| KODRO BOY-RABE
(BANGUI CENTRAFRIQUE ) 30 décembre 2000 18H 40
CENTRAFRIQUE_GEOPOLITIQUE
NATIONALE_INSTABILTE POLITIQUE: FRONDE ANTI
FRANCAIS... LE TRACT DU TRIO PADODO ET DU QUATUOR CRIMINEL ...
Surtout promettez à Kodro de ne pas rire... Lisez et relisez, tout simplement (surtout entre les lignes) car beaucoup d'éléments convergent et vous conviendrez avec Kodro que le "Pays de Boganda" n'est pas à l'abri de plusieurs surprises... Mais demain sera un autre jour... Et notre "communicant lacanien" nous prendra encore à défaut d'internement psychiatrique... @Kodro TROP C'EST TROP ! Jean-Marc SIMON AMBASSADEUR DE FRANCE DOIT QUITTER LA R.C.A. Jean-Marc SIMON, agent de DGSE(Réseau Occulte), en mission de coup dÉtat raté pour le mois de décembre 2000 contre le régime du Président PATASSE vient d'être pris en flagrant délit le 19/12/2000 au commissariat central. Chers compatriotes, après le meeting non autorisé de l'opposition du mardi 19 décembre 2000 ayant débouché aux arrestations des fauteurs de trouble, Jean-Marc SIMON accompagné de deux gorilles armés jusqu'aux dents, se sont rendus à 23h15mn au commissariat central avec une mallette contenant 10.000.000 de francs Cfa. Le but du déplacement est relatif à une possibilité de négociation, pour la libération de certains députés et certaines personnalités hors la loi à savoir:
Confrontés aux hésitations des agents de la police à cause de l'absence de leur supérieur hiérarchique, Jean-Marc SIMON après s'être entretenu avec Jacob GBETI, a préféré remettre à ce dernier la somme d'argent. Malheureusement pour eux et heureusement pour les intérêts de la NATION, certains braves fils du pays de passage, ont volé au secours du commissariat. Aussitôt informées certaines autorités s'étaient déportées en catastrophe sur les lieux. Ces agents de la police réconfortés par cet apport spontané d'une part et d'autre part la présence de leur supérieur ont procédé au désarmement des dits gorilles. Entre temps, Jean-Marc SIMON a pu s'éclipser et s'est enfui à bord d'une voiture Peugeot 605. Au total, ont été saisis deux caisses de grenades, 18 pistolets automatiques, des appareils micro-enregistreurs, des portables satellitaires, des jumelles de cadrage de tous les points stratégiques de la R.C.A. avec écran lumineux, un véhicule marque NISSAN PATROL immatriculé 01CD045. Ces deux gorilles après leur désarmement suite à une sommation et pris de panique ont déclaré que ce n'est de leur faute. Ils ont agi sur ordre de leur Ambassadeur Jean-Marc SIMON. Peuple centrafricain voilà la vérité. L'heure est grave, nous devons nous mobiliser pour barrer la route à Jean-Marc SIMON et tous les traîtres de la Patrie. En vérité le 28 décembre 2000, les accords de la colonisation qui nous soumettent aveuglement à la France prendront fin. Sachant pertinemment qu'une nouvelle négociation avec PATASSE leur sera défavorable. Jean-Marc SIMON et les traîtres centramachins comme NGOUPANDE, MASSI, SONNY COLE le Sierra-leonnais, Paul BELLET, KOLINGBA, GOUMBA, MALENDOMA et compagnies ont reçu l'ordre de Paris d'organiser un COUP D'ETAT. Après tout, c'est depuis plus de 40 ans que la France traîne notre pays dans la boue. Après BOGANDA qu'ils ont assassiné, c'est le tour de PATASSE qu'ils cherchent à liquider. Ce qui dénote d'aucun changement de comportement, des responsables français, n'est perceptible qui puisse donner un brin d'espoir d'amélioration de condition de vie appréciable de la population centrafricaine. La récréation est assez durée. C'est fini le temps où la R.C.A. reste et demeure la chasse gardée de la France, que seules les décisions émanant de Paris doivent primer et que rien ne peut se faire à Bangui sans l'aval de lÉlysée. Centrafricaine, Centrafricain. Mobilisons-nous tous pour contrôler chaque minute qui passe car il ne reste que quelques jours pour la fin des accords esclavagistes du temps de la colonisation. LA JEUNESSE CENTRAFRICAINE EST UNE ET INDIVISIBLE. N.B : C'est même curieux que Jean-Marc SIMON n'a demandé que la libération de 8 personnes seulement. Mais les autres!!!! Fait à Bangui le 23 décembre 2000 La Jeunesse Attentive © kodro, décembre 2000 |
KODRO
BOY-RABE (BANGUI
CENTRAFRIQUE ) 30 décembre 2000 17H 50 CENTRAFRIQUE_GEOPOLITIQUE NATIONALE_INSTABILTE POLITIQUE: FRONDE ANTI FRANCAIS... LE TRACT DU TRIO PADODO ET DU QUATUOR CRIMINEL ... Non ! Chers lectrices et lecteurs, vous ne rêvez pas ! Ce n'est pas encore une production fumeuse de Kodro, "qui ment comme il respire". C'est bel et bien un événement centrafricain... que nous présentons bien sûr en avant première ( comme d'habitude !). Dans un tract inspiré par le "quatuor criminel", au service du Trio Padodo, une "Jeunesse Attentive" en appelle à l'expulsion de l'ambassadeur de France, M. Jean-Marc SIMON, l'ami personnel du président Patassé devenu comme par enchantement, sans doute par "magie noire patassiste", "persona grata" en Centrafrique. Dans ce tract politique, daté du 23 décembre 2000, cette "Jeunesse attentive" déclare tout de go que "l'ambassadeur Jean-Marc SIMON doit quitter la RCA" car "Trop c'est trop"! Prenant prétexte sur le passage remarqué de "l'ex-Pro-consul Don Simon" au commissariat central de Bangui, le 19 décembre 2000, "où il s'était rendu pour s'enquérir de la situation d'un individu de race blanche et de nationalité française, journaliste de son état, arrêté lors de la répression du meeting de l'opposition