| LA
PRESSE
DU
31
JUILLET
2006 |
 |
A
la
recherche
du
baccalauréat
centrafricain
300
jeunes
Camerounais
pris
en
“
otage
”
en
Rca
Un
chef
d’établissement
a
fait
voyager
300
élèves
pour
leur
faire
passer
les
épreuves
du
baccalauréat
en
Centrafrique.
Après
la
rupture
du
réseau
tchadien.
Mais,
le
voyage
a
connu
plusieurs
couacs,
notamment
dans
un
village
situé
à
500
km
de
Bangui.
En
quittant
le
Cameroun
le
21
juillet
pour
passer
les
épreuves
du
baccalauréat
centrafricain,
F.
M
(pour
des
raisons
de
sécurité,
les
parents
requièrent
l’anonymat)
n’imaginait
pas
qu’elle
passerait
neuf
jours
et
autant
de
nuits
dans
un
petit
village,
à
500
km
de
Bangui
(capitale
centrafricaine).
Réunis
dans
leur
domicile
au
quartier
Etoug-Ebe,
ses
parents
ont
perdu
le
sommeil
durant
toute
la
semaine
dernière.
Parce
que
sans
nouvelles
de
leur
rejeton.
“
Dimanche
(23
juillet,
ndlr)
quand
elle
a
appelé,
c’était
pour
nous
dire
que
le
convoi
avait
atteint
la
frontière
et
qu’on
les
fouillait
”.
A
partir
de
ce
jour,
les
parents
n’ont
plus
de
nouvelles.
Impossible
d’avoir
leur
enfant
par
son
téléphone
portable.
Inquiet,
le
père
se
rend
à
l’agence
où
quelques
jours
plus
tôt,
son
épouse
avait
conduit
leur
fille.
Le
chef
d’agence
est
aussi
sans
nouvelle
des
conducteurs.
“
Quand
je
lui
ai
demandé
la
date
de
retour
des
cars,
il
m’a
répondu
que
seul
Ndi
Samba
avait
la
réponse
”.
Ils
vont
apprendre
que
les
enfants
sont
pris
“
en
otage
”
par
la
police
des
frontières
centrafricaines
pour
défaut
de
“
papiers.
”
Ils
sont
soupçonnés
d’être
des
brigands.
“
Ils
n’ont
plus
de
vivres,
plus
d’eau,
les
cars
leur
servent
de
maisons
et
de
lits.
Ils
sont
dans
un
village
appelé
Baboua,
où
pour
avoir
le
réseau,
il
faut
parcourir
2
Km.
Les
garçons
du
groupe
veillent
la
nuit
”.
Ceci
ne
rassure
pas
les
parents,
d’autant
plus
qu’aucun
dirigeant
de
l’établissement
n’a
accompagné
les
enfants.
En
ce
21
juillet,
jour
de
départ
vers
Bangui,
l’agence
sollicitée
pour
le
transport
de
ces
trois
cents
(300)
jeunes
gens
affrète
sept
bus.
“
J’aurais
dû
me
douter
que
quelque
chose
ne
tournait
pas
rond
”,
regrette
Joseph
M.
le
père.
Déjà
affaibli
par
le
poids
de
la
vieillesse
et
la
maladie
d’une
de
ses
filles,
il
doit
affronter
l’incertitude
de
revoir
l’une
de
ses
filles.
“
Le
départ
était
prévu
à
6
h
du
matin.
A
12h,
ma
fille
m’appelle
pour
m’informer
qu’ils
sont
encore
à
Yaoundé.
L’un
des
cars
n’a
pas
de
papiers.
C’est
seulement
dans
l’après-midi
qu’ils
ont
quitté
la
ville
”.
Consciente
de
l’Etat
psychologique
de
ses
parents,
l’adolescente
rend
compte
de
toutes
les
étapes
de
son
voyage.
Jusqu’à
leur
arrestation.
Jointe
au
téléphone
dans
la
journée
de
samedi
dernier,
une
employée
de
l’Institut
assure.
