ÉDUCATION : BACS A BRAQUES !

La revue, du 31 juillet 2006

Bonjour,
L'Agence Centrafrique Presse a le plaisir de vous informer de la mise en ligne de son nouveau site web:
 www.acap-cf.info

Bonne navigation.

 

ROUTES : SCHÉMA DIRECTEUR ...

La revue, du 26 juillet 2006

CEMAC : A VOS PLAQUES ...

La revue, du 24 juillet 2006

RÉPONSE DU MDI AU GPPM.

La revue, du 18 juillet 2006

GESTICULATIONS ET GESTATION.

La revue, du 18 juillet 2006

ENTRE GUERRE ET PAIX.

La revue, du 12 juillet 2006

... VERS OU ALLONS-NOUS ?

La revue, du 11 juillet 2006

VERS LA MODERNISATION DE LA VIE POLITIQUE

Politique, 19 juin - 24 juin 2006

Pharmacien Colonel
Charles MASSI

Ce n’est pas la Démocratie qui est source de désordre et d’entraves au Progrès Social,
mais la mauvaise gouvernance et la discrimination
dans le partage des richesses et l’utilisation des ressources humaines.

Charles MASSI - 1998
LA PRESSE DU 31 JUILLET 2006

A la recherche du baccalauréat centrafricain

300 jeunes Camerounais pris en “ otage ” en Rca

Un chef d’établissement a fait voyager 300 élèves pour leur faire passer les épreuves du baccalauréat en Centrafrique. Après la rupture du réseau tchadien. Mais, le voyage a connu plusieurs couacs, notamment dans un village situé à 500 km de Bangui.

En quittant le Cameroun le 21 juillet pour passer les épreuves du baccalauréat centrafricain, F. M (pour des raisons de sécurité, les parents requièrent l’anonymat) n’imaginait pas qu’elle passerait neuf jours et autant de nuits dans un petit village, à 500 km de Bangui (capitale centrafricaine). Réunis dans leur domicile au quartier Etoug-Ebe, ses parents ont perdu le sommeil durant toute la semaine dernière. Parce que sans nouvelles de leur rejeton. “ Dimanche (23 juillet, ndlr) quand elle a appelé, c’était pour nous dire que le convoi avait atteint la frontière et qu’on les fouillait ”. A partir de ce jour, les parents n’ont plus de nouvelles.
Impossible d’avoir leur enfant par son téléphone portable. Inquiet, le père se rend à l’agence où quelques jours plus tôt, son épouse avait conduit leur fille. Le chef d’agence est aussi sans nouvelle des conducteurs. “ Quand je lui ai demandé la date de retour des cars, il m’a répondu que seul Ndi Samba avait la réponse ”. Ils vont apprendre que les enfants sont pris “ en otage ” par la police des frontières centrafricaines pour défaut de “ papiers. ” Ils sont soupçonnés d’être des brigands. “ Ils n’ont plus de vivres, plus d’eau, les cars leur servent de maisons et de lits. Ils sont dans un village appelé Baboua, où pour avoir le réseau, il faut parcourir 2 Km. Les garçons du groupe veillent la nuit ”. Ceci ne rassure pas les parents, d’autant plus qu’aucun dirigeant de l’établissement n’a accompagné les enfants.
En ce 21 juillet, jour de départ vers Bangui, l’agence sollicitée pour le transport de ces trois cents (300) jeunes gens affrète sept bus. “ J’aurais dû me douter que quelque chose ne tournait pas rond ”, regrette Joseph M. le père. Déjà affaibli par le poids de la vieillesse et la maladie d’une de ses filles, il doit affronter l’incertitude de revoir l’une de ses filles. “ Le départ était prévu à 6 h du matin. A 12h, ma fille m’appelle pour m’informer qu’ils sont encore à Yaoundé. L’un des cars n’a pas de papiers. C’est seulement dans l’après-midi qu’ils ont quitté la ville ”. Consciente de l’Etat psychologique de ses parents, l’adolescente rend compte de toutes les étapes de son voyage. Jusqu’à leur arrestation. Jointe au téléphone dans la journée de samedi dernier, une employée de l’Institut assure. “ Il n’y a pas de problème. Depuis jeudi, la vice-présidente se trouve à Bangui. Les enfants vont composer mardi ”. Mais les parents n’y croient plus. Depuis longtemps, cette rengaine leur est servie. “ Comment peut-on envoyer les enfants sans dirigeants ”, s’interrogent-ils. “ Qu’ils nous ramènent nos enfants si ça ne va pas ”, souhaitent-ils. Au moment, où nous allions sous presses, F. M avait appelé ses parents. Le président de la République centrafricaine a accepté qu’ils puissent passer l’examen, à condition qu’un dirigeant soit avec eux durant leur séjour. En ce qui concerne le sort de F. M, la famille s’en remet à Dieu

