etc. … feront mieux de créer leur propre parti politique.

Fort de ce qui précède, la fédération MLPC France/Europe/Amériques/Moye- Orient/Asie/Océanie en appelle aux dissidents de notre parti de vite enregistrer leur nouveau  parti politique au ministère de l’intérieur à Bangui, de cesser d’user à des fins lucratives les logos, dénominations, emblèmes et devises de notre parti.

Car notre parti ne peut être réduit à une association d’assoiffés du pouvoir composée d’individus en quête de satisfecit primaire, égoïste et ridicule. La grandeur d’un homme politique passe par une discipline, l’observation stricte des règles et dispositions régissant le parti politique dont – ils se réclament adhérent ou membre.

Militantes et militants du MLPC l’heure est grave, notre adversaire premier du moment (BOZIZE) a réussi l’inféodation de notre parti par l’entremise de nos camarades fragiles qui n’ont pu résister aux épreuves actuelles.  

En ces heures et jours délicats de la lutte politique, nous vous appelons à opter pour une unité déterminée autour de notre Président afin, de sauver la maison MLPC des griffes de ses prédateurs et marchands de satisfaction personnelle qui n’ont pour seule stratégie que de troquer le MLPC à l’adversaire.

Notre objectif à atteindre aujourd’hui et demain est de définir avec les filles et fils de Centrafrique un nouveau pacte social et républicain pour le développement de la Centrafrique sous l’autorité de notre Président.

Nous appelons les militantes, militants des cellules, sections, sous – fédérations, fédérations, les organes connexes, les Conseillers Politiques Nationaux ainsi que les membres du bureau politique à ne point reconnaître le nouveau parti politique crée par les dissidents rebelles, résultat d’une  longue machination, manœuvre ourdie dans nos dos pour imploser l’invincible MLPC.

Camarades militantes, militants & sympathisants du MLPC ensemble, uni et discipliné nous vaincrons et la démocratie triomphera. 

Vive le MLPC

Vive les militantes & militants du MLPC

Vive la démocratie

Fait à Paris le, 24 juin 2006

Le Président Fédéral

Représentant  du Président du Parti

Lin BANOUKEPA

 

Source Centrafrique-Presse

Patassé en prend son parti - 25/6/2006
PATASSE REPOND A ZIGUELE
L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé (photo), en exil au Togo, a été suspendu par son parti, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), qui a annoncé dimanche avoir élu à sa tête l'ancien Premier ministre, Martin Ziguélé.
 
Au terme d'un congrès extraordinaire de trois jours à Bangui, le MLPC, parti d'opposition au président François Bozizé, qui avait renversé M. Patassé en mars 2003, a suspendu et interdit samedi soir de toute activité en son sein l'ancien chef d'Etat.
 
"Il s'agit d'une radiation de M. Patassé qui est prononcée. Et puisque le congrès extraordinaire n'est pas l'organe compétent, il appartiendra au congrès ordinaire prévu l'an prochain d'entériner la décision", a déclaré le secrétaire général du MLPC, Jean-Michel Mandaba.
 
"En attendant, M. Patassé n'a pas le droit de parler au nom du MLPC, ni d'utiliser son logo", a-t-il ajouté.
 
En exil à Lomé depuis sa chute, l'ancien président avait affirmé ne pas reconnaître le bureau politique qui a convoqué ce congrès. Il n'est donc pas venu y assister et a prévenu qu'il ne rentrerait dans le pays qu'en tant que chef de l'Etat "démocratiquement élu", et non en tant que chef de parti.
 
Pour M. Mandaba, cette déclaration "signifie qu'il dirige une rébellion de l'extérieur".
Dernier Premier ministre du président Patassé avant sa chute, Martin Ziguélé, arrivé deuxième au scrutin présidentiel de 2005 derrière François Bozizé, a officiellement pris la tête du MLPC, principal parti de l'opposition et fragilisé depuis un an par ses querelles internes.

 

LE CONFIDENT

LE GPPMP S'ACHEMINE VERS UN BICÉPHALISME CERTAIN

Dans un communiqué conjoint publié le samedi 17 juin 2006, les formations politiques MDI/PS de Daniel Nditifei Boysembé et FODEM de Charles Massi ont fait une analyse lucide, sans complaisance des actions menées par le GPPMP depuis sa création le 11 février 2006. Les leaders de ces partis politiques reprochent à ce regroupement politique son incapacité de mobiliser les militants autour des idéaux qu'ils défendent et qui sont contenus dans la convention portant création du Groupe des Partis Politiques de la Majorité Présidentielle qui consistent à réfléchir sur les grands problèmes touchant à la vie politique, économique, sociale et culturelle de la nation; de veiller à la mise à exécution du projet de société du président de la République élu en participant activement à la gestion de la chose publique de manière multiforme. Au lieu de cela, les partis membres du groupe de la Majorité Présidentielle passent le clair de leur temps à faire de la politique politicienne occultant l'intérêt général. Le MDI/PS et le FODEM ne sont pas allés par le dos de la cuillère pour relever le manque d'initiatives des membres du GPPMP à la recherche des voies et moyens pour éradiquer l'insécurité sur toute l'étendue du territoire. Les initiateurs de ce projet estiment que le développement de l'insécurité et le dysfonctionnement notable du groupe sont l'œuvre de ses membres qui ne font pas assez des propositions pour sortir le pays de l'ornière. Ceux-ci sont animés par des intérêts égoïstes et surtout calculateurs à la veille de la formation d'un nouveau gouvernement qui s'annonce imminente. En clair, le GPPMP brille par une incompétence notoire.

Excédés par ces pirouettes, Charles Massi et Nditifei Boysembé rassemblent leur énergie, décident de s'organiser en force de propositions concrètes au sein d'une Coordination de la Majorité Présidentielle qui va s'ouvrir vers d'autres formations politiques. Ceci, conformément à l'esprit et la lettre des différents protocoles d'accords politiques signés avec le président de la République. Ces deux partis politiques entendent œuvrer efficacement pour le respect des droits de l'homme, la bonne gouvernance, la consolidation de l'unité et de la solidarité nationale. La démarche de Massi et Nditifei s'inscrit dans le cadre du protocole d'accords politique signé entre les partis et le Président Bozizé en décembre 2004. L'article 6 dudit protocole stipule qu'une fois élu, le candidat Bozizé impliquera dans la mesure du possible les partis membres de l'ancien Collectif à la gestion de la chose publique en fonction des critères de compétence et de probité. Or, les nominations et promotions dans l'administration publique ne répondent pas à ces critères qui, pourtant, doivent guider les autorités dans leur choix.

Du coup, nous assistons à une querelle de leadership qui risque de précipiter le GPPMP vers une implosion certaine. Car, chaque sensibilité défend sa vision qui apparaît comme une stratégie de lutte qui est la meilleure.

La création de la Coordination de la Majorité Présidentielle est un revers pour le Président en exercice du GPPMP, Jean Serge Wafio et l'ensemble des 32 députés de la majorité parlementaire.

De sources concordantes, la Coordination procède au recrutement de ses membres au sein du groupe des partis de la Majorité Présidentielle.

En cas, il n'y a pas encore le feu en la demeure mais l'électricité est dans l'air.

Mercredi 21 Juin 2006

Marcel Dexter Gazikolguet
Source : http://www.leconfident.net