centrafricaine du 19 décembre 2000 ", quelques illuminés se réclamant de la jeunesse centrafricaine "une et indivisible" dénoncent les relations franco-centrafricaines. Pour la "Jeunesse Attentive", "en vérité le 28 décembre 2000, les accords de la colonisation qui nous soumettent aveuglement à la France prendront fin". Par l'expulsion souhaité de l'ambassadeur Simon, la République centrafricaine devrait donc briser les chaînes de l'esclavage qui soumettent le "Pays de Boganda" à l'exploitation française. Les Centrafricains comprendraient peut-être qu'"après tout, c'est depuis plus de 40 ans que la France traîne notre pays dans la boue. Après BOGANDA, qu'ils ont assassiné, c'est le tour de PATASSE qu'ils cherchent à liquider. Ce qui dénote d'aucun changement de comportement, des responsables français, n'est perceptible qui puisse donner un brin d'espoir d'amélioration de condition de vie appréciable de la population centrafricaine. La récréation est assez durée. C'est fini le temps où la R.C.A. reste et demeure la chasse gardée de la France, que seules les décisions émanant de Paris doivent primer et que rien ne peut se faire à Bangui sans l'aval de lÉlysée". A suivre... © kodro, décembre 2000 |
| Suspension jusqu'au 3 janvier du procès des opposants
centrafricains BANGUI, 29 déc (AFP) - 19h40 - Le procès des opposants arrêtés à Bangui pour participation à un rassemblement interdit ouvert vendredi matin dans la capitale a été suspendu en fin d'après-midi et reprendra le 3 janvier, a constaté un journaliste de l'AFP.Cette décision a été prise par le président du tribunal de grande instance de Bangui en raison du nombre important des plaidoiries des avocats qui assurent la défense des 65 prévenus, dont seulement une cinquantaine étaient présents vendredi. Les autres accusés attendent toujours d'être entendus par le juge d'instruction chargé de l'affaire avant d'être déferrés devant le tribunal. L'ensemble des prévenus répond des chefs d'inculpation de "participation à une réunion non déclarée" et de "complicité de coups et blessures" et risquent à ce titre des peines de prison allant de trois mois avec sursis à un an ferme, selon la loi. Quatre députés font partie des accusés: Louis-Pierre Gamba, Jacob Gbeti et Marguerite Balenguele, du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC de l'ancien président André Kolingba) ainsi que Louis Pateniah, du Mouvement pour la démocratie et le développement (MDD de l'ex-président David Dacko). Lors de l'ouverture du procès, la défense a soulevé trois "exceptions": "le mutisme de la constitution centrafricaine à propos de l'arrestation des députés en période de session parlementaire, la nullité du deuxième chef d'inculpation en l'absence de tout dépôt de plainte, et la comparution d'un mineur de 14 ans devant le tribunal de grande instance". Après une suspension d'une heure, les juges ont déclaré la troisième exception seule fondée en droit et renvoyé le ministère public "à mieux se pourvoir". Les juges ont en revanche rejeté la demande de remise en liberté des quatre députés et confirmé l'inculpation de "complicité de coups et blessures" de l'ensemble des prévenus. Au total, 75 personnes avaient été interpellées et un gendarme blessé à l'issue d'un rassemblement appelé le 19 décembre par 15 partis d'opposition et violemment dispersé par les forces de l'ordre. Huit d'entre eux ont été libérés entre-temps. Les partis de l'opposition entendaient créer un "Front uni des forces vives" pour obtenir "le départ sans violence" du président centrafricain Ange-Félix Patassé et "favoriser la transition". L'ancien président André Kolingba, a demandé jeudi dans une lettre à M. Patassé, la libération des opposants arrêtés et dénoncé "les atteintes aux libertés fondamentales du régime". Vendredi, l'ex-président David Dacko a lui aussi écrit au chef de l'Etat au sujet des députés interpellés, affirmant que "de tels actes contribuent davantage à aggraver le climat social actuel et à ternir l'image de marque de notre pays". |
| Début à Bangui du procès des opposants centrafricains BANGUI, 29 déc (AFP) - 14h03 - Le procès des opposants arrêtés à Bangui le 19 décembre pour participation à un rassemblement interdit a débuté vendredi en fin de matinée au tribunal de grande instance de la capitale, a constaté un journaliste de l'AFP.Au total 45 prévenus sur les 65 encore détenus sont arrivés en vagues successives au tribunal- fortement gardé par les forces de sécurité - devant et à l'intérieur duquel se sont entassées plusieurs centaines de personnes. Les 20 autres accusés n'ont pas encore été auditionnés par le juge d'instruction chargé de l'affaire et pourraient comparaître dans les prochains jours, a-t-on indiqué de source judiciaire. L'ensemble des prévenus doit répondre de deux chefs d'accusation: "participation à une réunion non déclarée" et "complicité de coups et blessures". Quatre députés font partie des accusés: Louis-Pierre Gamba, Jacob Gbeti et Marguerite Balenguele, du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC de l'ancien président André Kolingba) ainsi que Louis Pateniah, du Mouvement pour la démocratie et le développement (MDD de l'ex-président David Dacko). Peu avant l'ouverture de la session, la défense a soulevé "l'incompétence du tribunal", du fait qu'il n'a pas été procédé à la levée de l'immunité parlementaire des quatre députés toujours en session. Le président du tribunal a ensuite commencé à procéder à l'audition des inculpés. Le procès devrait s'achever tard dans la soirée, estiment les observateurs. 75 personnes avaient été interpellées à l'issue d'un rassemblement appelé par 15 partis d'opposition et violemment dispersé par les forces de l'ordre, rappelle-t-on, mais huit d'entre eux ont été libérés entre-temps. Les partis de l'opposition entendaient créer un "Front uni des forces vives" pour obtenir "le départ sans violence" du président centrafricain Ange-Félix Patassé et "favoriser la transition". |