“
Il
n’y
a
pas
de
problème.
Depuis
jeudi,
la
vice-présidente
se
trouve
à
Bangui.
Les
enfants
vont
composer
mardi
”.
Mais
les
parents
n’y
croient
plus.
Depuis
longtemps,
cette
rengaine
leur
est
servie.
“
Comment
peut-on
envoyer
les
enfants
sans
dirigeants
”,
s’interrogent-ils.
“
Qu’ils
nous
ramènent
nos
enfants
si
ça
ne
va
pas
”,
souhaitent-ils.
Au
moment,
où
nous
allions
sous
presses,
F.
M
avait
appelé
ses
parents.
Le
président
de
la
République
centrafricaine
a
accepté
qu’ils
puissent
passer
l’examen,
à
condition
qu’un
dirigeant
soit
avec
eux
durant
leur
séjour.
En
ce
qui
concerne
le
sort
de
F.
M,
la
famille
s’en
remet
à
Dieu
Flash-back
Tout
commence
au
début
de
l’année
scolaire
2005-2006.
Lorsque
cette
famille
prend
la
décision
d’inscrire
une
de
ses
filles
en
classe
de
Terminale
spéciale
à
L’Institut
Ndi
Samba.
Il
est
question
en
ce
moment-là
de
passer
le
baccalauréat
tchadien.
Malheureusement,
les
nouvelles
mesures
interdisent
aux
non-détenteurs
du
probatoire
de
passer
le
bac
tchadien.
Pour
contourner
cette
mesure
soutenue
par
les
autorités
tchadiennes,
le
chef
de
l’établissement
décide
alors
d’envoyer
ses
élèves
en
République
centrafricaine.
Les
parents
sont
appelés
à
contribuer
à
hauteur
de
360.000
Fcfa
par
élève.
Soit
:
30.000
Fcfa
pour
le
complément
de
frais
de
dossier
;
90.000
Fcfa,
pour
le
transport
aller
et
retour
;
le
même
montant
est
versé
pour
l’hébergement.
La
ration
est
évaluée
à
150.000
Fcfa.
“
Ils
n’ont
pas
tenu
compte
de
l’argent
que
nous
avions
déjà
versé
pour
le
Tchad
”,
reproche
la
mère
de
la
jeune
fille.
Elle
ajoute
que
le
chef
de
l’établissement
assurait
de
s’occuper
de
tout.
Le
départ
est
fixé
à
quelques
semaines
de
la
date
des
examens.
Afin
de
permettre
aux
élèves
de
s’imprégner
des
matières
comme
la
géographie.
Le
contenu
des
enseignements
est
en
effet
différent
des
programmes
scolaires
camerounais.
Voilà
jusqu’où
peut
mener
la
perte
de
repère
dans
un
pays.
http://www.lemessager.net/details_articles.php?code=40&code_art=13363&numero=1#
Par
Nadège
Christelle
BOWA
Le
31-07-2006
|
 |
Centrafrique
:
vers
un
dialogue
Bozizé-rébellion
(Le
Potentiel
31/07/2006)
Le
président
centrafricain
François
Bozizé
n’a
pas
exclu
d’engager
un
dialogue
avec
les
groupuscules
rebelles
qui
contestent
son
autorité
et
font
régner
l’insécurité
dans
le
Nord
du
pays,
lors
d’une
réunion
de
concertation
sur
la
paix
vendredi
à
Bangui,
rapporte
CRI.
Il
a
fait
cette
déclaration
au
cours
d’une
rencontre
réunissant
les
corps
constitués,
partis
politiques,
forces
de
sécurité,
syndicats,
ONG
et
confessions
religieuses
et
dont
le
but
était
de
réagir
à
la
proposition
de
l’opposition
démocratique.
Celle-ci
envisage
d’organiser
une
rencontre
avec
l’opposition
armée
afin
de
monter
des
stratégies
communes.
Ce
qui
a
conduit
le
numéro
un
centrafricain
à
dénoncer
la
complicité
de
l’opposition
démocratique.
