... VERS OU ALLONS-NOUS ?

La revue, du 11 juillet 2006


AFRIQUE ÉCONOMIE
TAC - INTERVIEW
DE CHARLES MASSI

TAC RFI MASSI

RFI - 11 JUILLET 2006

A lire dans la presse centrafricaine de ce jour :
     - Sécurité : La  déclaration de presse du Conseil de Sécurité de l'ONU a été largement relayée dans la presse nationale. Pendant ce temps, une délégation tchadienne s'est rendue aujourd'hui à Khartoum (Soudan) afin de tenter de dégeler les relations diplomatiques qui avaient étaient rompues par le Tchad suite aux attaques menées sur Ndjaména par la rébellion hostile au régime du Président Idriss Déby, les 13-14 avril 2006, et que ce dernier considère avoir été commanditées par Omar El Béchir (son homologue soudanais).
     - Justice : Le procès ZONGO OIL devient l'affaire Sani YALO depuis "l'enlèvement" puis la "déportation" de ce dernier pour Benzambé (village natal du Président François BOZIZE). Le Citoyen s'interroge sur l'avenir de la République Centrafricaine alors que la menace d'arrestations de masse sur fond de déficit de confiance et de rumeurs de Coups d'États se fait plus précise. L'hirondelle s'émeut de la mauvaise influence de certains conseillers du président François BOZIZE qui pourraient l'entraîner dans une dérive autoritaire. Pour Le Confident, Bozizé n'a pas suivi les conseils de Koffi ANAN en optant pour l'option militaire dans la crise sécuritaire, il met en garde le régime contre les conséquences incalculables d'un tel choix.
    - Politique : FPP - de père en fils - Le Démocrate se demande si cela mènera ce parti vers un nouvel élan ? Toujours dans Le démocrate, on reparle du remaniement ministériel qui pourrait entraîner le départ d'un grand nombre de ses membres. Le Confident, pour sa part, voit dans le départ en vacances du Premier Ministre Elie DOTE un signe d'usure qui pourrait présager d'un départ définitif lors du prochain remaniement qui est toujours attendu.

A lire dans Jeune Afrique L'Intelligent : Une sale petite guerre

CRISES : EN ATTENDANT LA FIN ...

La revue, du 11 juillet 2006

NOMINATIONS SUR FOND DE CRISES

La revue, du 7 juillet 2006

BOZIZE SUR TOUS LES FRONTS

La revue, du 6 juillet 2006

ARMÉE : HOMMAGES ET LIMOGEAGES

La revue, du 5 juillet 2006

BOZIZE SORT DU SILENCE

La revue, du 3 au 4 juillet 2006

Pharmacien Colonel
Charles MASSI

Ce n’est pas la Démocratie qui est source de désordre et d’entraves au Progrès Social,
mais la mauvaise gouvernance et la discrimination
dans le partage des richesses et l’utilisation des ressources humaines.
Charles MASSI- 1998

COMMUNIQUÉ

"... faire de la recherche des voies et moyens pour éradiquer l’insécurité ... une obligation qui s’impose à ... la Nation toute entière."

Relatif à la situation sécuritaire nationale

FODEM - BANGUI
 27 MAI 2006

VERS LA MODERNISATION DE LA VIE POLITIQUE

Politique, 19 juin - 24 juin 2006

LA PRESSE DU 11 JUILLET 2006
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CENTRAFRIQUE Une sale petite guerre

Rétablir l'ordre et construire la paix en République centrafricaine s'apparente à un travail de Sisyphe. En procédant, le 5 juillet, au limogeage pour « indiscipline » et « manque de courage » de sept officiers supérieurs dont le patron de l'armée et celui de la gendarmerie, tous deux généraux, trois colonels de l'état-major et le chef du renseignement militaire le président François Bozizé ne pouvait mieux souligner la gravité de la situation qui prévaut aux frontières avec le Tchad (au Nord) et le Soudan (à l'Est).

