Le FODEM France met en garde contre la tentation d’un consensus politique qui insulterait la volonté du Peuple souverain.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le FODEM France met en garde contre la tentation d’un consensus politique qui insulterait la volonté du Peuple souverain.

Le FODEM France, soucieux du respect de la Constitution et de l’Etat de droit, dénonce la situation anticonstitutionnelle dans laquelle le second report des élections présidentielles et législatives, décidé par le Président de la République, le Général François BOZIZE le 29 Avril 2010, nous entraîne.

Devant la satisfaction générale de toute la classe politique, le FODEM France tient à rappeler son profond attachement au strict respect de la Constitution, laquelle nous impose d’organiser les élections quarante cinq (45) jours au moins et quatre dix (90) jours au plus avant le terme du mandat du Chef de l’Etat.

Le Président de la République qui est le gardien de l’ordre constitutionnel a failli, puisque la Constitution dans son article 22 n’est plus respectée. Gouverner, c’est prévoir.

C’est le respect de notre loi fondamentale qui fait de notre Pays un Etat de droit. Le report des élections ne peut être décidé en totale violation des dispositions constitutionnelles. Le Chef de l’Etat a demandé à l’assemblée nationale de faire des propositions de sortie de crise. La saisine de l’assemblée nationale par le Président de la République ne doit concerner ni la modification de la durée du mandat de celui-ci, ni celle des Députés eux-mêmes, puisque notre Constitution l’interdit dans son article 108.

L’assemblée nationale devra gérer la « patate chaude » avec beaucoup de responsabilité pour l’histoire. Elle devra le faire avant le 11 Juin 2010. Une modification de la Constitution devant conduire à la mise en place d’un mécanisme légal est indispensable. Cette modification comblerait le vide constitutionnel et permettra la continuité de l’Etat selon la loi.

Le FODEM France propose à la représentation nationale de valider un schéma qui interdit aux candidats à l’élection présidentielle de participer à la gestion du Pays durant la période de « Transition Electorale ». Cette proposition a l’avantage d’apaiser et d’avoir un processus électoral crédible. Ainsi, les différents candidats se consacreront entièrement à leurs activités de propagande politique et électorale.

La Constitution approuvée par le peuple est le seul fondement juridique de notre Pays. Sa lecture doit être une et son application invariable. Le FODEM France, en défenseur de notre Constitution, rappelle qu’elle ne pose aucune difficulté et que les vrais responsables de la situation actuelle sont ceux en charge de l’appliquer.

Fait à PARIS, le 1er Mai 2010

Saturnin NDOMBY

Président du FODEM France

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Tél : 06 09 12 95 50 – satndomby@hotmail.com