TRAQUE A L'HOMME: N'DJADDER CHERCHERAIT A INCRIMINE MASSI ET NGOUPANDE
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BUDGET 2001 : LES DEPUTES ONT BOUDE L'HEMICYCLE Ce jeudi 28 décembre 2000, les députés de la nation ont boudé le débat sur l'avant-projet du budget 2001, a constaté un informateur Kodro. L'hémicycle était quasiment vide. L'avant-projet du budget 2001 a bien du mal a passer à l'Assemblée nationale. Déjà, lors de son premier examen, le gouvernement n'a pas "assuré la défense de son uvre". Le Premier ministre était parti pour l'étranger, le ministre délégué aux Finances était aussi aux abonnés absents, et les autres "pressentis pour assurer la relève" ont souhaité ne pas se présenter devant les députés; il s'agissait du ministre délégué à l'économie, du ministre du commerce et du ministre de la culture. Mais cette fois, "les élus de la nation, aussi bien ceux de l'opposition parlementaire que de la Mouvance présidentielle, ont déserté les strapontins de l'hémicycle. Ils protesteraient ainsi (à leur manière) contre la détention arbitraire de six (06) de leur collègues", précise l'informateur Kodro. En effet, pour les quelques parlementaires présents lors de la séance sur la levée d'immunité des six (06) députés séquestrés par les forces de sécurité présidentielle, l'issue du débat renseignait sur la tension qui gagne l'Assemblée nationale. Les députés ont choisi de "laisser faire la justice". La majorité n'a pu être acquise contre les six. L'explication tiendrait en ce qu'un nombre appréciable de députés de la Mouvance ne sont plus réguliers aux séances parlementaires. Pour diverses raisons, certains ont depuis quitté le pays pour s'installer à l'étranger, tels les députés Ngaro (Mlpc de Bangui 3) installé, avec femme et enfants en France (du côté de Montauban), ou Ynifolo Vandenboss (PLD de Bayanga) "venu se faire soigner en France"... Les "rumeurs" annoncent une prochaine expatriation du président de l'Assemblée nationale, M. DONDON-KONAMBAYE en France (évidemment) où il viendrait d'acheter un appartement sur la commune de Villepinte, non loin de Roissy-en-France; commencés depuis deux semaines, les travaux d'emménagement sont bien avancés. Son dernier passage en France (mi-décembre) conforterait cette annonce. D'autres sources avancent que l'avant-projet n'est qu'une bombe à retardement, dans la mesure où les recettes qui y figurent ne pourraient être réalisées... les gros contribuables ayant déjà versé par anticipation ce qu'ils devraient à l'Etat. Les députés ne souhaiteraient pas cautionner, dit-on, cette pratique prédatrice. Mais seul l'avenir nous en dira plus!
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L'ancien président Kolingba demande la libération des opposantsBANGUI, 28 déc (AFP) - 12h23 - L'ancien président centrafricain, le général André Kolingba, a demandé jeudi la libération des opposants arrêtés à Bangui le 19 décembre pour participation à un meeting interdit et dénoncé "les atteintes aux libertés fondamentales du régime" du chef de l'Etat Ange-Félix Patassé. Dans une lettre adressée à M. Patassé, le président du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC, principal parti d'opposition avec 2O députés) a précisé "intervenir auprès du chef de l'Etat pour que ces personnes, qui n'ont commis aucune infraction puissent recouvrer leur liberté". Selon le général Kolingba, "la réunion du 19 décembre avait fait l'objet d'une déclaration préalable (...) et n'ayant pas été interdite selon la loi, c'est-à-dire par un arrêté motivé du ministre de l'Intérieur notifié aux organisateurs, c'est à bon droit que cette réunion a été tenue". "Dès lors, constate le président du RDC, l'inculpation de participation à un meeting interdit tombe". Dans la même lettre, l'ancien président centrafricain dénonce "les atteintes aux libertés fondamentales" du régime Patassé: "le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et ses alliés ont droit à tout. Ils peuvent organiser des meetings, des marches, développer leurs idées, calomnier et injurier les leaders de l'opposition", écrit-il. "L'opposition, elle, n'a droit à rien du tout; elle n'a pas droit à la parole; elle n'a pas droit d'accès aux médias d'Etat, même pas pour exercer son droit de réponse. Vous en conviendrez avec moi, M. le président, que ce n'est pas juste", poursuit-il. 65 opposants centrafricains, dont quatre députés, arrêtés le 19 décembre sont encore en détention, après la libération mercredi de huit d'entre eux. Ils devraient comparaître vendredi devant le tribunal de Bangui pour participation à ce meeting interdit. Le général André Kolingba était arrivé en seconde position de l'élection présidentielle centrafricaine du 19 septembre 1999, avec 19,38% des voix, contre 51,63% pour M. Patassé. |