Depuis le début de l'année, une sale petite guerre oubliée des médias a pour théâtre cette immense zone de savane parsemée de parcs nationaux à l'abandon. D'un côté, les Forces armées centrafricaines (Faca), appuyées par des éléments du contingent de la Cemac et, un moment, par des hélicoptères français. De l'autre, les rebelles tchadiens du Front uni pour le changement (FUC), soutenus par le Soudan, qui ont fait de cette partie de la Centrafrique une base arrière et un itinéraire de passage vers N'Djamena. Une petite guerre de pauvres, dont les civils font les frais et où chaque camp compte ses supplétifs: éléments tchadiens pro Déby Itno, côté gouvernemental; groupes de dissidents centrafricains proches d'Abdoulaye Miskine, ancien warlord d'Ange Félix Patassé, côté FUC. Mal encadrées, mal armées et mal payées, les Faca ont subi plusieurs revers au cours des dernières semaines et ont été incapables de défendre des localités pillées par les rebelles tchadiens. Des cas de reddition sans combat, d'insubordination voire de désertion ont été signalés. D'où le coup de sang du général président Bozizé.

Pour nombre d'observateurs à Bangui, cette déstabilisation collatérale de la Centrafrique est une conséquence directe du conflit du Darfour. Les rebelles du FUC étant instrumentalisés par Khartoum, il n'est pas exclu en effet que les autorités soudanaises cherchent à faire sauter le maillon faible centrafricain afin d'ouvrir un front anti Déby Itno au Sud et de prendre en tenaille le Tchad « utile » et pétrolier.

Le régime Bozizé est-il pour autant directement menacé? Ce n'est pas sûr. Les accrochages demeurent très localisés, à quelque 800 km au nord de la capitale. Et l'actuel président, contrairement à son prédécesseur, bénéficie du soutien appuyé de ses pairs d'Afrique centrale très inquiets des velléités soudanaises et de la France. Surtout, le seul parti d'opposition qui aurait pu profiter, en termes d'alternative politique immédiate, de l'insécurité, traverse une profonde crise.

Depuis la fin juin, en effet, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) s'est defacto scindé en deux : le MLPC « originel » de l'ancien président Patassé, en exil au Togo; et le MLPC « rénové » de Martin Ziguélé, ex-Premier ministre du précédent et ancien candidat à la présidentielle contre Bozizé. Les factions rivales ne cessent d'échanger invectives, anathèmes et exclusions.

Ziguélé, qui reconnaît avoir « commis un parricide pour que le parti survive », se rendra à Bangui début août (depuis Paris, où il vit). Il prône le « dialogue démocratique » avec le pouvoir et refuse « toute tentative de prise du pouvoir par les armes ». Patassé, lui, est à la fois plus radical et plus ambigu. Dans un message daté du 17 juin, il annonce pour bientôt son « retour triomphal pour rebâtir ensemble la Centrafrique » et s'abstient de prendre ses distances avec les rebelles de son ex-lieutenant Abdoulaye Miskine. Même si la réapparition dans son pays de l'ancien chef de l'Etat que l'on dit financièrement exsangue semble pour l'instant très hypothétique, tout démontre qu'il n'a pas renoncé...

François Soudan

© JEUNE AFRIQUE N° 2374 – DU 9 AU 15 JUILLET 2006

Le Conseil de sécurité préoccupé par les conséquences de la violence au Darfour sur la Centrafrique  

7 juillet 2006 Dans une déclaration à la presse, le Conseil de sécurité s'est déclaré aujourd'hui « gravement préoccupé » par le fait que la persistance de la violence au Darfour et la détérioration des relations entre le Tchad et le Soudan pourraient avoir « un impact négatif sur la sécurité et la stabilité de la République centrafricaine ». 

Le Conseil de sécurité a souligné l'importance qu'il attache à « la mise en ?uvre de l'accord de Tripoli du 8 février 2006 par les parties signataires », réitéré « le respect de l'intégrité territoriale de la République centrafricaine » et appelé tous les États de la région à « coopérer en vue d'assurer la stabilité régionale », a le président pour le mois de juillet, l'ambassadeur de la France, Jean-Marc de la Sablière, devant les journalistes. 