Flash-back
Tout commence au début de l’année scolaire 2005-2006. Lorsque cette famille prend la décision d’inscrire une de ses filles en classe de Terminale spéciale à L’Institut Ndi Samba. Il est question en ce moment-là de passer le baccalauréat tchadien. Malheureusement, les nouvelles mesures interdisent aux non-détenteurs du probatoire de passer le bac tchadien. Pour contourner cette mesure soutenue par les autorités tchadiennes, le chef de l’établissement décide alors d’envoyer ses élèves en République centrafricaine.
Les parents sont appelés à contribuer à hauteur de 360.000 Fcfa par élève. Soit : 30.000 Fcfa pour le complément de frais de dossier ; 90.000 Fcfa, pour le transport aller et retour ; le même montant est versé pour l’hébergement. La ration est évaluée à 150.000 Fcfa. “ Ils n’ont pas tenu compte de l’argent que nous avions déjà versé pour le Tchad ”, reproche la mère de la jeune fille. Elle ajoute que le chef de l’établissement assurait de s’occuper de tout. Le départ est fixé à quelques semaines de la date des examens. Afin de permettre aux élèves de s’imprégner des matières comme la géographie. Le contenu des enseignements est en effet différent des programmes scolaires camerounais.
Voilà jusqu’où peut mener la perte de repère dans un pays.
 

http://www.lemessager.net/details_articles.php?code=40&code_art=13363&numero=1# 

Par Nadège Christelle BOWA
Le 31-07-2006

Centrafrique : vers un dialogue Bozizé-rébellion
(Le Potentiel 31/07/2006)


Le président centrafricain François Bozizé n’a pas exclu d’engager un dialogue avec les groupuscules rebelles qui contestent son autorité et font régner l’insécurité dans le Nord du pays, lors d’une réunion de concertation sur la paix vendredi à Bangui, rapporte CRI. Il a fait cette déclaration au cours d’une rencontre réunissant les corps constitués, partis politiques, forces de sécurité, syndicats, ONG et confessions religieuses et dont le but était de réagir à la proposition de l’opposition démocratique. Celle-ci envisage d’organiser une rencontre avec l’opposition armée afin de monter des stratégies communes. Ce qui a conduit le numéro un centrafricain à dénoncer la complicité de l’opposition démocratique.

Le président centrafricain François Bozizé n’a pas exclu d’engager un dialogue avec les groupuscules rebelles qui contestent son autorité et font régner l’insécurité dans le Nord du pays, lors d’une réunion de concertation sur la paix vendredi à Bangui, rapporte CRI. « L’opposition démocratique a proposé une rencontre avec l’opposition armée. C’est une solution », a déclaré le général Bozizé devant les corps constitués, partis politiques, forces de sécurité, syndicats, ONG et confessions religieuses qui ont participé à cette rencontre.

« Mais l’initiative de cette solution appartient au chef de l’Etat », a-t-il ajouté en conclusion de ces discussions, où plusieurs voix lui ont demandé d’ouvrir des discussions avec les rébellions en gestation qui font régner l’insécurité depuis plusieurs mois dans la moitié Nord de la Centrafrique. « Il faut laisser le chef de l’Etat décider de cela parce qu’il a les moyens que peut-être l’opposition n’a pas. Et en faire un vacarme, cela ne facilite pas la tâche à laquelle s’est attelée l’autorité en question », a poursuivi le chef de l’Etat.

BOZIZE ACCUSE L’OPPOSITION

Il a également dénoncé la « position de complicité » de l’opposition à leur égard. « S’agit-il pour cette opposition de lutte démocratique ou de lutte armée ? (...) il est temps que cette opposition démocratique fasse son choix. Dans quel camp se trouve-t-elle exactement ? », s’est interrogé le président.

En ouvrant les débats vendredi matin, François Bozizé a accusé une «aile» du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), le parti de l’ex-président Ange-Félix Patassé qu’il avait renversé en mars 2003, d’«entretenir» ces rébellions, à l’origine d’attaques qui ont fait plusieurs victimes et suscité une sanglante répression. Outre ces rebelles, Bangui a dénoncé ces derniers mois plusieurs violations de l’extrême nord-est de son territoire, aux confins du Tchad et du Soudan, par des hommes présentés comme des rebelles tchadiens hostiles au président Idriss Deby Itno, qui avait aidé le général Bozizé à prendre le pouvoir en 2003. Plusieurs incidents armés meurtriers ont opposé ces « rebelles tchadiens » à l’armée centrafricaine.

Fin juin, douze soldats centrafricains et deux militaires tchadiens de la Fomuc (Force multinationale de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) ont ainsi été tués dans l’attaque de leur camp à Gordil (plus de 800 km au nord-est de Bangui).

L’Onu s’est inquiétée au début du mois de «l’impact négatif» des tensions entre le Tchad et le Soudan sur la stabilité de la Centrafrique. En définitive, estime un analyste, seul un vrai dialogue non exclusif pourra aider la Centrafrique à se stabiliser et favoriser, par conséquent , une concorde nationale.

Par Pierre Emangongo

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