Huit des 73 opposants centrafricains libérés par la justiceBANGUI, 27 déc (AFP) - 19h46 - Huit des 73 opposants centrafricains arrêtés à Bangui le 19 décembre pour participation à un meeting interdit ont été libérés mercredi, a-t-on appris de source judiciaire.Le parquet de Bangui a confirmé qu'il restait désormais 65 personnes en détention dont quatre députés de l'opposition, mais n'a pas précisé le motif de ces libérations qui interviennent alors que le procès des opposants qui devait se dérouler mercredi au tribunal de grande instance de Bangui a été repoussé de 48 heures faute de juges et de greffiers. Ceux-ci sont effet en grève depuis plusieurs semaines comme la plupart des autres fonctionnaires centrafricains. Seules 18 personnes sur les 73 prévenus, dont les quatre députés, se trouvaient mercredi matin à l'ouverture du procès dans la salle du tribunal. Les autres prévenus étaient absents faute d'avoir été encore entendus par le juge d'instruction, a indiqué à l'AFP une source judiciaire. Tous les accusés avaient été interpellés le 19 décembre dernier à l'issue d'un meeting dispersé violemment par les forces de l'ordre, rappelle-t-on. Les 15 partis de l'opposition à l'origine de cette manifestation avaient alors affiché l'intention de créer un "Front uni des forces vives" pour obtenir "le départ sans violence" du président centrafricain Ange-Félix Patassé et "favoriser la transition". Ce procès intervient alors que la Centrafrique est en proie depuis plusieurs semaines à une grave crise sociale provoquée par une grève des fonctionnaires qui réclament le paiement d'arriérés de salaire. Mardi, les centrales syndicales ont lancé un "ultimatum" au gouvernement face aux "graves atteintes aux libertés individuelles et collectives" et plus précisément aux arrestations du 19 décembre. Dans cet "ultimatum", les syndicats affirment que "si dans 48 heures, ces prisonniers d'opinion n'étaient pas libres de leurs mouvements, les travailleurs n'auraient d'autres choix que de déclencher un cycle ininterrompu d'actions d'envergure jusqu'à la restauration des libertés bafouées". |
LE "QUATUOR CRIMINEL " TOUJOURS ACTIF, LES CODOS DU CONSEILLER YVES SANGHAMY... SONT LIBERES!
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Le procès des 73 opposants arrêtés à Bangui reporté de 48 heuresBANGUI, 27 déc (AFP) - 13h40 - Le procès des 73 opposants centrafricains, dont quatre députés, arrêtés à Bangui pour leur participation à un meeting interdit, a été repoussé de 48 heures faute de juges et de greffiers, a constaté mercredi un journaliste de l'AFP.Les magistrats du tribunal de grande instance de Bangui qui devaient présider la première audience de ce procès en fin de matinée ne sont pas présentés en raison de l'absence des greffiers, en grève depuis plusieurs semaines comme la plupart des autres fonctionnaires centrafricains. Seules 18 personnes sur les 73 prévenus, dont les quatre députés, se trouvaient à l'ouverture du procès dans la salle du tribunal où se tenait une foule compacte encadrée par d'importantes forces de sécurité, a-t-on constaté. Les autres prévenus, qui n'ont pas encore été entendus par le juge d'instruction, n'ont pas pu comparaître devant le tribunal, a indiqué à l'AFP une source judiciaire. Tous les accusés avaient été interpellés le 19 décembre dernier à l'issue d'un meeting dispersé violemment par les forces de l'ordre, rappelle-t-on. Les 15 partis de l'opposition à l'origine de cette manifestation avaient alors affiché l'intention de créer un "Front uni des forces vives" pour obtenir "le départ sans violence" du président centrafricain Ange-Félix Patassé et "favoriser la transition". La tenue du procès des 73 opposants arrêtés a été annoncée mardi devant l'Assemblée nationale par les ministres de la Justice, Antoine Grothe et de l'Administration du territoire, Théodore Bikoo. Interpellés par des députés, ces derniers ont également indiqué que les députés de l'opposition arrêtés avaient "été pris en flagrant délit de participation à une manifestation publique interdite par la loi", ce qui permet de les juger malgré leur immunité parlementaire. Ce procès intervient alors que la Centrafrique est en proie depuis plusieurs semaines à une grave crise sociale provoquée par une grève des fonctionnaires qui réclament le paiement d'arriérés de salaire. |
PROCES DES DEPUTES : TRIO PADODO ET QUATUOR CRIMINEL PLUS RIDICULEMENT CRIMINELS QUE JAMAIS
© kodro, décembre 2000 |
| KODRO GONESSE
(FRANCE) 26 décembre 2000 12H30 CENTRAFRIQUE_DROITS HUMAINS_EXPLOSION SOCIALE : PLAN D'ASSASSINAT DE LEADERS POLITIQUES, SYNDICAUX ET DE PERSONNALITES CENTRAFRICAINES...(1) SUITE À la diffusion de linformation KODRO [dépêche Kodro datée du 21 décembre 2000 à 02H 30] sur le contrat criminel qui coûterait la vie au magistrat Antoine GROTHE, ministre de la Justice du dictateur Patassé, M. Prosper NDouba répond ceci, sur un autre forum : "Fils de son père, Ton père a pris part hier 20 Décembre 2000 au Palais de la Renaissance à une séance de travail du Conseil Supérieur de la Magistrature sous la Haute Présidence du Chef de l'Etat en personne. Aux dernières nouvelles, ton père est toujours de ce monde. On finit par se demander entre le père et le fils, lequel a refilé sa parano à l'autre. " Kodro constate que la réaction du conseiller à la Présidence centrafricaine, en sa seconde partie, confirme la véracité de linformation sur la conclusion dun contrat criminel exécutable par des miliciens supplétifs des Unités présidentielles