Le
président
centrafricain
François
Bozizé
n’a
pas
exclu
d’engager
un
dialogue
avec
les
groupuscules
rebelles
qui
contestent
son
autorité
et
font
régner
l’insécurité
dans
le
Nord
du
pays,
lors
d’une
réunion
de
concertation
sur
la
paix
vendredi
à
Bangui,
rapporte
CRI.
«
L’opposition
démocratique
a
proposé
une
rencontre
avec
l’opposition
armée.
C’est
une
solution
»,
a
déclaré
le
général
Bozizé
devant
les
corps
constitués,
partis
politiques,
forces
de
sécurité,
syndicats,
ONG
et
confessions
religieuses
qui
ont
participé
à
cette
rencontre.
«
Mais
l’initiative
de
cette
solution
appartient
au
chef
de
l’Etat
»,
a-t-il
ajouté
en
conclusion
de
ces
discussions,
où
plusieurs
voix
lui
ont
demandé
d’ouvrir
des
discussions
avec
les
rébellions
en
gestation
qui
font
régner
l’insécurité
depuis
plusieurs
mois
dans
la
moitié
Nord
de
la
Centrafrique.
«
Il
faut
laisser
le
chef
de
l’Etat
décider
de
cela
parce
qu’il
a
les
moyens
que
peut-être
l’opposition
n’a
pas.
Et
en
faire
un
vacarme,
cela
ne
facilite
pas
la
tâche
à
laquelle
s’est
attelée
l’autorité
en
question
»,
a
poursuivi
le
chef
de
l’Etat.
BOZIZE
ACCUSE
L’OPPOSITION
Il
a
également
dénoncé
la
«
position
de
complicité
»
de
l’opposition
à
leur
égard.
«
S’agit-il
pour
cette
opposition
de
lutte
démocratique
ou
de
lutte
armée
?
(...)
il
est
temps
que
cette
opposition
démocratique
fasse
son
choix.
Dans
quel
camp
se
trouve-t-elle
exactement
?
»,
s’est
interrogé
le
président.
En
ouvrant
les
débats
vendredi
matin,
François
Bozizé
a
accusé
une
«aile»
du
Mouvement
de
libération
du
peuple
centrafricain
(MLPC),
le
parti
de
l’ex-président
Ange-Félix
Patassé
qu’il
avait
renversé
en
mars
2003,
d’«entretenir»
ces
rébellions,
à
l’origine
d’attaques
qui
ont
fait
plusieurs
victimes
et
suscité
une
sanglante
répression.
Outre
ces
rebelles,
Bangui
a
dénoncé
ces
derniers
mois
plusieurs
violations
de
l’extrême
nord-est
de
son
territoire,
aux
confins
du
Tchad
et
du
Soudan,
par
des
hommes
présentés
comme
des
rebelles
tchadiens
hostiles
au
président
Idriss
Deby
Itno,
qui
avait
aidé
le
général
Bozizé
à
prendre
le
pouvoir
en
2003.
Plusieurs
incidents
armés
meurtriers
ont
opposé
ces
«
rebelles
tchadiens
»
à
l’armée
centrafricaine.
Fin
juin,
douze
soldats
centrafricains
et
deux
militaires
tchadiens
de
la
Fomuc
(Force
multinationale
de
la
Communauté
économique
et
monétaire
de
l’Afrique
centrale)
ont
ainsi
été
tués
dans
l’attaque
de
leur
camp
à
Gordil
(plus
de
800
km
au
nord-est
de
Bangui).
L’Onu
s’est
inquiétée
au
début
du
mois
de
«l’impact
négatif»
des
tensions
entre
le
Tchad
et
le
Soudan
sur
la
stabilité
de
la
Centrafrique.
En
définitive,
estime
un
analyste,
seul
un
vrai
dialogue
non
exclusif
pourra
aider
la
Centrafrique
à
se
stabiliser
et
favoriser,
par
conséquent
,
une
concorde
nationale.
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