Chers Compatriotes,

La question ne sera plus d’élire en 2005 un Président de la République ancré dans l’immobilisme et le confort de la fonction.

Notre pays a besoin d’un Chef d’État qui, par l’action et le résultat, engagera la République Centrafricaine sur la voie de la sécurité, de la modernité et de la crédibilité internationale.

Chers Compatriotes,

Voici les grandes ambitions pour le Centrafrique, que j’entends mettre en oeuvre, après l’élection présidentielle de 2005.

J’ai besoin de votre confiance.

Notre peuple a beaucoup souffert des promesses non tenues de ses dirigeants successifs. Cela  a conduit aux graves crises sociales qui ont engendré des violences militaires dont notre Peuple et notre Economie en ont payé le lourd tribut.

Notre pays doit décoller sur le plan économique. Il lui faut la sécurité et la stabilité politique.

Si vous êtes convaincus qu’il faut un militaire à la tête de l’État, à l’issue de l’élection présidentielle de 2005, il faut alors un militaire éclairé, doté de savoir faire politique pour gérer le pays, dans le cadre d’une Constitution démocratique, adoptée au Dialogue National et fidèlement traduite dans les textes par le Conseil National de Transition, et que vous avez approuvée à une très large majorité.

En tant que Commandant des Forces Armées Centrafricaines et 2ème Vice Président du Conseil National de Transition, j’ai parlé en votre nom, en homme politique clairvoyant, j’ai défendu vos intérêts en m’opposant au retour de l’impôt de capitation qui a envoyé beaucoup de nos pères et nos frères en prison, à l’abattement de 30% sur les salaires, au projet de Constitution dictatoriale et de Code Électoral devant restaurer le parti unique proposés par le Président Bozizé.

Avec les années d’expérience acquises, tant dans ma vie professionnelle, au Gouvernement, à l’Assemblée Nationale et au Conseil National de Transition, je serai, élu Président de la République, le garant de vos libertés fondamentales, du progrès social avec un niveau de vie élevé pour tous les Centrafricains.

Les nombreuses personnalités qui sollicitent votre suffrage aujourd’hui ont toutes échoué dans la gestion de l’Etat, en raison de leurs pratiques sectaires et tribalistes, joué la duplicité avec vous en maintenant leurs ministres au Gouvernement tout en donnant l’impression de s’opposer au Général Bozizé.

Elles sont aussi comptables de l’échec de sa gestion et doivent être solidairement sanctionnées dans les urnes.

La Sécurité, la Paix, le Nouvel Ordre Social et la Modernité,  ne sont pas un luxe pour nous, Centrafricains.

Ils constituent le fondement de notre prospérité et je vous invite, qu’ensemble, nous la construisions.

 

Commandant Charles MASSI