de sécurité (Codos, SCPS, Karakos et autres braqueurs en service pour la République patassiste). Le 20 décembre 2000, la convocation en urgence dune réunion extraordinaire du Conseil supérieur de la Magistrature a donné loccasion aux uns et aux autres de réaliser, à leurs dépens, lintégrité professionnelle du magistrat Antoine GROTHE dont la moralité est à lextrême opposé des soi-disant personnalités de la Présidence centrafricaine. Si la magistrature centrafricaine est déshonorée par quelques magistrats véreux, parmi lesquels figure en bonne place le magistrat Bindoumi, "parent " du délinquant conseiller NDouba, membre à part entière du "quatuor criminel ", il en est encore qui sopposent à tout habillage juridique des exactions du régime dictatorial de Patassé. Kodro salut le baroud dhonneur tardif mais salvateur de la démocratie du magistrat Féïndiro. En refusant de cautionner les agissements de son collègue Bindoumi et ses acolytes, le faussaire Sabanglé et le "distributeur photomaton" NDouba Prosper, lancien procureur de la République de Bangui vient dêtre muté en province. Le juge Féïndiro sopposait sur le terrain du droit à la validation de complots qui auraient facilité lexpulsion de lambassadeur Simon et le procès en référé des députés de la nation arrêtés arbitrairement et séquestrés dans les geôles des forces présidentielles de sécurité. Fort de labsence de preuves qui établiraient la responsabilité de lambassadeur Simon dans le convoyage dun pick-up fantôme bourré darmes automatiques et celle des députés dans la possession darmes et de grenades, le juge Féïndiro a refusé de se plier aux "exigences de la Présidence centrafricaine ". © kodro, décembre 2000 |
| CENTRAFRIQUE_DROITS
HUMAINS TRAQUE HUMAINE A BANGUI: UN CONTRAT
CRIMINEL SUR LE MAGISTRAT ANTOINE GROTHE... KODRO BONGA-BONGA (BANGUI CENTRAFRIQUE
) 21 décembre 2000 02H30 CENTRAFRIQUE_DROITS HUMAINS_EXPLOSION SOCIALE: PLAN D'ASSASSINAT DE LEADERS POLITIQUES, SYNDICAUX ET DE PERSONNALITES CENTRAFRICAINES...(1) KODRO vient d'apprendre que la vie du ministre de la Justice de Patassé, le magistrat Antoine GROTHE serait en danger. Exécutable probablement par un supplétif-milicien de l'Unité de Sécurité Présidentielle, un contrat viendrait d'être conclu à cet effet entre les "Hommes du président" et les miliciens succeptibles de "réaliser le contrat". De source militaire, cette sanction extrême viserait indirectement son fils Henri GROTHE, "réputé opposant notoire à Patassé". "Comme nous ne pouvons pas atteindre le fils, nous atteindrons le père et le fils comprendra!", a confirmé à Kodro une source présidentielle. Cette information sensible est à relier à d'autres menaces visant les "activistes de la Cocae". Le Collectif des Opposants Centrafricains en Exil est accusé par le régime sanguinaire de Bangui d'être à l'origine du Flambeau Centrafricain et de Kitè. A suivre... © kodro, décembre 2000 |
PLAN D'ASSASSINAT DE LEADERS POLITIQUES, SYNDICAUX ET DE PERSONNALITES CENTRAFRICAINES...(2) : WANTEED_ 20 MILLIONS DE CFA A CEUX QUI RAMENERONT MORTS OU VIFS
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CENTRAFRIQUE_DROITS HUMAINS_ETAT DE DROIT : PROCES DES DEPUTES ANNONCE POUR MERCREDI 27 DECEMBRE 2000
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: LES CENTRALES SYNDICALES METTENT EN GARDE LE REGIME DICTATORIAL DE BANGUI
© kodro, décembre 2000 |
: UN MINISTRE INTERDIT DE PAROLE PAR DONDON-KONAMBAYE
© kodro, décembre 2000 |
Ouverture mercredi du procès des 73 opposants arrêtés à BanguiBANGUI, 26 déc (AFP) - 18h31 - Les 73 personnes, dont quatre députés, arrêtées le 19 décembre à Bangui lors de la dispersion d'un meeting de l'opposition centrafricaine, comparaitront mercredi en justice pour participation à une manifestation publique interdite par la loi, a-t-on appris mardi de source officielle.Les ministres de la Justice, Antoine Grothe et de l'Administration du territoire, Théodore Bikoo, ont fait cette annonce à l'assemblée nationale où ils étaient interpellés sur les évènements du 19 décembre et la mise en détention des quatre députés. Pour les deux ministres, les députés de l'opposition "ont été pris en flagrant délit de participation à une manifestation publique interdite par la loi", ce qui permet de les juger malgré leur immunité parlementaire. La constitution centrafricaine dispose en effet "qu'aucun député ne peut être poursuivi, recherché, arrêté ou détenu (...), sauf dans les cas de flagrant délit ou de poursuites autorisées (...)", ces exceptions s'appliquant, selon le gouvernement, aux députés incarcérés. Lors de la séance législative de mardi, les députés centrafricains ont affirmé leur volonté de ne pas influencer la procédure judiciaire, mais sont restés en majorité "solidaires" de leurs collègues interpellés. Le président de l'assemblée nationale, M. Luc Appolinaire Dondon, a souhaité quant à lui qu'"une mesure d'apaisement" soit prise par le président Patassé à l'issue du procès qui doit se dérouler devant le tribunal de grande instance de Bangui. Le 19 décembre dernier, 15 partis politiques d'opposition avaient prévu d'organiser un meeting pour créer un "Front uni des forces vives" dans le but d'obtenir "le départ sans violence" du président Patassé et "favoriser la transition". Le meeting, interdit par le gouvernement, venait de débuter au stade Bonga-Bonga de Bangui lorsque les forces de l'ordre sont intervenues en dispersant violemment les participants et procédant à l'arrestation de 73 personnes dont les quatre députés, des syndicalistes et un journaliste. |
