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TACentrafrique
SOCRATE
BOZIZE |
Socrate
Bozizé
représentant
de
TAC
en
RCA
est
déterminé
à
mener
à
bon
port
sa
mission
(Le
Choc
du
04
au
10
juillet
2006)
A
l’occasion
du
vol
inaugural
de
TAC
entre
Pointe-Noire-Bangui-Douala,
nous
avons
interrogé
le
représentant
de
TAC
en
Centrafrique,
Socrate
Bozizé
(
fils
du
président
centrafricain).
Dans
cette
interview,
il
nous
parle
des
motivations
qui
l’ont
conduit
d’assumer
cette
mission.
Aussi,
sollicite-t-il
l’aide
des
populations
centrafricaines
pour
l’accomplissement
heureux
de
cette
noble
tâche.
Quel
est
votre
sentiment
suite
à
ce
vol
inaugural
?
Merci,
mon
sentiment
serait
celui
de
la
masse
populaire
qui
a
tant
attendu
sûrement
ce
moment
pour
pallier
de
facto
le
problème
de
transport
que
la
population
centrafricaine
a
souvent
connu.
C’est
donc
un
sentiment
d’apaisement
de
joie
sinon
de
remerciements
aux
autorités
congolaises,
à
la
compagnie
Trans
Air
Congo
(TAC)
et
à
tous
ceux
qui
de
près
ou
de
loin
ont
contribué
au
lancement
du
vol.
Comment
vous
vous
sentez
en
votre
qualité
de
représentant
de
cette
compagnie
ici
à
Bangui
alors
que
vous
êtes
un
jeune
garçon
?
C’est
vrai,
mais
seulement
quand
on
veut
répondre
à
l’aspiration
ou
à
une
demande
du
peuple,
on
n’attache
pas
d’importance
à
l’âge
ou
à
la
tête
de
l’homme.
C’est
mieux
d’oser
apporter
cette
spirale
à
l’édifice
et
à
l’attente
tant
attendue
du
peuple.
Je
me
suis
dis
que
je
pouvais
être
à
la
hauteur
et
apporter
ma
modeste
contribution
à
la
peine.
C’était
le
prix
à
payer
pour
résoudre
le
problème
du
transport
centrafricain.
Pourquoi
avez-vous
préféré
être
modestement
représentant
d’une
société,
alors
que
vous
pouviez
créer
une
qui
vous
appartiendrait
?
Je
me
réservais
le
droit
de
ne
pas
m’aventurer
à
donner
une
image
que
je
n’ai
jamais
représentée,
c’est-à-dire,
d’une
famille
très
modeste.
Mon
père
est,
certes,
général
d’Armées
et
préside
aux
destinées
de
la
nation,
mais
je
voudrais
souligner
qu’il
ne
faut
jamais
oublier
ses
origines.
En
toute
modestie,
j’ai
voulu
apporter
ma
contribution
en
représentant
TAC.
Entant
que
fils
du
chef
de
l’Etat,
avec
tous
les
avantages
que
cela
comporte,
ne
serez-vous
pas
tenté
à
regarder
les
choses
avec
un
peu
d’exagération
?
Vous
avez
totalement
raison,
mais
seulement,
j’y
tiens
à
une
éducation
qui
m’a
été
donnée
par
mes
parents
et
je
ne
voudrais
pas
leur
mettre
en
cause.
Le
pouvoir,
vous
pouvez
l’avoir,
mais
aussi
vous
pouvez
le
perdre,
alors
il
faut
toujours
garder
la
tête
sur
les
épaules.
J’ai
souhaité
que
je
fasse
comme
tout
centrafricain
pour
gravir
normalement
les
échelons
et
regarder
à
l’horizon,
car
un
jour
viendra
où
les
grandes
choses
se
feront.
Si
la
rigueur
qui
vous
caractérise
est
le
fruit
de
l’éducation
de
vos
parents,
peut-on
dire
que
le
chef
d’Etat
centrafricain
est
aussi
rigoureux
?
Bien
sûr
!
Je
me
permettrais
de
le
dire.
Vous
conviendrez
avec
moi
parce
qu’en
bon
militaire,
il
ne
peut
qu’appliquer
la
rigueur
absolue.
Comment
allez-vous
gérer
la
compagnie
aérienne
demain
?
La
compagnie
aérienne
sera
gérée
par
une
dynamique
équipe
dont
moi-même
je
ferai
partie.
En
amont,
nous
allons
nous
imposer
une
rigueur
absolue,
pour
que
les
choses
se
font
dans
la
transparence.
Et
que
nous
répondions
aux
attentes
du
peuple
centrafricain.
Le
fait
que
vous
soyez
le
fils
du
chef
de
l’État,
cela
ne
défavoriserait
pas
d’autres
sociétés
aériennes
?
J’ai
précisé
dans
mon
discours
qu’en
dépit
du
fait
que
je
sois
le
fils
du
chef
de
l’Etat
centrafricain,
ne
nous
amènerait
pas
à
nous
dérober
ou
déroger
les
textes
qui
régissent
la
navigation
aérienne
centrafricaine.
Alors,
nous
sommes
tenus,
comme
toutes
les
autres
sociétés,
à
les
respecter.
De
sorte
que
le
tissu
économique
de
la
RCA,
qui
était
en
décadence
à
cause
des
soubresauts
politiques,
connaisse
un
essor.
Pour
cela,
il
n’y
aurait
pas
de
facilités
ou
d’exagérations
politiques
de
la
part
du
Gouvernement.
L’étude
de
faisabilité
réalisée
rassure-t-elle
sur
la
rentabilité
de
la
desserte
?
Les
résultats
de
l’étude
de
faisabilité
réalisée
en
deux
(2)
ans
ont
montré
que
le
marché
sera
rentable.
Car,
ce
n’est
que
la
concrétisation
de
la
demande
en
hausse
des
populations
centrafricaines.
Votre
mot
de
fin
à
l’endroit
du
peuple
centrafricain
:
A
mes
compatriotes
centrafricains,
je
leur
dis
que
le
rêve
s’est
réalisé
avec
l’appui
de
l’ONUDI,
du
gouvernement
congolais,
de
la
société
TAC-Congo
et
des
autorités
centrafricaines.
Aussi
je
remercie
tous
ceux
qui,
de
loin
ou
de
près,
ont
œuvré
pour
le
lancement
de
ce
vol.
Enfin,
je
demande
aux
Centrafricains
de
nous
faire
des
suggestions
pour
que
nous
puissions
conduire
à
bon
port
notre
mission.
Par
ASIE
Dominique
De
Marseille
(Envoyé
spécial
à
Bangui,
RCA)
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