« Les membres du Conseil de sécurité ont invité les autorités centrafricaines à accélérer leurs efforts de restructuration des Forces armées nationales », a encore affirmé le président. 

Le Conseil a par ailleurs exprimé sa préoccupation devant « le développement de la pauvreté dans le pays, la fragilité du redressement économique et la détérioration de la situation humanitaire ». 

Les membres du Conseil ont en conséquence invité les autorités centrafricaines à poursuivre leurs efforts visant à réformer les finances publiques et à améliorer la gouvernance. 

Ils ont également appelé les partenaires bilatéraux et les institutions internationales à « renforcer leur appui aux efforts des autorités centrafricaines et à fournir à ce pays toute l'aide humanitaire nécessaire ».

Le Conseil de sécurité a enfin appelé les autorités centrafricaines et tous les acteurs politiques à régler leurs différends « de façon pacifique et par le dialogue » et à ?uvrer pour la paix et la cohésion nationale « dans le strict respect des droits de l'homme et de l'état de droit ». 

A cet égard, les membres ont demandé aux autorités centrafricaines de « mettre un terme à l'impunité en traduisant devant la justice les responsables de violations des droits de l'homme ». 

La déclaration a été faite à l'issue de consultations à huis clos sur la situation en République centrafricaine au cours desquelles le Représentant spécial du Secrétaire général, le général Lamine Cissé, a dressé un bilan de la situation dans le pays.

7/07/2006

Communiqué de presse
SC/8771 - AFR/1406 

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ CONCERNANT LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Vous trouverez ci-après la déclaration à la presse faite, le 7 juillet, par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de juillet, Jean-Marc de La Sablière (France):

Les membres du Conseil de sécurité ont entendu un exposé du Représentant spécial du Secrétaire général, le General Lamine Cissé, et d’un représentant du Département des opérations de maintien de la paix sur la situation en République centrafricaine.  Ils ont réitéré leur plein appui au général Cissé et aux personnels du Bureau des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BONUCA). 

Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé leur préoccupation devant le développement de la pauvreté dans le pays, la fragilité du redressement économique et la détérioration de la situation humanitaire.  Ils ont invité les autorités centrafricaines à poursuivre leurs efforts visant à réformer les finances publiques et à améliorer la gouvernance.  Ils ont appelé instamment les partenaires bilatéraux et les institutions internationales à renforcer leur appui aux efforts des autorités centrafricaines, et à fournir à ce pays toute l’aide humanitaire nécessaire.  

Les membres du Conseil de sécurité ont appelé les autorités centrafricaines et tous les acteurs politiques à régler leurs différends de façon pacifique et par le dialogue, et à œuvrer pour la paix et la cohésion nationale dans le strict respect des droits de l’homme et de l’état de droit.  Ils ont demandé aux autorités centrafricaines de mettre un terme à l’impunité en traduisant devant la justice les responsables de violations des droits de l’homme. 

Les membres du Conseil de sécurité sont gravement préoccupés par le fait que la persistance de la violence au Darfour et la détérioration des relations entre le Tchad et le Soudan pourraient avoir un impact négatif sur la sécurité et la stabilité de la République centrafricaine.  Ils ont fermement condamné l’attaque perpétrée à Gordil le 26 juin 2006 par des groupes armés.  

Les membres du Conseil de sécurité ont souligné l’importance qui s’attache à la mise en œuvre de l’Accord de Tripoli du 8 février 2006 par les parties signataires, réitéré le respect de l’intégrité territoriale de la République centrafricaine et appelé tous les États de la région à coopérer en vue d’assurer la stabilité régionale.  

Les membres du Conseil de sécurité ont invité les autorités centrafricaines à accélérer leurs efforts de restructuration des Forces armées nationales.  Ils ont rendu hommage au travail accompli par la Force multinationale de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (FOMUC) dans le cadre de sa mission d’appui aux Forces armées centrafricaines et salué le soutien financier et matériel apporté à la FOMUC par l’Union européenne, la France et l’Allemagne. 

Les membres du Conseil de sécurité ont demandé au Secrétaire général de leur présenter en octobre un rapport sur la situation en République centrafricaine.

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