KODRO SICA 1 (BANGUI CENTRAFRIQUE ) 24 décembre 2000 23H30 LE "QUATUOR CRIMINEL " TOUJOURS ACTIF, LES CODOS DU CONSEILLER YVES SANGHAMY
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SICA 1 (BANGUI CENTRAFRIQUE ) 24 décembre 2000 18H00 LES CENTRALES SYNDICALES EXIGENT LA LIBERATION SANS CONDITION DES PREVENUS POLITIQUES
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La marche "pacifique" du 22 décembre 2000 appelée par l'opposition n'a pas eu lieu (Afp, Bangui, 22 décembre 2000 - 19h46) La marche "pacifique" appelée jeudi par l'opposition centrafricaine et interdite dans la soirée par les autorités n'a finalement pas eu lieu vendredi à Bangui alors qu'un important dispositif sécuritaire avait été déployé dans toute la capitale, a constaté un journaliste de l'AFP. Des unités de la FORSDIR (ancienne garde présidentielle), de la police et de la gendarmerie ont été positionnées durant toute la journée aux points stratégique du centre-ville (radio nationale, télévision, présidence, etc...) et sur les grands axes des quartiers périphériques pour prévenir tout éventuel débordement. A la place de cette marche, qui avait été appelée par quinze formations politiques, le Comité de coordination de ces partis et la Coordination des centrales syndicales de la fonction publique ont eu des discussions en vue d'une adhésion des syndicats au "Front uni des forces vives", a-t-on précisé de source syndicale. A l'issue de ces discussions, les syndicats dont les membres sont en grève depuis début novembre pour obtenir du gouvernement le paiement d'au moins douze mois d'arriérés de salaire, ont décidé de consulter samedi leur base pour donner leur position quant à cette adhésion. Les quinze partis de l'opposition réclament le départ du président centrafricain Ange-Félix Patassé, "incapable", selon eux, de résoudre cette "grave crise sociale". Par ailleurs, un débat parlementaire sur la levée de l'immunité de quatre députés d'opposition arrêtés mardi à la suite de la dispersion par les forces de l'ordre d'un meeting interdit par le gouvernement, a été fixé au 26 décembre, a-t-on appris auprès de l'Assemblée nationale. Après ce meeting, 75 personnes, dont ces quatre députés, avaient été interpellées et se trouvaient toujours vendredi en "garde à vue" au commissariat central de Bangui, a-t-on précisé de sources gouvernementales. Parmi 75 interpellés figure également un journaliste, Raphaël Kopessoua, directeur de publication du quotidien Vouma-La Mouche, connu pour ses critiques à l'encontre du régime, a-t-on précisé de source syndicale. |
| Important dispositif
de sécurité à Bangui pour une marche de l'opposition (Afp, Bangui, 22 décembre 2000 - 12h03) Un important dispositif de sécurité avait été déployé vendredi matin dans Bangui en vue d'une marche "pacifique" appelée par 15 partis d'opposition mais interdite jeudi soir par le gouvernement et la mairie de la capitale, a constaté un journaliste de l'AFP. Des unités de la FORSDIR (ancienne garde présidentielle), de la police et de la gendarmerie étaient positionnées à tous les carrefours du centre-ville et sur les grands axes des quartiers périphériques. Jeudi soir, le maire de Bangui, Mme Cécile Guéret Sérégué, et le gouvernement ont prononcé l'interdiction "formelle" et "jusqu'à nouvel ordre" de la marche de "convergence", annoncée quelques heures plus tôt par deux dirigeants de partis d'opposition. Cette marche, dont l'objectif est de réclamer pacifiquement le départ du président centrafricain Ange-Félix Patassé, est censée rassembler les militants de 15 partis d'opposition, les travailleurs, les mouvements de jeunesse et les associations de la société civile. Les manifestants devraient partir de plusieurs points différents de la capitale pour converger vers le palais présidentiel. Mais un dirigeant d'un parti d'opposition exprimait vendredi son inquiétude, dans une déclaration à l'AFP, face à la fermeté des autorités, qui n'ont pas hésité mardi dernier interdire et à faire disperser un meeting de l'opposition. A l'issue de ce meeting, 75 personnes dont quatre députés d'opposition ont été interppellées et étaient encore en "garde à vue" vendredi matin. Des "actions ponctuelles" pourraient être décidées en cours de journée, a indiqué ce même dirigeant d'opposition. Depuis plusieurs semaines, Bangui est en proie de vives tensions sociales en raison d'une grève de fonctionnaires qui réclament le paiement "immédiat" de 12 mois d'arriérés de salaires. A plusieurs reprises, notamment au cours de l'opération "Centrafrique pays mort" du 11 décembre, des jeunes Centrafricains en colère ont dressé des barricades et enflammé des pneus sur plusieurs avenues de la capitale. |
Les autorités centrafricaines interdisent la marche de l'oppositionBANGUI, 21 déc (AFP) - 22h31 - Le gouvernement centrafricain et la municipalité de Bangui ont décidé jeudi soir d'interdire la marche pacifique prévue vendredi par l'opposition dans la capitale centrafricaine pour réclamer le départ du président Ange-Félix Patassé. "L'organisation de cette marche est formellement interdite et cette interdiction sera maintenue jusqu'à nouvel ordre", a averti le maire de Bangui, Mme Cécile Guéret Sérégué, dans une déclaration à la radio nationale. "Le gouvernement interdit cette marche et en appelle au sens des responsabilités des organisateurs, surtout en cette période de Noël, de Ramadan et de nouvel an", a de son côté ajouté le porte parole du gouvernement, Mme Marie Josèphe Songomali Toungouvala. La marche de "convergence", annoncée par quinze partis de l'opposition, doit rassembler, outre les militants de ces partis, les travailleurs, les mouvements de jeunesse et les associations de la société civile. Les manifestants ont prévu de partir de plusieurs points de la capitale pour se diriger ensuite vers le palais présidentiel. Le 19 décembre, des unités de la police et de la gendarmerie avaient dispersé sans ménagement un meeting de ces mêmes partis d'opposition, interdit quelques heures plus tôt par le gouvernement. Quelque 75 personnes, dont quatre députés d'opposition, avaient été alors interpellées et se trouvaient toujours jeudi en "garde à vue", selon des sources judiciaires. La marche de vendredi a été décidée par l'opposition alors qu'une grande partie des 19.500 fonctionnaires centrafricains sont en grève depuis le 2 novembre pour réclamer le paiement immédiat de 12 mois d'arriérés de salaire. |
| La LCDH
condamne l'interdiction du meeting des partis de l'opposition BANGUI, 2O déc (AFP) - 17h38 - La Ligue centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH) a condamné la décision du gouvernement centrafricain d'interdire le grand meeting des partis politiques d'opposition, dispersé sans ménagement mardi par les forces de l'ordre, a-t-on appris mercredi auprès de la LCDH.L'interdiction de ce meeting "augure d'une ère de dictature", explique un communiqué de la LCDH qui "prend à témoin l'opinion nationale et internationale des conséquences d'un dérapage éventuel que pourrait engendrer la crise socio-politique actuelle" en République centrafricaine (RCA). Malgré l'interdiction prononcée par les autorités pour "raisons de sécurité", une coalition de 15 partis politiques de l'opposition avait décidé de maintenir son meeting dans le stade Bonga-Bonga de Bangui, provoquant l'intervention violente de la police et de la gendarmerie, rappelle-t-on. Dans la bousculade générale qui a suivi, un gendarme a été blessé par balles, tandis que 73 personnes - dont quatre députés et un président de parti - ont été arrêtées par les forces de l'ordre, selon un bilan officiel. La coalition et la presse indépendante ont de leur côté affirmé mercredi que le nombre d'arrestation s'élève à une centaine de personnes, dont six députés d'opposition. Les personnes interpellées après le meeting sont toujours en détention, a également déploré l'opposition qui affirme que tous les dirigeants des 15 partis de la coalition sont recherchés depuis mardi soir et obligés de fuir leur domicile. En signe de protestation, quelques barricades avaient été érigées et des pneus enflammés sur les principales avenues des quartiers sud de Bangui, favorables à l'opposition, interrompant la circulation jusqu'à la mi-journée de mercredi, a constaté l'AFP. "La responsabilité entière (de la crise) incombe aux pouvoirs publics", a estimé dans son communiqué la LCDH. La RCA est en proie depuis plusieurs semaines à de vives tensions sociales dues à une grève des fonctionnaires qui réclament le paiement "immédiat" de 12 mois d'arriérés de salaire, rappelle-t-on. |
Meeting interdit de l'opposition: 73 arrestations, un blessé (officiel)BANGUI, 20 déc (AFP) - 0h31 - 73 personnes ont été interpellées et un gendarme blessé par balle, lors de la dispersion par les forces de l'ordre d'un meeting de l'opposition centrafricaine tenu mardi à Bangui malgré son interdiction, a-t-on indiqué tard dans la soirée de source officielle. "Le gouvernement déplore que malgré l'interdiction faite aux partis politiques d'organiser des manifestations publiques ce jour, les partis politiques de l'opposition aient maintenu leur décision de tenir un meeting au stade Bonga-Bonga", a déclaré dans un communiqué la porte-parole du gouvernement, Mme Marie Josèphe Songomali Toungouvala. Elle a précisé que "les forces de police et de gendarmerie, au moment de leur intervention pour faire respecter cette interdiction (...) ont été prises à partie par des jets de pierres et des tirs d'armes automatiques". En conséquence, a-t-elle ajouté, "73 personnes ont été interpellées, parmi lesquelles quatre députés et un président de parti politique". "Par ailleurs, on note un gendarme blessé par balle dans les rangs des forces de l'ordre", a encore précisé la porte-parole du gouvernement qui, sans citer l'identité des personnes arrêtées, a ajouté qu'elles ont "été mises à la disposition de la justice". Les quatre députés interpellés seraient membres pour trois d'entre eux du Rassemblement démocratique de Centrafrique (RDC, de l'ancien président de la République André Kolingba) et le quatrième du MDD, parti de l'ex-chef de l'Etat David Dacko, selon des sources proches de l'opposition. Ce meeting de 15 partis de l'opposition centrafricaine, qui devait se tenir mardi après-midi à Bangui dans un stade proche du centre-ville, avait été dispersé peu avant son début à coups de grenades lacrymogènes. En annonçant le 15 décembre la tenue de cette réunion, les partis politiques d'opposition avaient réclamé le départ, "dans l'intérêt supérieur de la nation", du président centrafricain Ange-Félix Patassé |
KODRO 02H30 DISPERSEMENT, ARRESTATION DE SIX (06) DEPUTES ET DE PLUS DE DEUX CENTS (200) MANIFESTANTS.
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| Source www.sangonet.com Meeting des forces vives au stade Bonga-Bonga à Bangui, le 19 décembre 2000 : Charges des forces publiques, "Le texte introductif"
Les personnalités politiques et syndicales, les députés, très tôt avaient pris
place à la tribune. Les gradins étaient remplis. La foule affluaient. L'hymne national
à peine entamé, les forces présidentielles surgirent, intimant l'ordre de quitter les
lieux. N'ayant pas obtempéré, ces forces spéciales chargèrent avec des grenades
lacrymogènes et des balles réelles tirées en l'air. Il s'en suivirent des mouvements
violents de foules ce qui provoqua des blessures plus ou moins graves. Des députés
molestés ont été arrêtés (Marguerith Balenguélé, Gbéti, Papéniah , Gamba,
Langandji, MBango); Nous livrons en EXCLUSIVITE ci-après le texte introductif du meeting qui aurait pu
être lu aussitôt après l'hymne national : Que dire d'autre, si ce n'est que c'est la preuve supplémentaire, après la marche du 24 novembre et la journée CENTRAFRIQUE PAYS MORT du 11 décembre, que les centrafricains en ont assez de Monsieur PATASSE, et veulent le voir partir le plus vite possible ? La vérité, chers compatriotes, c'est que ce meeting n'est pas seulement le meeting des 15 partis politiques qui en ont pris l'initiative. C'est en fait le meeting chargé de réaliser la jonction de tous les fronts de lutte, avec un objectif clair : LE DEPART IMMEDIAT DU PRESIDENT PATASSE. Il n'est sans doute pas nécessaire de revenir en long et en large sur les raisons pour lesquelles les centrafricains exigent le départ immédiat du Président Patassé. Posons la question à n'importe quel citoyen, y compris le plus humble, y compris le plus jeune. Il répondra tout simplement : Patassé nous affame. Il pourra ajouter : avec Patassé, il n'y a plus d'hôpitaux, de dispensaires et de médicaments, c'est pourquoi les centrafricains meurent comme des mouches. Avec Patassé, il n'y a plus d'écoles, de lycées, de collèges, et même d'Université ; les jeunes centrafricains ne peuvent plus étudier parce que les instituteurs et les professeurs ne sont plus payés, qu'il n'y a plus de tables-bancs, de livres et autres matériels didactiques, et que seuls les parents et militants du parti de Patassé ont droit à la bourse et au succès aux examens. Avec Patassé, il n'y a plus de sécurité ; en ville, les braqueurs, y compris les karakos et les codos déguisés en braqueurs, sévissent ; en province, les zaraguinas sèment la terreur. Avec Patassé, les paysans sont appauvris : leur coton, leur café, leur tabac, ne leur rapportent plus grand chose. Avec Patassé, il n'y a plus de route, Bangui est une capitale qui fait honte aux centrafricains. Avec Patassé, il n'y a plus de droit, il n'y a plus de justice; c'est le règne absolu de l'arbitraire. Les libertés démocratiques chèrement conquises sont quotidiennement piétinées par M. Patassé. L'opposition n'a pas le droit de tenir des meetings, d'organiser des marches pacifiques, de parler à la radio et à la télévision nationales. Les leaders politiques etsyndicaux sont menacés , traqués, et vivent dans une insécurité permanente. La Constitution est régulièrement violée. Avec M. Patassé, c'est le règne du tribalisme, du régionalisme et de l'exclusion. Avec M. Patassé, l'économie nationale est gangrenée par l'affairisme mafieux, la corruption, la gabegie financière , bref une gestion patrimoniale et opaque. Avec M. Patassé enfin, la crédibilité internationale de notre pays est mise à mal, nous avons un Président qui est fréquemment l'objet de la risée internationale comme on vient de le voir avec l'affaire des 1O millions de dollars sortis de sa cagnotte personnelle ; avec lui, ce sont des relations conflictuelles sans fin avec nos voisins et nos principaux partenaires extérieurs. IL DOIT DONC PARTIR, ET VITE ! ! ! Le mouvement populaire doit s'amplifier, à partir d'aujourd'hui, pour le contraindre à partir. La pression ne doit plus se relâcher à partir d'aujourd'hui. Les actions de masses doivent s'enchaîner et s'élargir pour le chasser. Il veut massacrer les centrafricains. Il s'y prépare activement. Il déploie sa garde prétorienne à tous les coins de rue. Il recrute et arme des miliciens, il recourt au service de mercenaires étrangères, surtout les CODOS tchadiens de feu Moise KETTE. Autrement dit, M. Patassé fait appel aux mercenaires étrangers pour tuer ses propres compatriotes. Faisons-lui comprendre clairement, dès aujourd'hui, que nous n'avons pas peur de mourir pour notre pays. De toutes façons, il ne pourra pas tuer tous les 3,5 millions de centrafricains, ; un, dix, cent, peut-être mille, tomberont, mais d'autres se lèveront aussitôt. L'armée nationale, la gendarmerie nationale, la police nationale, ont déjà montré qu'elles n'ont aucune envie de verser le sang des centrafricains pour sauver le fauteuil vacillant de M. Patassé. Elles ne se feront pas complices d'un génocide. Les 15 partis politiques proposent la mise en place, à compter d'aujourd'hui, d'un Front Uni des Forces vives pour faire échec aux visées criminelles de M. Patassé et le contraindre à partir sans verser le sang des centrafricains. Ce Front Uni comprendra les partis politiques, les centrales syndicales, les mouvements de jeunesse. Il devra s'ouvrir aux représentants des associations de la société civile, des femmes, des boubang |